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d’eau pour les besoins d’une population restreinte.
Vosces. — Champ-le-Duc. Fonts pédiculés octogones du xv° siècle, que la tradition locale fait remonter à Charlemagne. Parmi les bas-
reliefs, d’une interprétation difficile, M. Digot (1) a cru reconnaitre Charlemagne se livrant à l’exercice de la chasse et le pape saint Léon ITT présentant au roi des Francs le manteau impérial.
Yonne. —.Bœurs (1583). — Carisey (Ren.). —-Gron (vs) Lasson (Ren.). — Lucy-le-Bois (Ren.). — Neury-Sautour (1500). — Pont-sur- Vanne (xiv° s.). — Précy-sur-Vrin(xu° s.). — Saligny (1568). — Sommecaise. M. Quentin (2) signale comme ne datant que du xvi® siècle une cuve à immersion, longue de plus de 1" 50 cent. — Vareilles. Cuve oblongue de 1" 20 cent. de hauteur sur 1 mètre de largeur, avec ces mots en belles capitales romaines : FAICT POUR VAREILLES, 1554. — Vermanton. Outre des fonts baptismaux octogones, l'église possède une antique cuve en forme de baignoire, mesurant 1" 50 cent. de longueur.
ALSACE. — Altenstadt (xv°s.). — Altorf (xv° ou xvi‘ s.). — Benfeld (1621). — Equisheim. Fonts du xvi° siècle où, selon une fausse tradition populaire, le pape saint Léon IX aurait recu le baptême. — Kaysersberg.
(xv°:s.).. — dreprrelress Molsheim (xvi°s.).— Neuviller (ép. ogiv.). — Obernai (xv°s.).
— Roufjach (xv° s.). — Musée de Saverne. — Strasbourg. À la cathédrale, fonts baptismaux dont la frise octogone se découpe en festons et en arcades à jour. Ils ont été exécutés en 1453, sur les dessins de Josse d Dotzenger, de Worms, grand maitre de la corporation des maçons de Strasbourg. « Si quelquefois, dit l'abbé Bourassé (5), on a employé avec justesse le mot d’orfèvrerie en pierre pour indiquer le fini et le précieux du travail gothique, c’est surtout pour ce baptistère qu’il peut être employé. » — A l’église Saint-Pierre, fonts modernes, ornés de bas-reliefs en marbre blanc,
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Cathédrale de Strasbourg
(1) Bull, mon., XIV, 461.
(2) Répert. arch. de l'Yonne, p. 120.
(3) Dict. d'arch., t. I, vo Baptistère.
sculptés par M. Friederich, et représentant le baptême de Clovis. — Au Musée, cuve à parois presque perpendiculaires, ayant appartenu à l'église d'Eschau. Voici l’ordre des sujets distribués dans deux zones parallèles : l’Annonciation de la Vierge, la Naissance du Sauveur, l'Annonciation des Bergers, la Présentation au Temple, l’Entrée triomphale de Jésus-Christ à Jérusalem, la sainte Cène, l’'Ecce homo, la Descente de Croix, les trois Marie au tombeau, une scène mutilée, la Descente du Saint-Esprit (x° s.). — Dans ce même musée, autre cuve romane, provenant de l’église de Bischeim.
Belgique et Hollande
Boiïs-LEe-Duc. — Les fonts sont l’œuvre d’un artiste de Maëstricht, Jean Aert, qui vivait au xv® siècle,
BruxeLLes. — Au Musée d’antiquités, fonts en cuivre de fonte, datés de 1149, provenant de l’église Saint-Germain de Tirlemont. La cuve a 53 cent. de profondeur ; c’est une œuvre de la fameuse battanderie de Dinant. On y lit cette inscription : Accedente verbo ad elementvm fit sacramentym, et ces deux vers :
Christys fons vite fontem sic condidit ipsvm Ut nisi per medivm miseri redeamvs ad ipsym.
Les bas-reliefs figurent les sujets suivants : Notre-Seigneur, foulant aux pieds l’aspic et le basilic, escorté de saint Pierre, de saint Paul, de saint André, des quatre Évangélistes et de saint Germain, patron de l’église de Tirlemont ; le Baptème et le Crucifiement du Sauveur. — Au Musée de la porte de Hal, fonts octogones pédiculés de l’époque ogivale; la frise est décorée de feuilles de vigne d’où émergent des têtes humaines. On lit à la
base :