CHAPITRE X
IVotes Jufttiflccittves.
Plusieurs lecteurs seront bien aises de trouTer ici des ex[>lications et les ouvrages où j*ai puisé les faits si nombreux qui se rapportent à notre Suaire. Je cite souvent l'histoire des religieux^ imprimée en i6àh. Les auteurs récents, qui en parlent, sont généralement inexacts ou incomplets.
La bibliothèque de la ville de Périgueux m*a fourni quelque^livres rares. l'y ai trouvé des ouvrages précieux, qui appartenaient autrefois à la Mission diocésaine de Périgueux, au collège des lésuites^ à l'abbaye de Chancelade^ etc. Nos bibliothèques diocésaines sont encore bien pauvres; c'est une œuvre à poursuivre.
Deux hommes éminents par leur science ne tarderont pas à faire paraître un ouvrage important sur le saint Suaire.
(1) On peut consulter sur les Suaires les auteurs
suivants : Chifflet, Dominicît Gretzer^ Quaresmius^ Gampegius^ Paleotti.
(2) n suffit de citer Turin^ Besançon^ Garcassone^ Galiors^ Compiègne et Rome.
Cahors possède la sainte Coiffe, qui, elle aussi^ est appelée le Suaire de la tête. Voyez Dominid» Rome garde leToile tTtc lequel sainte Véronique essuya le visage de Jésus-Ghrbt. Pour le Suaire de Turin^ voyez Paleotti. Une étude approfcMidie des Suaires connus éclairdrait sans coûte beaucoup dt difficultés* Le Suaire de Gadouin a tougours été re* gardé comme celui de la tête, k cause de la finesse de son tissu et de sa mesure bien connue. Lesr aii^ teurs disent qu'il avait buit [ûeds»
(3) Histoire du saint Suaire de Gadouin^ par les religieux du monastère, in-18 de 130 pages> im»primé à Paris, chez Bessin, iWi. A la page AOi il j a le teite du MétapluMiste et celui de Ribadéneifftt. La tradition dit formellement que là vierge ftwie fit elle-même ce iuaire. Voyez le 5" verset des Mli^ nies et cette antienne d'un office très Miden :
Corpore quo fècundatwr Mater Dei emdida, Eodem et consecratur SoMia Syndo iplendida.
— M — {k) L'officd le plus ancien a cette antienne : Si Crux^ clavi, si corona Mérita sunt veneranda ; Sic est ChriêH Syndo bona Super omnes collaudanda.
(S) ¥ie de Monseigneur Alain de Solminihac^ évoque de Cahors, par le P. Léonard Chastenet. Cfthors, 1663. Livre III, page 679.
(8) Opéra' poetica. Paris, 1676. Quatre volumes inMll. Tbme II, page 312. Le P. Léonard Frison naquit, en 1628, à Brantôme^ et non pas à Périgueux^ eomme le dit la Biographie universelle de Michaud. n entra dans la compagnie de Jésus^ professa la rhétorique et devint maître des novices à Bordeaux* fi fit plusieurs poèmes sur le saint Suaire ûe Gadouin.
(7) L'tmcien et authentique titte^ dit le P* Dupuy, ai aufimrd^hixi agraffé à V église de Cadouin. (L'estat dl» l'Eglise du Péirigord. Tome II. page 27.) C'était un pairchemiis collé sur le susdit tftbieau. La même Mstoire avait été sommairement gravée sur une plaque de cuivre. (Histoire^ page 10.)
(8) V^ci quelques auteurs qui parlent de ce fkit dâfttcttteux, arrivé vers Tan 670^
Mde : De Loeis sanetis» cap« Y.
Baronius : Annales ecclesiastici, an. 678. Anvers» i61i. (Bibliothèque des RR. PP. capucins de Périgueux.)
Le P. Dupuy : Estât, tome II, page 27.
Le chanoine Tarde : Antiquités du Périgord.
Copie Gillet, page iiO. Ce manuscrit appartient à la bibliothèque de la ville de Périgueux.
Gauthier : Table chronographique. I^jon, 1609^ page 247* (Bibliothèque de la ville de Périgueux.)
Recueil des historiens des Gaules^ etc. Ghroniq* Albéric. Paris^ 1786^ tome III^ page 695. (Ibid.)
Ribadéneira : Vie des Saints. Edition Yivès^ tome II, page 52.
L'office du saint Suaire : Proprium Sanctorum Ecclesiœ et Diœcesis Sarlatensis. Paris ^ Muguet» 1677. Autre édition^ Sarlat, Coulombet^ 1699.
(9) Le Suaire de Cadouin a huit pieds «le long et quatre pieds de large. Il mesure 2 mètres Sa centimètres en longueur et 1 mètre 2/i centimètres ea largeur. Une dame de la maison de saint Exupéry a fait présent au saint Suaire d'une belle doublure en soie.
Outre de petites parcelles de la sainte Groix^ le diocèse possède deux autres reliques bien précieusea de la Passion, deux épines de la sainte Couronne.
La première est dans réglise de saint Cjprien; l'autre appartient à M. de Montferrand^ et se trouve dans la chapelle de son château de Montréal. Celleci est brisée et attachée avec un fil ; c'est celle dont parle le P. Dupuj^ tome II, page 168.
(JO) Sur le transport du saint Suaire à Gadouin^ ▼oyez :
Le P. Dupuy : tome 11^ page 27.
Moréri : Dictionnaire^ au mot Cadouin,
Richard et Giraud : Bibliothèque sacrée. Au mot Cadouin. (Bibliothèque du petit Séminaire de Bergerac.)
Lamartinière : Au mot Cadouin.
Dom Galmet : Dictionnaire de la Bible. Au mo Suaire. La relation de cet auteur est défectueuse.
Le Propre de Sériât : déjà cité.
Le chanoine Tarde^ page 112.
Ge dernier raconte comment le prêtre périgourdin s'y prit pour sauver la relique en la cachant à Tardente convoitise de ses compagnons chrétiens. Il prit un baril au milieu duquel il mit un morceau de bois qui le divisa en deux. Dans l'une de ces parties il mit le linge sacré, et dans l'autre sa boisson. De cette sorte il le porta dans son pays natal.
(11) il fut regardé après sa mort comme un saint
Les pèlerins (surtout les Espagnols) raclaient son tombeau et en emport^eat des parcelles» (Histoirse, page 55).
(12) Moréri établit l'an iOOO. On tiouTe cette même date dans l'Abrégé de l'Histoire du saint Suaire de Cadouin. Tulle, Dalvy, 1682^ page 4.
Voyez aussi Moroni : Diziouario di erudizione^ 9jx mot Sindone, Venise, 1864, vol. LXVI,
(13) Une monographie devrait faire coimatoe cette intéressante église. Elle est en forme de oroix latine, ayant trois nefs, et terminée par trois .abn*» des ; elle a 48 mètres de longueur et au transsq^it 23 mètres de largeur. La peinture de la Résurrection se rapporte évidemment au saint Suaire et en est la glorification. (Note& de M. Tabbé Dion, «ux te saint Suaire de Cadouin.) Ce» note» m'ont beaucoup servi. Elles parurent dans le journal la.Dordogne, les 9 et 12 mars 1864,
(14) Ce cloître en a remplaisô un peeimer q\à étwl roman et contemporain de rc;gUse. U eu resta des traces dans quelques colonnettes et une porte*
(15) Voyez le G4xMia ChnOiam, tome II» coL.
1538. Paris, 1720. (Bibliothèque de la vUle dQjfér rigueux.)
Le Propre de Sariiit;. 0£B«d du saint Suaire VI*
leçon. On 7 lit : Qmtuordedm Summi Pontifices nco* non ftiam plurimi archiepùeopi et €pi$copi suisdiplo* maUbus ac patentibus litteris commendarunt.
(46) Le premier fit ses largesses avec le chapitre de Saint-Front, dans les commencements de Gadouin. Le second dit dans une lettre : Nous avons touché de nos mains respectueuses le très saint Suaire de Notre-Seigneur'JésuS'Ckrist; c'est pourquoi nous voulons répandre sur votre monastère les trésors de notre munificence (1292).
(17) Son souvenir est vivant dans le pays. II y a un endroit appelé la Vigne de saint Bernard, parce qu'il y prêcha, croit-on. Dans Tégiise, la chapelle de droite en entrant lui est consacrée.
Voir l'observation de dom Martène à la page 186 du tome VU des Annales bénédictines, où il fait leir que dans la 126* lettre de saint Bernard, adres^ sée aux évéques d'Aquitaine, au lieu de Cadumenses îl faut lire CMunienses»
(18) Histoire du saini»Suaive, page kl,
(19) Histoire, page A8.
Richard et Giraud^ au mot Cadoum.
Le Propre de Sariat. Office, leçon Y.
Le procès-verb d de Mgr de Lingendes.
(2a) Histoire de l'Eglise gallicane» Uve k^ Note
extraite des maDuscrits de If. Le Grande où on lit : Par lettre du 8 mai iâSO, le Roi mande au Parlement qu'il a donné 6>000 livres de rente à l'abbaye de Cadouin, en rhonneur et révérence du saint Suaire,
Le titre de cette donation, écrit sur parchemin^ est encore à Cadouin. Il est scellé de trois sceaux en cire verte^ aux armes de France^ dont deux petits et un beaucoup plus grand. On y voit la sigmiiure du roi : Loys.
(21) Cadouin était la 7« fille de Pontignj et la li« de Tordre de Citeaux.
Voici les filles de Cadouin : i<» Gondon (diocèse d*Agen) ; 2'» Font-Guillaume (diocèse de Bazas) ; 3* Faize (diocèse de Bordeaux) ; U^ Bonne val (diocèse de Poitiers) ; 5® Saint-Marcel (diocèse de Cahors) ; 6® Ardurel (diocèse d'Alby) ; 7® Clariane (diocèse de Perpignan). Tarde y ajoute Beaulieu^ au Carbonblanc-lez-Bordeaux. Vid. le GalUa Christiana, tome 11^ page 699, aux If^trumen$Êi.
(22) On comptait cinq coffres d'argent, La liste des bienfaiteurs de Cadouin serait longue. On y voit les seigneurs de Limeuil, Pierre Bertrand de Castillon^ Agnès de Monpont^ une comtesse de la Hiarcbe. • • les noms le Bourbon^ de Navarre, d'Aï-
'bret, de Bretngne, de Foix, de Tarenne, de la Trémouille, de Biron^ de Montfort, etc.^ etc.
(23) Antiquités de la France, page 780, édition de 1630.
(2û) Les Anglais étaient de Tobédience d^Urbain Vï, ta^ilis que les Français suivaient celle de Clément VU; ils nous appelaient schismatiques, excommuniés, et par là même indignes de garderie 6dint Suaire. Ajoutez à cela l'amour i>ropre national.
(25) Le chanoine Tarde.
(26) Sur le transport du saint Suaire à Toulouse, voyez :
Lafaille : Annales de Toulouse, an 1392.
Nicolas Bertrandi : Histoire de Toulouse.
Le P. Dupuy : tome IL, |»age 122.
Guillaume de Catel : Mémoires der l'Histoire du Lajaguedoc. Toulou!»e, 1 633, page 265. (Bibliothèque des RR. PP. capucJnf de Périgueux.)
Les BoUandistes : Acta Sanctorum Réimpression de V. Palmé, l«f volume de février, page 462. (Bibliothèque du grand Séminaire de Périgueux.)
(27) Il fut convenu que le saint Suaire appartenait à Cadouin, mais qu'il resterait à Toulouse. La ville
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devait loger les religieux et les tenir libres et exempts de tailles, impôts^ etc. (Histoire, page 64.)
(28) Histoire, page 49.
(29) Thésaurus novus anecdotorum, tome IV, col. 1613. Divinum servitium juxla morem Ordinis devoté etjugiter célébra turos. Statuts de 1448. (Bibliothèque du grand Séminaire de Périgueux.)
(30) Chacun des abbés réguliers ajoutait à ses titres : Custos et administrator sancti Sudarii D. N,J.C. Ou bien : A sede apostolica hahens regimcn et cusUh diam sancti Sudarii D.N.J.C, (Histoire, page 63.)
(31) Histoire de Charles Vî, par Le Laboureur. Paris. 1663, livre XXI V% chapitre I",tome I*%page 406. (Bibliothèque de la ville de Périgueux.)
(32) Le chapitre de Citeaux lui donna un bénéfice pour la secourir. Gondonium unitur Caduino ob hujus paupertntem. Statuts de 1458. Thesaur. nov. tome IV, col. 1622.
(33) Lafaille. Annales de Toulouse, an 1455. L'auteur prétend que quelques capitouls donnèrent la main aux religieux dans cette affaire.
(34) La petite partie qui reste du sacré Bandeau n'est pas plus grande que le bout du doigt. 11 était appliqué sur une étoffe et la surface qu'i' couvrait
est de 50 centimètres de long sur 10 centimètres de large.
(35) On écrivit sur sa tombe ; Eic jacet Petrus de Gain g, . . . pcr cujus opem recuperatum fait sanctum Sudarium..., anima ejus requiescat in pace. Amen.
(36) Histoire, page 70.
(37) Le chanoine Tarde, page 223. Le roi à cette occasiou acheta la terre de Badefou et la donna au monastère.
(38) C'est à cette époqde, croit-<»n, que le saint Suaire fut placé dans un coffre de fer et suspendu à la voûte du sanctuaire ; on y voit encore les vestiges de cette suspension. {GaLia christiana, tome 2, col. 1538.)
(39) Recueil de sesopuscules. (Traité des reliques.) Genèsre, IGOO.
(40) Les abbés commendataires, ne résidant pas à Cadouiu, affermèrent à des séculiers et retirèrent à eux tous les revenus qui provenaient des vœux et des offrandes des fidèles, au lieu de les employer selon leur destination à la nourriture des pauvres et à l'augmentation du service divin. (Histoire «page 7/i.)
(Ai) Léonard Frison, déjà cité.
FkgienU asylum Sindoni fidum patet Ihtrrita Bironi domu$.
(42) Le mot PAX est écrit en lettres fleuries sur a porte de l'église. Oa reconnaît à ce mot les sanctuaires bénédictins.
{à3) Monseigneur de Lingendes était un des hooK mes les plus remarquables de son temps. 11 fit à Gadouin deux incomparables piédicalions à la louange du saint Suaire et voulut présider à Tostension de la relique. (Abrégé de l'Histoire, p<*ge 7.)
(M) Notre Suaire a toujours été regardé comme le plus autorisé . Les titres qui établissaient son authenticité sont perdus, il est vrai, mais nous savonSr^ qu'Ds ont certainement existé. Mgr de Liugendes les visita et les lut ;. le prêtre périgourdiu, qui de l'Orient porta le Suaire à Cadouin, porta aussi son histou^e. — Il n'y a guère de reliques, dit Trévoux, qui aient plus de preuves de vérité que le Suaire de Toulouse. Il s'en faut de beaucoup que celui de Turin et celui de Besançon soient aussi autorisés. Dictionnaire, tome VII, page 864. (Bibliothèque du petit Séminaire de Bergerac.)
Le Bréviaire Sarladais» publié par Monseigneur de. Moutesquiou, en 1776, conserva fidèlement 1» tradition du saint Suaire. Il fallait qu'elle fut bien respectable. L'offlce porte ces mots : innumeris ilhtstratum miracutU^
Bergier lui-même a dit de notre Suaire qu'il est le plus célèbre de tous. (Dissertation particulière sur le Suaire de Besançon.)
Baillet rapporte aussi la tradition de notre Suaire. (Topogr. des Saints.)
L'encyclopédie du xvm® siècle traita à la légère la question des Suaires. On pouvait s'y attendre.
L'encyclopédie du xix® siècle reproduit malheureusement le système erroné de Bergier, que voici : Il est probable qu'au Moyen-âge, lorsque la coutume s'introduisit de représenter les Mystères dans les églises, on montrait au peuple un linceul empreint de la figure de Jésus-Christ enseveli. Ces linceuls ou suaires ont été pris dans la suite pour des linges qui avaient servi à la sépulture du Sauveur, et Ton s'est persuadé qu'ils venaient de la Palestine. (Dict. de théolog.) — Ce système repose sur une hypothèse. On ne se laisife pas persuader ainsi.
(45) Des miracles nombreux et éclatants ne peuvent être faits en faveur d'une relique fausse. Voyez Benoît XIV. De Beatif., liv. IV, part. II,chap. 24.
(/i6) La ville de Condom offrit au saint Suaire de Gadouin un calice d'argent doré, afin d'ôtre prései^ée de la peste.
tJiTf Histoire, page 79^.
(AR) T.e P. Dnpny, tome II, page 152.
(49) Ces miracles sont tirés de riiisloire publiée par les religieux, en i6/iû. Sur 02 j'en ai choisi 26»
Quatre ou cinq faits au moins se sont produits depuis deux ans, qui paraissent vraiment miracueux. Il sera utile de les écrire.
(50) Procès-yerbttl de Monseigneur de Lingendes. Tarde^ page 252. Abrégé de rilistoire, page 32.
(51) Il y a deux offices du saint Suaire de Gadouin : celui des moines et celui du clergé séculier.
(52) Lettre pastorale de Monseigneur Dabert, évèque de Périgueux et de Sarlat, du 29 Juiu 1866^ Appendice. Cadunii in Petrocoriensi.
(53) Elle est sortie des ateliers de M. Poussielgue- Rusand, à Paris.
(54) Monseigneur George s'était occupé spécialement du pèlerinage de Notre-Dame-de-Capelou, dont il commença à rebâtir la chapelle. Nul doute que sous un pasteur aussi vigilant^ Cadouin ne fClt Tenu à son tour ((/). Monseigneur Baudry manifesta plusieurs fois le désir de relever le pèlerinage de Cadouin. C'était un de ses vœux.
(a) MoroDi, dans son Dictionnaire, l'appelle le Tigilant et eien* plaire év£que : Il vigUante ed esemplar vescooo di Pûrigyanm, Au mot LUurgia, .
(55) Il est à souhaiter que cette châsse so t placée dans un endroit où on puisse mieux la voir, et non pas au fond drt l'abside^ où les fidèles sont obligés d'entrer pour faire leurs dévotions.
(56) Par un rescrit, du 1" août 1860, Pie IX accorda une indulgence plénière à ceux qui communieraient en ce jour, etc., et trois ans et trois quarantaines à ceux qui assisteraient à la procession.
(67) Cadouin ne tardera pas à prendre une importance considérable et sera fréquenté comme les grands pèlerinages de France. Une ligne de chemin de fer venant de Libourne au liuisson, sur la ligne d'Agen, mettra Cadouin en communication avec Bergerac et toute cet'e partie du diocèse.
(58) La messe et les vêpres du saint Suaire de Cadouin, approuvées autrefois, ne le sont pas aujourd'hui. Il est impossible qu'on ne rétablisse pas t6t ou tard cette fête; mais il ne faudra pas laisser dans l'oubli quelques belles antiennes de l'office monastique.
Non-seulement le saint Suaire est une relique insigne, dont on peut faire l'office, mais c'est une relique de la Passion, et à ce titre elle a des privilèges ; elle peut être portée sous un dais en procession. (Décret général du 27 mai 1826.)
(59) Les litanies du saint Suaire de Gadouin ne sont qu'une prière particulière et individuelle. Pie IX a autorisé les évéques à permettre la publication de nouvelles litanies ; mais il faut recourir à la S. Congrégation des Rites pour qu'elles puissent être chantées dans Téglise. (Décret de Thidez» du 23 avril 1860.)
(60) Cette étude, faite un peu à la hâte, pendant nos loisirs de la saison chaude, laissera quelque chose à désirtT, Je ne l'ai écrite que pour vulgariser la connaissance de la relique et du pèlerinage.
Googk
joogie