‹ Histoire du Second Empire. Tome secondChapitre 13 sur 15 · LIVRE III · texte numérisé non relu

LIVRE III

SoMftiAinii : I. — Comment renaît la question d'Orient : pèlerins et religieux en Palestine : ]cè Lieux saints. — Premières rivalités des religieux grecs et latins : Capitulation de 1740 : empiétements des Grecs : premières réclamations du gouvernement français (1850). — La Sublime Porte : mélange d'indifférence et de perplexité : crainte égale de la Russie et de la France : commission mixte, intervention du Czar, commission musulmane, Firman du 9 février 1852 : Firman contradictoire accorde aux Russes. — Scènes de Jérusalem, et comment la duplicité turque se révèle. — Modération du gouvernement français : projet d'entente directe entre la France et la Russie : comment la question des Lieux saints va s'absorber dans une question plus grave 134

II . — L'empereur Nicolas : étendue de sa puissance ; son prestige en Europe ; sou caractère : ses dispositions morales et ses visées ambitieuses en 1853; motifs de craindre et raisons de se rassurer. — Comment l'avenir devait justifier les prévisions des plus alarmés. — Entretiens du Czar avec sir Hamilton Seymour (janvier et février 1853) : étranges ouvertures faites à l'Angleterre : comment le cabinet britannique décline ces dangereuses avancées) 145

m. — L'ambassade du prince Menschikof; arrivée du prince à Constantinople; appareil inusité; dérogation hautaine à l'étiquette. — Inquiétudes à Constantinople : M. Uenedetti et le colonel Rose. — Différence d'attitude entre la France et l'Angleterre : prévoyance du cabinet des Tuileries : sécurité du cabinet britannique et efforts de la diplomatie russe pour entretenfr cette sécuriiô 158

IV. — Sir Stratford de Redclîffe : quel était ce personnage : son influence sur la Porte Ottomane : dans quel état il trouve Constantinople. — Incertitude sur l'objet de la mission Menschikof : premières confidences de l'ambassadeur russe aux ministres turcs : première dépêche de Stratford dissipant les illusions (lu gouvernement anglais. — Communication officielle de Menschikof : prétention de la Russie à exercer une sorte de protectorat sur les sujets grecs de la Porte : note du 19 avril. — Importante dépêche de Stratford à loril Clarcndon. — Règlement de la question des lieux saints (4 mai). — Ultimatum de Menschikof (5 mai) : refus de la Porte : derniers pourparlers. — Rupture. — Menschikof repart pour Ode»sa 165

V. — Impression en Europe ; Autriche, Prusse, France, Angleterre. — Communauté de vues entre les cabinets de Londres et de Paris. — Le gouvernement russe : M. de Nesselrode et son changement d'attitude : dernière sommation adressée à la Porte Ottomane et caractère impérieux de cette sommation : circulaire hautaine publiée par le Journal de Saint-Pétersbourg . — La Turquie : sa conduite exempte de témérité et de faiblesse, elle repousse la sommation de la Russie. — Entrée des troupes russes dans les Principautés. 174

VI. — L'Autriche : comment ses affections la portent vers la Russie et ses intérêts vers les puissances occidentales : comment elle est amenée à prendre la position de médiatrice : réunion de plénipotentiaires et origine de la conférence de Vienne. — Quelle sera la base de la médiation : projets divers : pré-

férence donnée à une combinaison d'origine française : cette proposition, acceptée à Saint-Pétersbourg, est amendée àConstantinople : irritation contre la Porte Ottomane : hautaine déclaration de la Russie et justification des appréhensions torques. — Entrevue d'Olmutz : derniers efforts . — Excitations guerrières à Gonstantinople. — La guerre éclate entre la Russie et la Turquie 184

VII. — Désir général en Europe de prévenir ou d'atténuer la lutte. — La Turquie, la Russie : comment l'une et Tautre puissance désavouèrent toute pensée d'agression : motifs qui font espérer que les effets de la guerre seront conjurés ou limités. — La conférence de Vienne se réunit de nouveau : protocole du 5 décembre : mélange de crainte et d^espoir 193

VIII. — Bataille de Sinope (30 novembre 1853). — Impression publique. — La France ; dépêches de M. Drouyn de l'Huys : Angleterre; l'influence passe des pacifiques aux belliqueux; lord Aberdeen et lord Palmerston. — Accord entre les cabinets de Paris et de Londres : ordre donné aux flottes alliées d'entrer dans la mer Moire. — Exécution de ces ordres ; la frégate la Métribution devant Sébastopol 197

IX. — Comment l'entrée des escadres dans la mer Noire équivaut presque à une déclaration de guerre des puissances occidentales à la Russie. — Notification à Saint-Pétersbourg. — Langage de M. de Nesselrode : comment il réclame un traitement égal pour les Russes et les Turcs dans la mer Noire. M. de Brunnow à Londres, M. de Kisselef à Paris formulent les réclamations du Czar. — Refus des puissances alliées. — Départ des ambassadeurs. . . . 203

X. — La guerre est désormais inévitable : Russes et Français : guerre politique, non nationale. — Suprêmes tentatives de conciliation : encore la conférence de Vienne : mission du comte Orlof auprès de l'empereur François- Joseph et double objet de cette mission : lettre de l'empereur Napoléon III au Czar. — Premiers préparatifs militaires. — Le sentiment public : comment il se traduit : exaltation religieuse en Russie : excitations bruyantes en Angleterre : en France singulier mélange de fermeté et d'apparente indifférence. — Sommation des cabinets de Paris et de Londres. — Clôture définitive des négociations 206

Sommaire : I. — Comment, en France, on ne s'habitue que progressivement à l'idée d'une grande guerre : de quelle façon la préparation militaire de l'expédition se ressent de ces incertitudes. — Forces françaises; forces anglaises: première composition de l'armée d'Orient. — La ville de Gallipoli est choisie comme base d'opérations : premières déceptions : nombreux soucis des chefs; retards et incohérence des transports 220

II. — Opérations militaires des Russes : ils passent le Danube et mettent le siège devant Silistrie. — Omer-Pacha et Tarmée turque. — Plan un peu aventuré du maréchal Saint-Arnaud. Comment et sous l'empire de quelles influences ce plan est abandonné. Autres combinaisons ; les alliés se portent vers

Varna. — Levée du siège de Silistrle ; retraite des Russes et vrai motif de cette retraite. — Les alliés : leur étrange situation au point de vue diplomatique et militaire . Que faire ? Les regards se tournent vers la

Crimée 225

in. — Idée première de Texpédition de Crimée : les instructions de TEmpereur : le maréchal Saint-Arnaud. — Comment la pensée de l'expédition s'affermit en Angleterre : le duc de Newcastle, lord Palmerston, le prince Albert : instructions à lord Raglan : de quelle façon le maréchal Saint-Arnaud s'associe à ce dessein 231

IV. — Les épreuves de Varna. — Le choléra : comment il est apporté; l'épidémie au Pirée, à Gallipoli, à Varna. — Fatale pensée de l'expédition de la Dobroudscha : motifs allégués : départ des troupes : aspect de la Dobroudscha : apparition du choléra : ses affreux ravages; retraite lamentable et chiffre énorme des pertes. — Choléra dans la flotte. — Incendie de Varna. . . 235

V. — Comment, sous l'influence de tant de malheurs, certains chefs militaires sont moins favorables à la descente en Crimée : tristesse et défiance. — - De quelle façon le maréchal Saint- Arnaud fait triompher sa volonté. — Derniers préparatifs. — Composition du corps expéditionnaire : embarquement : esprit qui anime les chefs et les soldats. — Opérations dans la mer Baltique : prise de Bomarsund : comment la lutte se concentre en Crimée 244

Page 1