LIVRE XXIII
l'expédition du MEXIQUE
SoMMAiRB : I. -* La seconde partie du règne de Napoléon : complications qu contrastent ayec l'aspect simple du début : politique intérieure : politique extérieure : quels sont les trois grands objets autour desquels tous les autres événements peuvent se grouper 3
II. — Le Mexique : son histoire; Santa-Ânna; Juarez et Miramon. — Griefs des puissances européennes contre le gouvernement mexicain : difficultés presque insurmontables pour obtenir justice. — Redoublement d'anarchie.
— Comment la question mexicaine, considérée en Angleterre comme une question commerciale, tend à devenir en France une question politique : indices divers qui semblent marquer les intentions de l'Empereur. — M. Dubois de Saligny : ses rapports 6
III. — Décret de Juarez suspendant l'effet des Conventions étrangères (17 juillet 1861). — Projets d'intervention : la France, l'Angleterre, l'Espagne. — Convention du 31 octobre 1861. — Comment la divergence de vues entre les puissances amène l'équivoque dans la Convention : instructions : distribution des contingents 19
IV. — Arrivée des Espagnols k la Vera-Gruz, soucis des Anglais et des Français.
— Alarmes du gouvernement mexicain. — Quels sont les embarras des commissaires alliés : leur attitude : proclamation aux Mexicains : Miramon : discussion des réclamations financières; l'affaire Jecker; de quelle façon singulière la France patronne cette affaire. — Quel embarras domine tous les vitres : description du Mexique : les trois zones : conditions climatériques : nécessité de s'assurer des campements salubres avant l'invasion de la fièvre
jaune, — Comment, sous l'empire de cette crainte, quelques pourparlers s'engagent : Juarez : Doblado : les commissaires : singulière situation réciproque des Mexicains et des alliés. -^ Entrevue de Prim et de Doblado : convention de la Soledad et comment il convient de Tapprécier 31
V. — Comment les liens de l'alliance, difficilement maintenus an Mexique, tendent à se dénouer en Europe. — Accroissement des forces françaises; les bruits d'établissement monarchique s'accréditent de plus en plus : mécontentement à Londres et comment l'Espagne parait incliner vers l'Angleterre : comment les nouvelles du Mexique provoquent k Paris, k Londres et k
Madrid des appréciations diverses : on apprend la convention de la Solcdad; comment elle est désavouée à Paris, comment elle est jagée en Anfrleterre et en Espaj^ne. — Divisions croissantes entre les commissaires alliés au Mexique ; arrivée de la brigade Lorencez : Almonte : comment les dissentiments arrivent à Tétat aigu : les commissaires français eux-mêmes ont peine à s*entendre entre eux. — Conférence du 9 avril à Orizaba : rupture entre les plénipotentiaires français et ceux de l'Angleterre et de l'Espagne.
— Fin de l'alliance 51
VI. — Les Français demeurent seuls au Mexique : combien est critique la sitnation de la brigade Lorencez : quelles illusions voilent le péril : premières mesures prises par le général : quel prétexte permet de se dérober à la stricte exécution du traité de la Soledad : Lorencez à Orizaba; ses illusions persistantes et par qui elles sont entretenues. — Marche sur Puebla : dispositions pour l'attaque : assaut du fort de Guadalupe (5 mai 1862). — Insuccès de nos efforts 65
VII. — La question mexicaine et l'opinion publique en France : premiers débats parlementaires. — On apprend Téchec de Puebla : vote de crédits : séance du 26 juin 1862 au Corps législatif : M. Jules Favre, M. Billaolt. — L'Empereur : sa correspondance avec le maréchal Randon : son zèle pour assurer les mesures qui répareront l'échec : formation d'un corps d'armée sous le commandement du général Forey 76
VIII. — Les Français au Mexique après l'échec de Puebla : retraite et avec quel ordre admirable elle est conduite. — Combat de la Rarranca-Seca et rentrée à Orizaba. — Embarras et périls de toutes sortes : difficulté des approvislonnements : récriminations de Lorencez contre M. de Saligny : la fièvre jaune à la Vera-Cruz et dans les terres chaudes : l'ennemi essaie d'entourer Orizaba : beau combat du Cerro-Borrego. — Arrivée des premiers renforU : la colonne Brincourt, comment elle traverse les terres chaudes et arrive à Orizaba. — Débarquement de Forey. — Comment Lorencez quitte l'armée et retourne en Europe - . . 82
IX. — Le corps expéditionnaire à la fin de 1862 : sa composition et ses forces : diverses cau»e<< qui retardent la reprise des opérations actives : impatience de l'armée : iiiarche sur Puebla. 91
X. — Puebla : comment se sont accrus les moyens de défense : commencement des opérations du siège : prise du fort San-Xavier : ce qui diminue l'importance de ce succès : les cadres; efforts infructueux; la nouvelle Saragosse : conseils de guerre; résolutions diverses; engagements heureux autour de la ville; attaque inutile et sanglante contre le cadre Saint- Inès; situation un peu critique; indécisions nouvelles. — Combat de San- Lorenzo; son influence sur la suite du siège. — Chute de Puebla (17 mai 1863) 06
XI. — Entrée des Français à Mexico (10 juin 1863) : attitude favorable de la population mexicaine et comment s'explique cette attitude; langage de Forey; Junte provisoire; triumvirat; assemblée des notables : vote en faveur de la monarchie. — De quelle façon le général en chef dépasse la pensée du gouvernement impérial; langage du maréchal Randon et curieuse dépèche de M. Drouyn de Lhuys. — Rappel de M. de Saligny et de Forey lui-même.
— Uazaine élevé au commandement en chef et de quelle manière cette nomination est accueillie. 106
Sommaire : I — Cuniinent la politique intérieure de l'Empire se complique en même temps que la politique extérieure. — Les conséquences du décret du 24 novembre et incertitude sur l'état de choses créé par ce décret. — L'£uipire et les catholiques en 1861 : lutte tantôt sourde, tantôt ouverte: incidents divers: procès; polémique; surveillance exercée sur les fonctionnaires. — Gomment les catholiques se rapprochent des adversaires de l'Empire : symptômes divers qui marquent ce rapprochement. — Comment l'Empire distribue ses rigueurs entre les catholiques et les hommes des anciens partis. — Quelles diversions il essaie : inauguration du I:oulevard Malesherbes ; crédit de 25 millions pour les chemins vicinaux. — Continuation de la lutte religieuse: de quelques incidents ; étroite surveillance ministérielle; nomination des instituteurs ; l'évêché de Poitiers. 119
II. — La Société de Saint-Viiiccnt de Paul; ses origines, ses développements; son esprit. — Premiers symptômes de la malveillance gouvernementale, et comment ce mauvais vouloir est conjuré. — M. de Persigny ; ses tendances ;
^es soupçons ; démarches en faveur de la société menacée ; quels griefs sdnt rassemblés contre l'association. — Circulaire ministérielle du 16 octobre 1861 et analyse de ce document : catholiques et francs-maçons. — Tristesse et irritation des catholiques : à quoi se réduisent les griefs du gouvernement impérial. — Quelle combinaison surgit: embarras des catholiques : comment ils se décident à repousser toute organisation officielle 134
III. — Quels embarras rejettent au second plan les dissentiments religieux : commencement de la crise cotonnière : embarras industriels : mauvaise récolte: éclat apparent et gêne réelle. — Article de la Revue des Deux mondes et de quelle sévérité administrative il est l'objet. — Comment l'aveu vient du gouvernement lui-même: conseil aux Tuileries : mémoire de M. Fould; critiques qui y sont formulées, remèdes qui y sont proposés. — M. Fould ministre des Finances : impression publique. — C9mment l'Empereur s'appro- . prie les vues de M. Fould. — Sénatus-consulte du 31 décembre 1861 : caractère de la réforme : comment cette réforme elle-même est appelée à demeurer stérile si les tendances générales de la politique ne se modifient pas. . . 144
IV. — L'Italie depuis la mort de M. Cavour : M. Ricasoli; ses impatiences; ses dépêches à M. Nigra. — Comment la situation de la péninsule justifie peu les ambitions italiennes. — Nomination de M. Benedetti à Turin» de M. de la Valette à Rome : projet de M. Ricasoli; comment il est accueilli à Paris. — Ministère Rattazzi : projet français soumis à la cour de Rome et comment il est repoussé. — Victoi^Emmanuel à Naples : Rome : canonisation des martyrs japonais. *- Attitude de la France. — Quelles agitations révolutionnaires travaillent l'Italie : Garibaldi : affaire d'Aspromonte. — Dépêche du général Durando. — Gomment Napoléon III, irrité et découragé, se rejette en arrière : motifs et caractère de cette évolution 154
V. — Les élections prochaines : 1857 et 186^ quel avait été, depuis six années, le progrès des idées libérales. — Les divers partis. — Le parti démocratique : ses diverses fractions : les abstentionnistes ou radicaux : les hommes
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de 1848 : le groupe des jeunet. — Le parti légitimiste : quel éuit, à l'approcbe des élections, son plus grand embarras. — Les catholiques : comment et jusqu'à quel point ils étaient séparés de TEmpire. — Le parti parlementaire ou libéral : en quoi il se confond avec lorléanisme : set personnalités les plus marquantes : son éclat et son impuissance : Prévost-Paradol 179
VI. — Quel est Thomme appelé à grouper les forces gouvernementales : M. de Persigny : son caractère ; ses tendances : ce qu*on pouvait craindre ou espérer de lui 203
VII. — La lutte électorale : les démocrates et républicains à Paris et dans les départements : voyage de Garnier-Pagès : dissentiments et compétitions : embarras pour la création d'un comité : liste de l'opposition dans le département de la Seine. — Les légitimistes : la question du serment : candidature de Berryer et de quelques-uns de ses amis. — Les catholiques indépendants; leurs candidatures; comment ils dévient vers une opposition assez accentuée : lettre des Sept Évêques, — Les libéraux ou orléanistes : leurs candidats 209
VIII. — Circulaire de M. de Persigny (8 mai 1803) : en quoi le langage de M. de Persigny diffère de celui de M. de Momy : la candidature officielle; quelle force elle puise dans les lois, dans la répartition des arrondissemenU électoraux, dans le concours des fonctionnaires publics. — De quelques inctdenu de la lutte électorale et de quelques candidats particulièrement combattus 220
IX. — Les résultats du scrutin : succès de l'opposition à Paris : son échec dans les départements : les enseignements des élections : comment elle révèlent une séparation profonde entre l'esprit des villes et celui des campagnes. — Comment M. de Persigny commente les élections : sa chute. — Comment la nouvelle Chambre, quoique composée à peu près des mêmes éléments, ne sera point la continuation de l'ancienne : M. Thiers : M. Berryer : de quelle façon le gouvernement s'applique à assurer sa défense devant le Corps législatif : décret du 23 juin 1863 : le ministre d'État et ses collaborateurs : M. Billauh, ministre d'État ; sa mort. — Avènement de M. Rouher (18 octobre 1803). 230
X. — Ouverture de la session législative (5 novembre 1863). — Comment l'esprit de la nouvelle Chambre se révèle dans les débats sur la vérification des pouvoirs: incidents divers : les commissaires du gouvernement : M. Thutllier. — M. Berryer : son intervention en matière financière : M. Thiers : son discours sur les libertés nécessaires 240
XI. — L'année 1864 : discours de l'Empereur au cardinal de Bonnechose. — Complot contre la vie de l'Empereur : Pasquale Greco et ses complices. — De diverses préoccupations publiques : M. Renan et la Vie de Jésus. — Élcciions complémentaires : M. Garniei^Pagès et M. Carnotsont élus : quelle est la signification de ce vote 259
XII. — Quel homme nouveau le décret du 23 juin 1863 a porté aux affaires : M. Duruy, son caractère, ses tendances. — Son œuvre : l'instruction publique à ses divers degrés : comment procède M. Duruy : instruction secondaire : instruction supérieure : instruction primaire. — Rapport sur l'instruction primaire obligatoire : quelle opposition soulève cette thèse. — Comment cette querelle s'absorbe dans une querelle plus grande : M. Duruy et le clergé : de divers incidents de cette lutte 272
XIII. — La loi des coalitions, — État antérieur de la législation : comment est
TABLE DES MATlÉilËS. C37
difcrédité peu à peu Fancien état de choses. — M. de Moray et M. Emile Ollivier. — Présentation du projet de loi : le rapport de M. Cornudet, et comment son adhésion résignée répond aux sentiments du Corps législatif : Tues diverses dans la Commission. — M. Emile Ollivier; comment il est nommé rapporteur; influence de M. de Morny; de quelle façon M. Ollivier modifie la proposition primitive. — La discussion publique : critiques des conservateurs; critiques venues de la gauche. — Emile Ollivier et ses collègues de la gauche : comment se consomme la scission. — Le vote : vrai sen liment du Corps législatif et comment M. Buffet rexprimc. — Comment la loi des coalitions est doublement mémorable au point de vue économique et au point de vue politique 288
Sommaire : I. — Le général Bazaine : sous quels auspices il inaugurait soa commandement. — De quelle politique serait-il l'instrument ? — Campagne militaire pendant l'automne de 1863, et de quels cAtés se portent les opéra«tions : adhésions au régime nouveau. — Comment toutes choses semblent préparées pour TEmpire 308
II. — Maximilien : sa jeunesse, ses tendances. — Premiers pourparlers pour la couronne du Mexique : comment le projet subit ensuite un temps d'arrêt. — Forey et l'Assemblée des notables (juillet 1863}. — Les délégués mexicains se rendent à Miramar et offrent au prince de régner sur le Mexique. — Réponsede l'archiduc et quels sont ses vrais sentiments. — Quels avertissements venus du Mexique, des puissances de l'Europe, de la France même, auraient pu éclairer Maximilien. — Avertissements venus du Corps législatif : demande de crédits supplémentaires : la discussion de l'adresse, M. Thiers, M. Berryer (25 janvier 1864). — Quelles nouvelles favorables sur l.i pacification du Mexique viennent confirmer l'archiduc dans ses fatales illusions. — Voyage de l'archiduc Maximilien et de l'archiduchesse Charlotte à Bruxelles, à Paris, à Londres. — Quelle convention, connue sous le nom de Convention de Miramar^ est élaborée entre Napoléon et le futur souverain : caractère de cette convention et comment elle met le Prince en état d'insolvabilité avant qu'il ait pu régner. — Derniers incidents et derniers retards. — Maximilienaccepte officiellement la couronne du Mexique (10 avril 1864). — Derniers jours au château de Miramar et départ pour le Mexique 313
III. — Arrivée à la Vera-Cruz et accueil de la population mexicaine. — - Les partis au Mexique et comment Maximilien évolue vers les libéraux. — Cette^ évolution laisse présager de quelle façon seront tranchées les affaires religieuses : les biens ecclésiastiques : le nonce du Pape : décret de l'Empereur confirmant d'une façon générale les ventes des biens d*i£glise. — Comment les succès militaires ajournent pour quelque temps les embarras : campagne au nord du Mexique (été et automne de 1864) : Juarez obligé de fuir à Chihuahua : opérations au Sud : siège et prise d'Oajaca (février 18o5). — Com« ment l'espoir passager d'une pacification complète fait place à de nouvelles inquiétudes : opérations militaires sur le littoral du Pacifique; dans le Micrhoacan ; dans les provinces septentrionales de l'Empire • • 834.
IV. — Vue générale du goavernement de Maxîmîlien : Tesprît public ; les fonc tionnairet; l'armée; quelle cause particulière inspire la timidité; obstacles que la nature et les mœurs opposent à la pacification ; comment les richesses du pays demeurent inexploitées ; l'état financier, emprunts de 1864 et de 1865, dans quelles conditions ils sont contractés, ce qu'en retire Maxîmîlien. — L'empereur Maximilien : ses quaKtés et ses défauts ; en quoi il est peu approprié à son rôle. — Les deux pouvoirs : Maximilien et Bazaine : premiers Uraillements : relations de l'un et de l'autre jusqu'à la fin de 1865.. . . 342
V. — Les États-Unis : de quelle façon ils envisagent, à l'origine, respcdition du Mexique ; comment ils refusent de s'associer à la convention du 31 octobre. — Comment les embarras de la guerre de Sécession paralysent leur hostilité : divers symptômes de malveillance. — Elévation de Maximilien : de quelle façon les États-Unis refusent de le reconnaître. — Fin de la guerre de Sécession. — De quelle façon le cabinet de Washington gradue ses hardiesses : événements divers : essais de colonisation au nord du Mexique : incidents de frontière dans la région de Matamoros. — Gomment les États-Unis refusent de reconnaître Maximilien, mais insistent pour l'évacuation. — Extrême tension des rapports entre les cabinets de Paris et de Washington 359
VI. — La France; ses dispositions vi)i-à-vis du Mexique. — Le Corps législatif; son attitude; comment ses critiques se portent sur le terrain financier. — L'opinion publique. — Comment le blâme, discret, mais très clair, monte jusqu'à l'Empereur. — Langage de la presse au commencement de 1866. — Comment l'Empereur, en ouvrant la session, annonce les pourparlers pour l'évacuation 372
VII. — De quelle façon l'année 1866 commence à Mexico : quelles illusions subsistent encore à la cour de Maximilien. — Envoi d'Almonte à Paris. — Gouvernement de Maximilien : armée ; détresse extrême des finances. '— Echec des demandes d'Almonte : \e Moniteur au 5 avril et la note du 31 mai; comment peut s'expliquer l'extrême dureté du gouvernement françtiis. — Consternation à Mexico : partis divers. — Départ de l'impératrice Charlotte pour Paris. 380
Sommaire : I. — L'Allemagne: comment, sous l'ancien régime, les territoiresy étaient morcelés : traits divers du caractère allemand : dangers de l'intervention étrangère : comment ce danger fait naître l'idée d'une organisation plus concentrée. Quelle puissance s'apprête ;i réaliser à son profit cette conception . 391
II. — La Prusse : éléments qui concourent à sa formation : vicissitudes diverses de son histoire : son action en Allemagne depuis 1815 396
m. — Guillaume T' (2 janvier 1861) : son langage: ses projets militaires: commencement du conflit avec la Chambre des députés : M. de Bismarck: son arrivi'e au ministère (septembre 1862) : développement du conflit parlementaire : symptômes divers qui dénotent une politique hardiejusqu'à la témérité. — Comment cette politique eût sans doute échoué si les occasions ne l'eiissent aidé : Affaire de Pologne , Affaire des duchés danois : en quoi ces deux événements se rattachent à l'histoire de la Prusse et ont assuré la fortune de M. de Bismarck . . 403
Sommaire : I. — La Vologne au congres de Vienne, sous Alexandre I*' et sous Nicolaii. — Quel sentiment elle éveille en Europe et spécialement en France. Lnvènement d'Alexandre II ; espérances trompées; premiers signes d'irritation. — Lea manifestations paciHques : leur caractère; la nation en deuil: concessions et compression. — Mesure relative au recrutement: conunent elle est exécutée : l'insurrection éclate 414
II. — En quoi la question polonaise peut intéresser les contemporains. — Comment M. de Bismarck entre en scène: mission à Saint-Pétersbourg du général Alvensleben: convention du S février, — Impression à Londres, à Vienne, à Paris : projet de note identique et de quelle façon il est écarté : comment l'incident s'apaise : raisons pour lesquelles il mérite d'être retenu 425
m. — Dispositions du gouvernement impérial vis-à-vis de la Pologne: quelle réserve lui commandent ses relations cordiales avec la Russie : avec quel soin l'Empereur s'abstient d'exciter l'opinion publique et d'encourager les Polonais : comment il persévère dans cette attitude, même après la mesure du recrutement. — Attitude moins réservée de l'Angleterre et quelles propositions viennent de Londres. — Répugnances persistantes de la France pour <les représentations officielles. — Discussion au Sénat: discours de M. Billaull. — Napoléon semble avoir caressé vers ce temps-là le plan d'une politique plus active et pouvant mener à la guerre : entretiens de M. de Rechberg et du duc de Gramont: le prince de Metternich à Vienne : résultat de ces négociations. — Napoléon est ramené malgré lui vers les représentations officielles : comment il y est poussé par l'état de la Pologne et par l'état de l'opinion publique en France 433
IV. — La campagne diplomatique: première remontrance : sentiment deGortschakoff et du Czar lui-même : quelle est la réponse du Chancelier. — Pourj)arler4 entre les trois puissances en vue d'une nouvelle intervention : efforts <:ombinés entre Saint-Pétersbourg et Berlin pour détacher l'Autriche de l'alliance occidentale et insuccès de ces efforts. — Seconde remontrance: les six ;7oinl5 : réplique de Gorstchakoff : sa contre-proposition: irritation à Paris et à Londres ; conjonctures un peu critiques. — Troisième remontrance: de quelle façon hautaine le gouvernement russe clôt la discussion 449
V. — Derniers efforts en faveur de la Pologne : les Polonais seront-ils reconnus comme belligérants? Projet de Congrès (5 novembre 1863) : quel accueil reçoit ce projet : dépèche de Lord Russell. — Fin de l'insurrection. — Qu'est-il advenu de nos sympathies polonaises : quelle influence les événements de Pologne ont exercée sur la politique générale de l'Europe : en quoi ils ont favorisé les vues de la Prusse ''<60