U\ LIEUTENANT DE FREGATE
Le 8 août le foit St-Louis étoit vivement pressé par les ennemis. Le donjon ne tenoit presque plus. Ou passoit toutes les nuits a le mettre en état de résister encore le lendemain. Cependant M. Daillon, capitaine au Vexin , qui le commandoit, continuoit de tenir ferme. M. de Cauvières de St-Philippc? lieutenant de frégate, qui y commandoit l'artillerie, ne se lassoit pas de faire jouer ses pièces, quoique sa batterie fut à demi-ruinée. Ce jeune homme, blessé grièvement le 6 par un éclat de pierre, avoit refusé d'être transféré à la Grosse-Tonr malgré les instances de M. Daillon. Les canonniers étoient obligés de le soutenir à bras quand il vouloit parcourir la batterie. Le 9 un officier piémontois étant venu sommer le fort, M. (]>■ Cauvières dit à 31. Daillon : « Commandant, il
n'v a qu'une réponse à lui faire , c'est que nous avons encore
de la poudre. »
( ISoles du Chevalier Bernard. )
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