Rory de Sl-Vincenl)J i Thalacker
1 9 Le Lion
10 Pcna-I.ara
« (kilian et Picquet).
! 11 Somo-Sierra . . . .
« De Vcrncuil.
13 Rarahona
De Vcrncuil.
1 14 Monl-Cayo
« L. Dufour.
13 Tudcla
1 Commencement de l’arête à l'Océan. — 2 Massif de Junto. — 3 Route d’Abrantès à Coïmbre. — 4 Massif de l’Estrclla. — 5 Route de Badnjoz à Salamanque. — 6 Massif de la Pena de Francia (Roclic de France). — 7 Route de Placcncia à Salamanque. — 8 Massif de Grédos. — 9 Route de Madrid à Yalladolid. — 10 Massif du Guadarrama proprement dit. — il Route de Madrid à Burgos. — 12 Massif du — 13 Route de Madrid h Soria et Paropelunc. — ,14 Massif du Mont-
Cayo; nœud avec le système ibérique. — 13 Fin de l’arête à l'Ébre.
ARÊTE D’ELSTREDO.
Une cinquième arête plus courte, mais encore parallèle aux précédentes, et contemporaine, existe en Galice et dans le nord du Portugal. Elle sépare le bassin du Douro de celui du Minho, mais en se tenaut beaucoup plus près de ce dernier fleuve. On la voit commencer à la côte, entre les petites villes de Caminka et de Vranna, qui marquent les embouchures du Minho et de la Lima. Elle croît très-vite en relief, car à peine a-t-elle fait 55 kilomètres qu’elle élève une cime toujours neigeuse. 11 est vrai que l’isolement de ce promontoire, et sa proximité des côtes de l’ouest, rabaissent la limite des neiges. On sait que les côtes occidentales des continents jouissent d’un climat constant, dont l’hiver est relativement plus doux et l’é.té moins brûlant; en sorte que la situation du mont Gaviara le protège contre les ardeurs de juillet, qui accélèrent ailleurs la fonte des neiges.
La chaîne venant finir assez brusquement à l’Océan, il n’y a pas de route littorale facile. Les cours d’eau arrivent à la mer dans le sens longitudinal de la ride, et sont naturellement des sillons abrupts, séparés par des éperons saillants. La route de Porto à Touy passe sur ces éperons, par monts et par vaux, en allant du Douro au Minho. Elle traverse le Rio Cavado audessus d’un abîme effroyable, et par un pont sans garde-corps. C’est par là que le corps d’armée du maréchal Soult fit sa retraite, du Portugal vers la Galice, en mai 1809.
Mais il existe, plus avant dans l’intérieur, une autre route qui profite des vallées transversales pour s’élever au faîte. Seulement, en attaquant l’arête dans une partie plus haute, il faut nécessairement franchir un col d’une plus grande altitude. Nous voulons désigner la route de Chavès à Orensé, qui culmine au Puerto ou passage de Linarès.
Au delà d’Orensé, le véritable fleuve n’est plus le Minho, mais le Sil, qui continue la direction du bas Minho, et qui ser-