ArchÎTes, W, 433, dossier
t. l.a pièce 2 de ce dois cr est Timprimé, portant 13iip^n>iture8(4aoAt 1793). On y invite les propriétaires cl les colons à ne pas vendre jusqu'au recensement.
3. Voyez la déclaration de 17 témoins, passée devant un juge de paix le 19 nivôse an III, et l'attestation du médecin (24 nivôse an Ul). Procèi Fo»' quier, n* 47, p. 2.
médailles à Pefflgie du dernier roi. C'est Trinchard, comme membre de la commission du Muséum, qui avait relevé ce grief. Mme de Puy-Vérine fit observer que c'étaient des jetons à jouer renfermés dans une bourse. — € Oui, oui, c'est entendu, reprit Trinchard, les gens de votre caste sont toujours attachés à la royauté. Vous êtes coupable d'avoir laissé ces jetons à votre mari^ » Aussi est-elle mise en jugement avec son mari : mise ei\ jugement, mais c'est tout au plus si on peut dire valablement condamnée : elle figure dans la déclaration du jury sous le seul prénom de son mari, femme Durand.
Avec eux, les deux époux Loison, qui avaient un théâtre de marionnettes aux Champs-Elysées*. Selon une tradition qui n'est d'ailleurs justifiée par aucun témoignage dûment recueilli, ils y avaient représenté Charlotte Corda y tuant Marat, et ce n'était pas pour arriver à l'apothéose de l'ami du peuple; l'acte d'accusation se borne à dire de la femme Loison, « qu'à la fête de l'inauguration de Marat, elle insuUa à la mémoire de ce martyr de la liberté, en le traitant de gueux et de scélérat \ » De plus (est-ce pour leur ôler ce que leur humble état pouvait leur donner d'intérêt?) le jugement qui les frappe comme « ennemis du peuple » les qualifie « ex-nobles et parents d'émigrés. » .
Sur les 25 accusés, une seule, Thérèse-Charlotte CoRiOLis, femme Blanchard, fut acquittée.
Notons quelques singularités dans les pièces de ce jugement :