‹ Histoire du Tribunal révolutionnaire de Paris avec le Journal de ses actesChapitre 152 sur 333 · BARËRE A LA CONVENTION (4 THERMIDOR · texte numérisé non relu

BARËRE A LA CONVENTION (4 THERMIDOR

demain, 4 thermidor (et c'est Sainl-Just qui en témoigne encore dans son discours du 9^), il parut faire un pas Yei*s le rétablissement du bon accord et, s'adressant à Robespierre lui-même, il lui dit : « Nous sommes les amis. Nous avons toujours marché ensemble. »

Il y eut donc réconciliation, du moins en apparence, et le lendemain, 5, elle s* afficha devant la Convention sur une matière où d'ailleurs ce comité n'avait jamais été en désaccord : un redoublement de rigueur contre les prétendues conspirations. Ce fut Barère qui, le jour même où s'accomplissait la grande immolation des Carmes d'après la liste signée : Saint-Just, Carnot, Prieur et Billaud-Yarennes', vint présenter ces massacres judiciaires comme une conséquence naturelle de nos victoires :

C'est des prisons, ajoutait-il, que sortent aujourd'hui les coupables espérances des Anglais : c'est dans les auxiliaires qu^elIes ont dans Paris, qu'ils espèrent retrouver des complots, des conspirations, des troubles publics, de longs assassinats.

C'est aux bons citoyens à veiller plus que jamais, à ne pas s'endormir au sein des victoires, et à porter la terreur dans l'âme des conspirateurs, qui semblent se multiplier à mesure que les aimées sont victorieuses '.

Après quoi, renouvelant les menaces de Robespierre contre la faction des indulgents, il promettait que le gouvernement révolutionnaire, dont ces factieux voulaient briser le ressort, allait agir avec plus de vigueur.

1 . Dernier discours de Sjint-Just commPticé dans la séance du Ihennidor, déposé sur le bureau et imprimé par ordre de la ConYenlion ualioiiale. (Ducbei el Roux, Biêl. parlem., l. XXXIY, p. 15 el IC.

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