MESURES DÉFENSIVES ET OFFENSIVES DE LA COMMUNE
raux et loute la gendarmerie^; ordonne aux assemblées de section à se réunir pour délibérer sur le danger de la patrie*. Elle invite les commandants de la force armée des sections et les autorités constituées à venir dans son sein prêter le serment de sauver la patrie'. En même temps, elle envoie une députation aux Jacobins pour leur faire savoir qu'elle est insurgée contre les nouveaux conspirateurs et les inviter a correspondre avec elle*.
Rien ne manquait donc à l'organisation de la résistance, on peut même dire de Tattaque, et la Convention était perdue si la Commune avait eu pour agir un homme égal en valeur à ceux qu'elle avait à sa tête pour tout organiser. Mais c'était Hanriot. Ilanriot s'était pourtant mis de bonne heure en campagne; un billet d'un de ses aides de camp l'avait pressé de monter à cheval et de se montrer dans Paris ^. A onze heures du matin, et par conséquent avant la séance de la Convention, si le rapport du commandant Dumesnil est exact, on le voit déjà courant les rues le pistolet au poing, arrêtant lui-même ou disant au peuple de désarmer et d'arrêter les gendarmes près les tribunaux, suspectant