CIIAP. US. — LE COMITÉ RÉVOL. DE NANTES ET CARRIER
SOUS Tancien régime, montagnard par peur et qui n'en sera que plus violent; Perrochaux, entrepreneur de bâliments; Lévéque, maçon; Nau, boisselier; Bollogniel, horloger; Jolly, fondeur en cuivre, Pinard et Bataillé, ces trois derniers attachés au comité en qualité de commissaires, et plusieurs autres que nous retrouverons avec eux devant le tribunal révolutionnaire de Paris, Auprès d'eux on peut citer encore Lambèrty, ouvrier carrossier, dont Carrier fera un adjudant général et Laveau, son aide de camp, un des prisonniers sauvés par Bonchamp à Saint-Florent; Fouquet, magasinier ou tonnelier, adjudant général sans brevet, chassé de la garde nationale en 1791, comme indigne de porter TuniPorme; Bobin, jeune homme de vingt ans, autre aide de camp de Lamberly; Sullivan, adjudant du commandant temporaire de la place, et une bande d'une cinquantaine de sicaires (on ne saurait les appeler autrement) instituée à la demande du comité sous le nom de € compagnie de Erutus », nom qu'elle échangea bientôt contre le nom plus viai de « compagnie de MaratS). Avec ces hommes Nantes était toute prête à recevoir Carrier. Carrier eut bientôt connu tout le parti qu'il pouvait tirer et de ces gens et de ces institutions. Il confirma le comité révolulionnaire dans ses fonctions; il confirma la compagnie Marat* et la plaça sous les ordres du comité en lui donnant
4. 28 ilu i" mois an lï (19 octobre 1795). Voyez 'sur ces per>onnagcs un premier ouvrage publié par M. Alfred LaH.é sous ce titre : Am Noyades de Nantrji, 2* édition, Nantes, 1879. M. Lnilié ajoute à ce que ron sait par le Bulletin du tribunnl rcvolulionnnire, par les factuma du temps ou par tes pièces conservées aux Arcbivn;) nationales, des renseignements qu'il a tirés des Archives de Nantes, et ce n'est pas ce qu'il y a de moins précieux.
2. 7 brumaire an \) (28 octobres 1703). Archives. W 493. n- 479» 2* parlic, pi^re 32.