CHAP. LV. — LES QUATRE-VINGT^UATORZE NANTAIS, ETC
comparaissaient à leur tour comme accusés devant le Iribunal. C'étaient:
Jean-Jacques Goullin, né à Saint-Domingue ;
Pierre Chaux, marchand ;
Michel MoREAU dit Grand-Maison ;
Jean-Marguerite Bachelier, notaire public ;
Jean Perrochaux, entrepreneur de bâtiments ;
Jean-Baptiste Mainguet, épinglier ;
Jean Lévêqite, maçon ;
Louis Nau, boisselier;
Antoine-Nicolas Bollogmel, horloger, (tous les neuf membres du comité révolutionnaire).
Pierre Gallon, raffineur;
Jean-François Durassier, courtier pour le déchargement des navires venant de Saint-Domingue ;
Augustin Batah^le, ouvrier en indienne ;
Jean-Baptiste Joi.lt, fondeur en cuivre ;
Jean Plnard, (ces cinq derniers, commissaires du comité révolutionnaire*.
L'accusation déroulait à leur charge tous les crimes qu'un comité révolutionnaire, établi à côté d'un représentant comme Carrier, pouvait commettre de complicité avec lui : concussions, dilapidations, vols, brigandages, abus d'autorité, jusqu'à se jouer, non seulement de la liberté, mais delà vie des citoyens, sans jugement :
Tout ce que la cruauté a de plus barbare ; tout ce que le crime a de plus perfide ; tout ce que Tautorité a de plus arbitraire; tout ce que la concussion a de plus affreux, et tout ce
Bon! FrAnçats, tout le monde l'est. Si j'éUis resié Français comme lant d*aiUrcs, tu me verrais encore enseTcli dans la poussière des bureaux. — Vous croyezvous mieux affermis que les Jésuites ou plus féconds en moyens de parer les coups qu'on vous porte? — l\ mordit légèrement ses lèvres.... Tu fais de mauvais rapprochements, repiit-il, mais ne touchons pas cette corde-là, pour cause. » i. Bulletin, 0' partie, p. 217, et Moniteur, t26 vendémiaire aa UI, où l'on trouve aussi l'acte d'accusalion.