THERMIDOR AN H. AU
Claude-Antoine Pricy-Limoux, ofBcier municipal, 37 ans;
Claude-Philibert Canuzet, 60 ans, juge au bailliage de Nevers ;
Marie-Edouard L'Empereur, « ex-garde du tyran ]»,60 ans;
Louise Gàscoing, femme Laroghe-Lupy, 56 ans;
Charlotte Botau, veuYe de Charles Amiral, 72 ans ;
Jacques-Joseph HALT,père, ex-procureur et notaire, 56 ans,
Jean Laxalde, commis aux ponts^et-chaussées ;
Claude-Édouard-François-de-PauI L'Ehpereur-Bisst, ex-juge au bailliage de Nevers, 74 ans ;
Suzanne -Thérèse Séguier, veuve Remignt, ex- noble, 66 ans;
Pierre Chamrrun d'Usseloup, ex-noble ;
Jean-Sébastien-Louis Dubois, père, président à la ci-devant chambre des comptes de Nevers, 58 ans ;
Jean-Pierre RoeaLARD, 33 ans, officier municipal ;
Claude -Laurent Chambrun d'Usseloup, père, auditeur de la chambre des comptes de Metz, 56 ans ,
François Tréchaut,.26 ans*.
Cinq acquittés :
Etienne Depierre, ex-aide garde-magasin des subsistances:
Jean-Louis Gauterot, modeleur et peintre en porcelaine;
Charles Amiral et son fils Auguste Amiral, âgé de 21 ans, et Lazare Gaudrt, boulanger*.
5 (25 juillet).
Conspiration des prisons : les détenus des Carmes. Yoy. p. 78 etsuiv.
Le même jour, dans la seconde section, neuf condamnés, soit pour propos, soit pour émigration.
Pour propos :
Pierre Bremàn, ancien curé, avait dit :
1. Archives, Yf 438, dossier 904, pièce 62 (jugement). S. Ibid., pièce 60.
414 JOURNAL DU TRIBUNAL RÉyOLUTIONNAIRE.
« Que les districts étoient des gueux et des mendiants », et il avait voulu empêcher qu'on n'enlevât des titres seigneuriaux*,
Benoit Millot, dit BenoisU huissier :
m Que ceux qui avoient voté la mort du roi étoient des gueux; la Convention, des brigands, » etc.*.
Marie-Anne Malicornet, ancienne domestique de curé.
Plusieurs témoins entendus l'accusent d'avoir dit :
a Qu'elle ne seroit pas fâchée que les nobles et les prêtres l'emportassent;
(( Que les ennemis étoient ses amis;
« Le diable emporte toute la nation » ; en disant « que c^étoit la nation qui étoit cause du mal ;
« Qu'on seroit plus heureux d'avoir un roi que d'avoir affaire à plusieurs têtes. »
On entend les témoins, et elle-même n'est pas interrogée! Et cependant le procès-verbal constate qu'on s'est présenté chez elle pour apposer les scellés et qu'elle a dit « qu'elle n'avoit aucun meuble à elle appartenant, fermant à clef. »
Pour émigration, quatre ou cinq domestiques qui avaient suivi leurs maîtres à l'étranger et semblaient oubliés dans leur prison :
Jean-David-Gabriel Soulavier, pendant quinze ans commis aux affaires étrangères, puis au service du ministre de Russie. Il l'avait suivi en Russie et l'avait quitté pour entrer dans la maison de Crawford, Anglais, à Dusseldorf : il avait obtenu une permission pour venir voir sa famille, et c'est au moment où il avait la simplicité de demander un passe-port pour retourner à son service qu'il avait été arrêté^.
J.-B. DiDioT, ancien domestique de M. de la Bourdonnais.
i. Archives, W 430, dossier 066, i'* partie, pièce 2. Il y a plusieurs mémoii'es juslificatifs de lui dont les jurés assurément ne connurent rien, pièces 14-21.