LOUIS XVI
KOI DBf FRANÇAIS.
De notre liberté c'est le restaurateur,
De ^'estor, des Titus auguste imitateur.
Que dis'je?... ô peuple heureux par son amour extrême,
Tu ne peux comparer ce grand roi qu*à lui-même * ;
des vers, envoyés par un bourgeois de Compiègnc, rimeur incorrigible et malheureux, Mulot de la Menardière, à une de ces religieuses, qui était sa cousine, etc.
C'en fut assez pour que le comité, «c toujours à la poursuite des traîtres », comme il le dit au début de sa lettre, dénonçât l'infortuné Mulot et seize religieuses aux membres composant les comités de salut public et de sûreté générale*.
Les deux comités ordonnèrent Tenvoi des accusés à Paris. Ils avaient même compris dans l'ordre d'envoi un nommé Guillemette, à qui était adressée une lettre pleine d'horreur et d'effroi sur la journée du 10 août, lettre écrite le lendemain ou surlendemain de ce jour% et une citoyenne Delavallée. Mais le comité de Compiègne répondit que< Guillemette était inconnu dans la ville et que la citoyenne Delavallée n'avait été nommée dans l'acte de dénonciation que pour donner l'adresse d'une
1. ArchÎTes, ibid>, pièce 92. Lu main d'un de ceux qui ont uisi celte image du roi lui a inscrit une injure grossière au front.