NICOLAS DELAROQUE
chansons : une contrefaçon du Ça ira, que Ton peut juger par cet échantillon i :
Ça n'ira pas, Pasteurs entrés par la fenestre,
Ça n'ira pas :
Vous n'êtes que de faux prélats.
Les troupeaux ne veulent pas élre Par des voleurs conduits à paître.
Ça n'ira pas.
Et une autre encore, dont voici quelques couplets
Sur Vair du confitkor.
Le Pénitent.
Mon père, pour me confesser Avex-vous pouvoir de l'Église î
J'ai menti, blasphémé, juré,
J'ai calomnié l'innocence,
Je me suis souvent enivré,
J'ai fait un meurtre par vengeance,
J'ai violé, fait pis encor ;
Dirai-je mon ConfUeor ?
Le Confesseur
Tous ces péchés ne seraient rien, Suivant la nouvelle pratique, Si vous aviez, vrai citoyen, Quelque vertu patriotique ; Mais je n'en vois aucune encor :
Dites votre ConfUeor.
Le Pénitent.
J'ai brûlé plus de vingt maisons, J'ai dépouillé quatorxe églises, J'ai vendu d'infâmes chansons ; De plus, j'ai fouetté des sœurs grises ; J'ai pris beaucoup d'argent et d'or ; Dirai-je mon ConfUeor t