‹ Histoire du Tribunal révolutionnaire de ParisChapitre 109 sur 451 · NICOLAS DELAROQUE · texte numérisé non relu

NICOLAS DELAROQUE

chansons : une contrefaçon du Ça ira, que Ton peut juger par cet échantillon i :

Ça n'ira pas, Pasteurs entrés par la fenestre,

Ça n'ira pas :

Vous n'êtes que de faux prélats.

Les troupeaux ne veulent pas élre Par des voleurs conduits à paître.

Ça n'ira pas.

Et une autre encore, dont voici quelques couplets

Sur Vair du confitkor.

Le Pénitent.

Mon père, pour me confesser Avex-vous pouvoir de l'Église î

J'ai menti, blasphémé, juré,

J'ai calomnié l'innocence,

Je me suis souvent enivré,

J'ai fait un meurtre par vengeance,

J'ai violé, fait pis encor ;

Dirai-je mon ConfUeor ?

Le Confesseur

Tous ces péchés ne seraient rien, Suivant la nouvelle pratique, Si vous aviez, vrai citoyen, Quelque vertu patriotique ; Mais je n'en vois aucune encor :

Dites votre ConfUeor.

Le Pénitent.

J'ai brûlé plus de vingt maisons, J'ai dépouillé quatorxe églises, J'ai vendu d'infâmes chansons ; De plus, j'ai fouetté des sœurs grises ; J'ai pris beaucoup d'argent et d'or ; Dirai-je mon ConfUeor t

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