JEAN VISSEC, BARON DE LA TUDE
Capet de la maison de la Conciergerie... £, Ue conspiration était, à la faveur d'une
<^ s'emparer de la Convention, de l'Ar-
j. ^^ 'a Conciergerie, etc.
*^ ' "Y, quatre des accusés furent
%. *%, > Urgon, femme Fournier ;
; ^ i1- "i> e et Elisabeth Lavigne,
*&& *%/ ae quatorze ans, déclaré
i , lut condamné, vu son âge, à
jii et six heures d'exposition. Les quittés1.
. 1% (17 janvier), Jean Vissec, ci-devant baron de La fuDE, officier retraité, envoyé au tribunal révolutionnaire par les représentants près l'armée de la Moselle, Soubrany et Richard, pour propos et actes contre-révolutionnaires.
On évoquait contre lui un vieux procès-verbal, daté du 17 avril 1790. Sommé de payer ses contributions, il avait, disait-on, menacé de son fusil et poursuivi de ses invectives la garde nationale. Il sortait de l'église avec des signes de mépris, quand le curé allait lire des décrets; il avait refusé de prêter serment, etc*. Dans son interrogatoire, le vieux baron nia tous ces griefs, et l'on peut juger de leur valeur par d'autres imputations sur lesquelles le juge l'interroge :
N'a-t-il pas fait dresser une potence dans son parc?
C'était une escarpolette3 !
4. Archives, W 311, dossier 415, et Moniteur du 29 nivôse, 18 janvier 1794. 2 Procès- verbal dresse par le maire de Raucourt, district de Pont-à-Mous- •°n, 17 avril 1790. Archives, >V 311, dossier 416, pièce 7. 3. lbid.t pièce 4.
Après cet interrogatoire (21 frimaire), il avait une telle confiance, qu'il écrivit à Fouquier pour le prier d'en examiner le procès-verbal et de le faire mettre en liberté1. Fouquier^Tinville le fit comparaître devant le tribunal qui l'envoya à l'échafaud,
Quelques acquittés du mois de ni «ose.
Il y eut aussi dans ce mois un certain nombre d'acquittements1, dont trois ou quatre méritent d'être signalés.
15 nivôse (2 janvier 1755). Marien Mazon, tisserand; Marie-Anne Roussel , sa femme, P. Laubriat, laboureur, et F. Bac m f, h, charron, avaient été renvoyés devant le tribunal pour des troubles qui avaient eu lieu, l'anniversaire du 10 août, à Lathenay (Nièvre).
Mazon avait renversé d'un coup de bâton la coiffe de la citoyenne Décante, en disant qu'il ne fallait plus porter de ces hauts bonnets ; qu'elle était une aristocrate. Il n'avait pas mieux traité le chef, ou du moins le couvrechef du citoyen Bouchard, disant : « F.... ! nous sommes dans un siècle de liberté et d'égalité », et qu'il ne devait pas porter un chapeau comme celui qu'il avait sur la tête, qu'il était un aristocrate, etc5.
Un tribunal de police n'eût-il pas bien suffi ? Mais les accusés n'y perdirent rien. Le jury déclara :