‹ Histoire du Tribunal révolutionnaire de ParisChapitre 340 sur 451 · tW.,dos8. 569W*,pièces6et · texte numérisé non relu

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POUPÀRT-BEÀUBOURG ; ENJUBAULT, ETC. 451

quel point il étoit l'ami de Roland et l'ennemi des Jacobins. » Parmi ces brochures devait être cette lettre à Laporte, imprimée dans le recueil des pièces trouvées chez l'ancien intendant, lettre datée des prisons de la haute cour, 4 août 1792, et dans laquelle, lui envoyant sa défense, il lui disait :

Les Jacobins d'Orléans sont écrasés à jamais ! Ici le peuple éclaire, et aussi juste qu'à Paris il est féroce, est tout dévoué au roi * .

H avait écrit contre la mise en jugement du roi devant la Convention, contre certaines condamnations du tribunal révolutionnaire. De sa nouvelle prison, il écrivait encore, il imprimait par exemple cette note :

Égalité, Liberté.

A la Société populaire et au Comité révolutionnaire de la section du Contrat-Social sur la mort de l'infortuné Chaudot, et dénonciation de trois brigands plus puissants que la Convention.

(Trois dénonciateurs qu'il accuse de dénoncer les patriotes et de faire libérer à prix d'argent les coupables.) Vive la République une et indivisible.

Signé : L'odieux criminel, Poupart Beaubourg. Vainqueur de la Bastille, et revenant du 2 septembre.

Prison de la Force, 30 pluviôse, l'an 2 de la République une et indivisible*.

Vainqueur de la Bastille, titre bien suranné I Revenant du 2 septembre: on envoyait à l'échafaud les revenants du 2 septembre. On le lui fit bien voir.

Le même jour 12 (2 mars) comparaissaient deux

1. Archives, W 332, dos*. 560 bis, pièce 15. — 2. Même dossier.

452 CRAP. XXIV. - VENTOSE.

hommes qui avaient joué un rôle important dans le mouvement fédéraliste de la Mayenne: René-Pierre Enjubault, procureur général syndic du département, et Pierre Jean Sourdille-Lavalette, avocat du roi au présidial de Château Gontier, administrateur du département, puis procureur syndic de l'administration de Laval. Ils cherchèrent en vain à atténuer dans leur interrogatoire la part qu'ils y avaient prise *. Les pièces déposaient contre eux*.

Un général complice de Dumouriez, Jean-Louis Laroque (trente-huit ans), autrefois colonel du 10e dragons3. Il avait reçu du général de Neuilly Tordre de conduire ses dragons à l'Ermitage (bois de Bonsccours, près Condé) : c'était passer à l'ennemi ; il les avait fait mettre en bataille à Vieux-Condé où il était, leur avait Ju Tordre, mais ensuite il avait pris conseil et résolu de retourner à Valenciennes. Neuilly lui avait dit que tous les généraux qui avaient servi sous Dumouriez étaient compromis; que déjà Stengel, Miranda, Harville, Boucher et autres, avaient été guillotinés; que lui Laroque était sur la liste de proscription. Dans son interrogatoire, il ajoute:

Que lui répondant a dit avec cette franchise qui caractérise un honnête homme, qu'il passeroit "de Tautrc côté, s'il croyoit être guillotiné à Paris, mais que tous les officiers de dragons lui ayant assuré qu'ils étoient prêts à rendre le meilleur témoignage de sa conduite, alors il est resté avec eux

D. Comment il n'a pas commencé par où il a fini qui ctoit de communiquer Tordre de Neuilly au commandant temporaii e de Condé qui lui auroit donné, ainsi qu'il l'a fait, un ordre

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