‹ Histoire du Tribunal révolutionnaire de ParisChapitre 355 sur 451 · lirid., pièce · texte numérisé non relu

lirid., pièce

Lafayette. Ce corps est totalement défait. M. de Gouvion est resté sur la place avec beaucoup d'officiers. On a pris tout le camp ; les magasins sous le canon de Maubeuge ont étés brul^. On [n'] a pas de plus grands détails mais la nouvelle est sur (sûre).

Ce 11.

L'adresse :

A Madame, madame la comtesse de Durtal, en son hôtel rue de Varennes, faubourg Saint-Germain à Paris.

Cachet avec armoiries et, sur l'autre face, le port de la lettre: 12.

Ce billet venait de l'étranger et probablement avait été communiqué par la comtesse à son oncle de l'Aigle, puisqu'on l'avait trouvé parmi ses papiers.

Dans son interrogatoire (17 ventôse), le comte de l'Aigle nia toutes correspondances au dehors, dit de ses fils qu'il ne savait où ils étaient (et cela pouvait être vrai), reconnut tous ses papiers comme de lui. On ne lui parla pas du billet cité plus haut, mais on lui demanda :

D. S'il n'a pas une nièce nommée Durtal et où elle demeure? R. Qu'elle demeure rue de Varennes et est en arrestation aux Anglaises1.

On s'en tint là, et la comtesse de Durtal ne fut pas même assignée comme témoin. On se borna à la faire passer des Anglaises à la Conciergerie. Le procès commença et voici l'incident que nous révèle le procès-verbal d'audience, si vide d'ordinaire :

« Il n'y avait point de témoins. Mais sur la réquisition de l'accusateur public le tribunal a ordonné que la ci-devant de

Page 1