P. VERRIER; LES VICTIMES DE CLAMECY, ETC
Le fermier P. Verrier. — Dix-sept habitants de Clamecy.
La même peine était appliquée, le lendemain 23 (15 mars), à Pierre Verrier, fermier principal du ci-devant comte Damerval \ accusé d'avoir dit que la nation était gouvernée par des gueux, des coquins, des gredins : que la s. nation lui faisait payer plus d'impôts qu'il n'avait de revenus; qu'elle ruinait tous les propriétaires et tous les fermiers; qu'il désirait que le roi de Prusse arrivât; qu'il l'attendait à son dîner, etc. — Le dernier trait n'ouvre pas les yeux à l'accusateur public sur le caractère de cette boutade ! — Et l'accusé niait tous les propos; point d'autres preuves que les dénonciations des fermiers qui lui devaient beaucoup.
C'était une manière de s'acquitter que le tribunal ne leur refusa pas \
Le 25 (15 mars), une nouvelle immolation en masse5. Dix-sept habitants de Clamecy, Nevers ou environs, nobles, prêtres ou anciens fonctionnaires, étaient envoyés au tribunal révolutionnaire par les représentants du peuple dans la Nièvre, sous prétexte de correspondance fédéraliste, et jugés en bloc (c'est un des premiers exemples de ce procédé) pour des délits qui, au fond, n'avaient rien de commun.
Henri La Bussière, ex-noble;
Marie-Henriette Fourmer, veuve Chabanne, ci-devant marquise;