Un émigré d'une nature particulière, Jacques
Nicolas Cartereau-Desormeaux, fabricant de savon. Il avait ourdi, avec Claude - Vivant Dodheret et Guillaume-Antoine Goisset, le complot de faire condamner un nommé Lausanne et une femme Millin, dite Grandmaison, pour propos contre-révolutionnaires, afin de s'emparer de leur fabrique, rivale de la sienne. Mais la dénonciation avait été reconnue fausse au tribunal, (26 brumaire; Archives, W 295, dossier 252), et ils avaient été arrêtes tous les trois comme faux témoins. Or, dans l'instruction on constata que Cartereau-Desormeaux avait escroqué un cheval et un cabriolet, et, ainsi monté, avait quitté la France en 1 790 pour n'y rentrer qu'en juin ou juillet 1792. Il fut condamné à mort comme émigré et ses deux complices à 20 ans de fers comme faux témoins. (Archives, W 297, dossier 269, Bulletin 3# partie, n° 2.)