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Marc-Étienne Quatremère et les six officiers ou

soldats de marine (Etienne Fichet, Jean-Marie Lécluse, etc.) que la Convention, réunie sur la place de la Révolution pour célébrer l'anniversaire de la mort de Louis XYI, trouva à point, montant les marches de la guillotine, voy. p. 374 et 375. 5. (22). — Marc-Antoine Bernard, chirurgien administrateur du district de Tarascon, suppléant à la Convention nationale. Il avait pris part aux manifestations contraires au 31 mai ; et néanmoins, appelé par sou titre à remplacer Barbaroux, il osa se présenter à la Convention. La Convention révoqua le décret qui l'appelait et le renvoya devant le tribunal révolutionnaire (26 nivôse = 15 janvier 1794 l). Là on lui demanda s'il était en correspondance avec Barbaroux? Il ne le connaissait même pas. — S'il partageait les opinions fédéralistes de Brissot, Yergniaud et autres? — Il ne les connaissait pas davantage; ce qui était plus difGcile à croire. Quant au serment contre-révolutionnaire qu'on l'accusait d'avoir prêté, il ne sut dire qu'une chose : c'est qu'il avait partagé l'erreur commune (ibid. , pièce 12). Cela ne suffisait pas pour l'absoudre, et on l'accusait en outre d'avoir sévi contre les patriotes de Tarascon ; il fut condamné.

— Thomas-Louis Lefebvre, instituteur; il figurait comme témoin dans le procès de Marie-Anne Valéc, veuve Maréchal, institutrice, accusée de professer dans son école les principes les plus

1. Archîres, W 313, dossier 429, pièce 13, et Moniteur du 27 nivôse.

contre-révolutionnaires. Convaincu de faux témoignage, il fut lui-même, séance tenante, mis en accusation, jugé et envoyé à l'échafaud :

« Non pas comme faux témoin, non pas comme dénonciateur, calomniateur de la veuve Maréchal, mais comme un conspirateur, pour avoir, dans une intention atroce de perdre cette citoyenne vertueuse , pris dans son propre cœur les imprécations les plus horribles contre la révolution, exprimées dans des lettres écrites par lui à divers pères dont les enfants étaient confiés aux soins de la citoyenne Maréchal1. »

4. (25.) — Victor-Melchior Toulon-Rimbaud, ancien avocat du roi près Pamirauté & Toulon, accusé d'avoir sévi contre les patriotes et pris part à la révolte de de la ville (Archives, W 314, dossier 433). 5. (24). — Nicolas Rouard-Besnard , qui, se trouvant dans un café et tenant un paquet de cordes, l'avait jeté sur le billard en disant hautement : « Yoilà de quoi pendre les clubistes; » et en décembre : « Nous n'exterminerons donc pas les clubistes? S'il sont maintenant à l'Hdtel-Dieu, il faut, les fêles de Noël, les conduire au cimetière1. »

Les clubistes avaient mieux que des cordes pour expédier au cimetière ceux qui les en menaçaient.

— Laurent Migot, ex-comte, ex-colonel du 4e régiment des dragons, accusé d'intelligences avec l'ennemi pour des propos tenus en septembre 1792 (Archives, W 314, dossier 442).

1. Archives, W 313, dossier 430 (dossier Lefebvre), pièce 2 (jugement), et dossier 432 (veuve Maréchal) pièce 30, (procès verbal d'audience), Cf. Moniteur du 8 pluviôse (17 janvier 1704).

2. W 314, dossier 440. Le jugement, pièce 33, porte par erreur la date du 23 pluviôse. Le procès- verbal d'audience (pièce 32) ainsi que les questions posées au jury (pièce 31) ont la date du 5, et dans le Moniteur du 11, on trouve» en effet, Rouard-Besnard parmi les condamnés du 5.

<>. (25). — Sébastien Mondot, prêtre, demeurant à Cuneau, district de Saumur, accusé d'avoir rétracté son serment et lu à l'église une proclamation des Vendéens : il l'avouait, mais cherchait dans la contrainte une excuse (W 315» dossier 446, pièce 8.)

— François Quantin, homme de loi, pour ses sentiments royalistes et ses rapports avec les Vendéens lors de leur entrée à Saumur. Il avait parlé contre la mort du roi, mais avant son jugement, et depuis il s'était soumis. Il se défendait d'être fédéraliste et s'excusait d'être resté à Saumur après l'entrée des Vendéens. Il leur avait résisté; il avait sauvé la vie à quatre républicains. Il prétendait même qu'il avait fait tous ses efforts pour faire chérir le nouveau régime. 11 avait fait imprimer un petit ouvrage en forme de dialogue pour instruire le peuple et l'attacher à la Révolution. Mais on le soupçonnait d'être beaucoup plus attaché lui-même, à la Vendée, et cela décida de sa perte (W 515, dossier 447, pièce 7).

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