Ibid
3. C'est le système qui a été adopté depuis que, pendant la dernière guerre, les* Prussiens ont remis en honneur l'odieuse tactique de bombarder les villes, pour vaincre par les souffrances de la population désarmée, vieillards, enfants et femmes, la résistance de la garnison ! Lille et nos principales places sont aujourd'hui défendues par une ceinture de forts.
tants du peuple, dans les lettres qu'ils écrivaient à Paris, parlaient sans cesse de mon ardeur républicaine? Je n'ai jamais su ce que c'était que reculer. Je peux dire sans orgueil que j'ai gagné autant de combats, que j'en ai donné. » Et il évoquait un souvenir qui aurait dû dé* sarmer les plus furieux :
c C'est moi qui ai défendu Lille dans son bombardement. »
Mais qui se souciait, en 1793, des choses dont les esprits s'étaient le plus enthousiasmés l'année précédente? Les vainqueurs de la campagne de 1792 n'étaient plus bons que pour la guillotine.
L'auteur du Glaive vengeur ne peut nier pourtant l'impression que l'accusé produisit sur le public : « La Ma ri i ère, dit-il, avoit un physique avantageux, une figure agréable, un organe flatteur, un débit imposant. Il étoit difficile, avec de semblables moyens, de manquer d'inspirer de l'intérêt : aussi, pendant le commencement des débats en fit-il naître beaucoup. » — Mais il fallait bien que l'accusateur public eût raison. « — Les délits se constatèrent, continue l'auteur, et le peuple, ne trouvant plus en lui qu'un traître, fit retentir la voûte de la salle de ses applaudissements dès que la sentence de mort fut prononcée.
Il ajoute :
c II porta jusqu'à l'échafaud l'empreinte d'une fermeté imposante. Dès qu'il y fut monté, il cria, mais d'un ton de voix peu assuré : « Je meurs innocent. » (P. 140.)