PROCÈS DE CARRIER
Carrier à la Conciergerie. Acte d'accusation (5 frimaire, 25 novembre 1794). Carrier refuse de répondre dans l'interrogaloire préliminaire.
Les conclusions du rapport étant adoptées, la Convention décréta que Carrier serait traduit sur-le-champ à la Conciergerie et désarmé. Ce n'était pas sans raison : quand on vint pour le prendre, il tenta de se brûler la cervelle. La commission des Vingt et un avait été invitée à dresser Tacte d'accusation sans retard. Elle l'apporta dans la séance du lendemain 5 frimaire (25 novembre 1794).
Cet acte lui reprochait les principaux faits qui avaient été Tobjet du débat :
1° et 2*" Tordre écrit donné à Phelippes d'exécuter une fois vingt-sepl, une autre fois vingt-quatre brigands^ sans jugement; 5^ l'autorisation donnée à une commission militaire de faire fusiller des paysans dont une partie n'avaient pas pris les armes ; 4*" Tordre de fusiller ou noyer des brigands venus à Nantes sur la foi d'une amnistie ; 5"* la façon dont il avait traité quatre-vingts cavaliers qui venaient se rendre et promettaient de livrer leurs chefs; Q"" les noyades d'hommes, d'enfants et de femmes; l"" les pouvoirs donné à Lamberty pour les noyades; les mariages républicains; 8** sa conduite en-