‹ Histoire du Tribunal révolutionnaire de Paris (volume 4)Chapitre 49 sur 178 · ACQUITTEMENTS : LE PUBLÏCISTE DELACROIX · texte numérisé non relu

ACQUITTEMENTS : LE PUBLÏCISTE DELACROIX

Ëli bien, disaitril, cherchons un moyen d'asseoir la République sur des bases inébranlables; que le peuple, consulté individuellement, prouve à ses détracteurs que leurs assertions sont téméraires et mal fondées. Voilà, citoyens, dans quelle intention j'ai écrit le chapitre qui a attiré sur moi la sévérité du gouvernement K

Evidemment on ne demandait qu^un prétexte pour l'acquitter.

« Le calme et la simplicité de sa défense, comme dit le Moniteur^ firent sur le public une impression que le discours sévère de l'accusateur public ne réussit point à effacer. » Tronçon-Ducoudray, son conseil, n'avait déjà plus à le défendre; il défendit la liberté de la presse, en montrant l'abus qu'on avait fait de la loi qui la concernait sous la Terreur :

Ils égorgeoient avec cette loi, disait- il : une phrase, un mot étoient punis de mort. La Convention nie veut au contraire que punir la malveillance séditieuse, les cris de révolte, les efforts criminels, Tintention perverse pour renverser le gouvernement ^

Le tribunal en jugea ainsi; le jury déclara :

c< Qu*il n^élait pas constant que l'ouvrage intitulé le Spectatcur français pendant le gouvernement révolutionnaire tendit à provoquer le rétablissement de la royauté et la dissolution de la représentation nationale. x>

Et le tribunal acquitta et mit en liberté Delacroix :

Ce jugement, rendu à l'unanimité, dit le Moniteur^ a été couvert d applaudissements. Une foule immepse de citoyens que la célébrité donnée à l'affaire avoit attirés à la séance

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