CHAP. LIX. — PROCÈS DE FOUQUIER-TINVULE, ETC
Mais on en voulait bien plus encore aux vivants. Que faisait la commission des Vingt et un? C'était trop de retard. Le 5 ventôse (23 février 1795), après le vole d'un décret qui reléguait dans leurs communes tous les membres dés comités, tribunaux et commissions révolutionnaires de province, Merlin de Thionvillc demanda quand donc enfin on aurait son rapport. Il s'en serait même fort bien passé, ainsi que du tribunal révolutionnaire :
Qu'aviez-vous besoin de ces formes lentes? Brutus les em* ploya-t-il avant d'assassiner César ?
Il rappelait Carrier, et Carrier n'était que le suppôt de ces quatre grands coupables :
Que Séjan tombe avec Tibère, qu'Antoine tombe avec César : il faut que les assassins de ma patrie rentrent dans le tombeau ^
On eut grand'peine à lui faire entendre raison et prendre patience jusqu'au 12.
Ce jour-là (2 mars 1795), quand Saladin, rapporteur de la commission des Vingt et un, entra dans la salle, il fut accueilli aux acclamations unanimes et prolongées des tribunes, et ce fut après une nouvelle salve d'applaudissements qu'il donna lecture de son rapport, concluant à la mise en accusation. Sur la proposition de Legendre, les prévenus furent mis en arrestation cbez eux'.
demain, \n Convention vit détiler devant elle un grand nombre de sections, qui venaient la féliciter d'avoir épuré le Panthéon français. Voyez Moniteur des 23 et 24 pluviôse an III (11 et 12 février 1795). — Voyez aussi une brochure intitulée : La dépanthéoniaation de J,-P. Marat, patron des homme* de tang et des terroristee (20 pluviôse), fondée sur les crimes et sur [les forfaits des Jacobins, par llenriquez.