‹ Histoire du Tribunal révolutionnaire de Paris (volume 4)Chapitre 76 sur 178 · CHAP. UX. - PROCÈS DE FOUOUIER-TLN VILLE, ETC · texte numérisé non relu

CHAP. UX. - PROCÈS DE FOUOUIER-TLN VILLE, ETC

Claude-Louis ChateleTy 45 ans, né à Paris. JeanÉtiennc Brochet, 41 ans, avant la Réyolution garde de la connétablie.

Pierre-Nicolas Chrétien, 34 ans, limonadier. Jean-Baptisle Didier, serrurier.

Jean-François Gauthier, charpentier.

François Girard, orfèvre.

Benoit Trat, avant et depuis la Révolution tailleur d'habits. Georges Gaunet, perruquier.

FoUQUiER-TiNviLLE restait naturellement à la tête de la liste générale.

Rappelons que Dumas et Goftinhal av'aient été exécutés et notons que Liendon, substitut, Félix, Bravel et Barbier, juges, Didier et Gauthier, jurés, n'avaient pu être arrêtés \

Ouverture des débats. Témoins mis en accusation. Répliques des accusés.

Les débats s'ouvrirent par un discours de l'accusateur public qui reprit sommairement les points divers de Taccusation contre Fouquier-Tinville et ses coaccusés. Un des défenseurs des jurés, se fondant sur le texte du passage qui les concernait dans l'acte d'accusalion, demanda que tous les jurés de l'ancien tribunal fussent mis en jugement, ou ceux qu'on accusait, en liberté ; mais l'accusateur public répondit que si d'autres se trouvaient incriminés, le tribunal statuerait à leur égard, et l'on passa outre.

i. L'interrogatoire des prévenus préalable au jugement se trouve aux Ardiives, W 501 1 2* dossier. Des dépositions de témoins se peuvent voir aussi au carton W 500.

DÉBATS PUBUGS : CONSPIRATION DES PRISONS. iOl

Le procès, commencé le 8 germinal, ne se termina que le 17 du mois suivant ^ Pour mettre de l'ordre dans la discussion, le substitut de Taccusateur public demanda que le sujel du débat fût défini chaque jour, et Ton commença par celui où s'accumulaient le plus de griefs : la conspiration des prisons. On pouvait établir pièces en main comment elle s'était organisée sous l'inspiration du comité de salut public comme sous la direction d'Herman, commissaire des administrations civiles, police et tribunaux', et de Lanne, son adjoint, sans oublier Fouquier-Tinville. A Bicélre, ils avaient eu le concours spécial de l'administrateur de police Dupaumier, chargé de la direction de la maison. Des témoins racontaient comment le premier dénonciateur, le forçat Yalagnos, eut, dès que Ton eut reçu sa dénonciation et commencé à faire les listes, une chambre à part dans la prison et le traitement des plus favorisés, la nouiTiture de l'infirmerie, depuis le 26 prairial jusqu'au 9 thermidor'. D'autres disaient comment Lanne, par supplément aux dénonciations, avait ajouté de son chef les trois noms d'Osselin, de Senlisse et du filsdeSillery à la liste des victimes adressées au tribunal \ Real, défenseur officieux, écroué au Luxembourg la même nuit que Danton, du 10 au 11 germinal, avait pu voir à l'œuvre ceux qui avaient eu un rôle dans l'invention de la conspiration du Luxembourg, et il signalait la part qui en revenait au concierge Guyard, au guichetier Yerney et aux deux moutom Benoit et Boyenval ou BoyavalV

i. Archires, W 499» dossier 550, piàcc 7 (procès-verbal d'audience).

2. Appelé d'abord comme tdmoin au procès, il s*y montre oicessÎTement réservé [Procèt Fouquier, n" 10, p. 1).

3. Proche Fouquier, n« 8, p. 3; cf. n* 10, p. 2. — 4. /6trf., n^ 8, p. 2 et 4. 5. Ihid,^ n** 15-15; cf. le témoignage de Stral, suisse du Luxembourg, et des

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