‹ Histoire du Velay (volume 2)Chapitre 14 sur 39 · LA CHRONIQUE DES ÉVÊQUES · texte numérisé non relu

LA CHRONIQUE DES ÉVÊQUES

pour signer une réclamation collective à l'occasion des legs faits à Saint-Julien de Brioude par ce prince qui, de son vivant, était abbé séculier de cet illustre monastère. — Quelque temps après, Acfred, successeur de Guillaume dans le comté de Yelay, fait aussi son testament et, sans doute sous l'influence de Gothescalk , gratifie l'église du Puy de l'alleu de Ghamalières. — Neuf ans plus tard, cet évêque réforme l'abbaye de Saint-Théofred, tombée dans un grand relâchement; il y rétablit la règle de saint Benott, laisse le recteur à la nomination des moines, mais se réserve le titre et les prérogatives d'abbé. — En 955, il se rend à Laon où se trouvait le roi Lothaire, et fait ratifier à son profit par ce prince la donation de Raoul à ses prédécesseurs (1). — Enfin, vers l'année 962, c'est sous son épiscopat et à l'aide de son concours que Truanus, doyen de la cathédrale du Puy,

(1) Nous ne reproduirons pas ici cet acte, qui est presque identiquement le même que celui du roi Raoul. Seulement., pour lui donner encore plus de force et d'énergie, Lothaire le termine, suivant la coutume de ce temps-là, par des anathèmes prononcés contre ceux qui violeraient les privilèges qu'il ratifie. « Que si quelqu'un osait violer criminellement ces statuts, dit-il, et poussait le désespoir de la clémence du Dieu toutpuissant jusqu'à les enfreindre avec audace et présomption qu'il soit condamné h jamais par le privilège apostolique du droit, qu'associé au traître et sacrilège Judas, il reçoive en partage les feux éternels ; qu'il soit anatheme, Maran-

entreprend de bâtir une église à saint Michel sur le sommet de cette merveille géologique qu'on appelle la Roche d'Aiguilhe.

A Gothescalk succède un pieux chanoine de l'église du Puy, nommé Bégon. Celui-ci n'occupe que très-peu de temps le siège épiscopal, au grand regret du peuple, s'il faut en croire le vieux manuscrit qui rappelle ainsi sa mémoire : Eodem die lacrymabilis transitus Begonis venerandi prœsulis, qui decus ecclesix augere laborans, virtutum omnium flore perspicuus, injuvenili œtate positus astra petit y clericorum mentibus fletum addens sœvi discriminis (1).

Atha , qu'il soit pendant la vie exclu d* rassemblée des fidèles, et précipité après sa mort dans les flammes vengeresses et interminables de l'enfer !!

Voir, pour le texte latin. Histoire générale du Languedoc, t. II, Preuves, p. 96, 97.

(1) GALLIA CHRIST! ANA, t. II, p. 695.

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