LE BREUIL. — VALS
tiges de mur (1). » — Plus tard, en 1848 et en 1855, à Toccasion de défoncements que fit exécuter Tadministration sur ce point, M. Aymard recueillit de grandes briques à rebords (teg, hamatœ), des médailles et un morceau d'antéfixe en terre cuite, qui représente une tête d'enfant entourée de longues tiges élégamment contournées en volutes (2).
Plus loin , dans le village de Vais, le même antiquaire a signalé une tête à peu près de grandeur
(1) C'est dans la prairie du Breuil que M. de La Lande place le forvm ou foirai. Pour lui ces mots semblent avoir la môme acception. Le vallon de Vais permettait un grand rassemblement de bestiaux, dit-il, il était longé par une rivière, ce qui était jugé nécessaire autant pour leur santé que pour la propreté et la salubrité du pays. Tout concourait à fortifler l'antiquaire dans la pensée que, dès une haute antiquité, il avait existé un forum ou grande foire dans l'une des belles vallées d'Anicium , image des foires richement approvisionnées en bestiaux qui y ont lieu chaque mois encore. {Essai hist. stbr les Ànt., p. 126 et seq.)
C'est, au contraire, au sommet de la montagne d'Anis, près de la cathédrale, sur la place môme du For, que M. Aymard voit un forum. l\ est évident que ce ne peut être par les mêmes motifs, ni dans le même but que cet autre forum, image de celui do Rome, aurait été placé dans une sorte d'acropole presque inabordable (Cong, scient., t. II, p. 407, 460).
(-2) Cong. scientifj t. Il, p. 461.
L£ BUXU. — TALS. 3o7
naturelle dèladïêe du cor[K rers le milieu du cou. Elle a la dierelnre reoooTefte en anièie par un ToUe; le reTers, qui nest qu'ébaocfaê, pennet de supposer que la statue ou le buste d*où elle provenait fut primitivement appliqué à une autre partie du monument 1 .
(i; Comg. seieutif., t H. p tfl.
oupniE II
fT^éa 4m \m
Hispalis oa plutôt E^)aly, aujoanThui misérable hameau , fat mie petite Tille jadis fortifii^ et entoarée de murailles. Noos parierons de son ancien castel épîscopal , rendo célèbre par le séjomr du roi Chartes Vil , lorsque nous écrirons l'histoire féodale du pays; qu'il nous suffise en ce moment d'indiquer «ri position au pied d'un rocher, au bord d'une rivière, à l'extrémité d'une étroite vallée en forme de berceau qui le sépare du mont Anis de la distance (l'un kilomètre au plus. — Il serait assez difficile de clèlenniner ce qu'avait été Espaly avant le moyen- Ag(3; toulefois les vestiges antiques découverts sur
son territoire fortifient les conjectures de ceux qui prétendent qu'une colonie s'était établie dans ces fertiles parages et y avait fondé quelques riches établissements. Voici les documents archéologiques qui viennent à l'appui de cette opinion :
lo Dans les constructions de l'ancienne église de Saint-Marcel , on a pris quatre colonnes antiques en MARBRE BLANC pour Ics transporter au musée duPuy. Elles sont d'inégales grandeurs, mais bien proportionnées et d'une parfaite conservation,
2o Dans les démolitions de plusieurs b&timents voisins de l'église, on a trouvé une grande quantité
de FRAGMENTS DE FRISES, dc COLONNES et de CORNICHES ;
plusieurs avaient des dimensions considérables.
3® Sur le même point on a découvert une partie d'iNSGRiPTiON dont les lettres ont m. 08 c. Elle est ainsi conçue :
ILLVM....
CILTICA...
ETHONORIB...
FABRORVMP..
M. de La Lande donne cette inscription et propose de la compléter de la façon suivante : Caio Julio iLL ustri viro Muneribus ciltica in sua génie
ET H0N0RIBW5 fuïtCtO FABRORUM PrdpfectO,
.360 .-LkHiTAiHiir wàjaMJEsafL^
 lo^ju J}£^nu^, , surûiùméant des ouvriers, hcmume i-lusPrf, qm a reinpli komorablemmU ki charges pîàbëqfies dans la Ceùique, sa naHan.,., etc.
yous prodaisoas Fîiizéziieax coauneiilaire de Farcbéoloçne socs ti^ote réserre, car 3 eoipnmte trop à llijpoCfaèse pooT que sera inter^élatioa paisse ÎDspûner une srrande eonfianiee.
4^ En 1842^ des fooDIes pratiquées dans des terrains sor le bord de la rÎT^re, on pea en a^ant da Tillage dTspalr, en face de Saint-Marcd, mirent en lomière les fondati<Mis parEûtement canserrées d'une partie d*an grand édifice (i). — Noos en publiâmes un plan détaillé, en 18(6, dans TAneim Velay. Dqnns lors, de nourelles recherches ont permis à M. Aymard de donner à ce pian plus d'extension , et même de le comidéter d'^rës les indications fournies par les auteurs «2». Nous présentons ici le dessin exécuté sous la direction de cet anti-
fl) La seule portion explorée des sabstnictions mesurait 55 m. 33 de longueur, sur 24 m. 33 de profondeur. Ces proportions étaient loin d'être celles de l'ensemble des constructions, car les murailles d'enceinte se prolongeaient encore dans tous les sens, suivant les additions au plan indiquées par M. Aymard, lesquelles supposaient une façade de 63 m. 33 au lieu de 55 m. 33.
(^) Batissier, Art mormmental, p. 275.
HABITATION PATRHUEnKB.
qiiaire ; il nous par^t pfTrir une idée fort exacte de ce qu'était, du second au sixième siècle, la demeure d'un opulent patricien dans les Gaules.