‹ Histoire du Velay (volume 4)Chapitre 112 sur 131 · L. — Grands appartemeuts · texte numérisé non relu

L. — Grands appartemeuts

M. — EMPLACSXSHTS DI DimSRS PIÈCES.

N. — Fragments de colonne et chapiteau....

&> A la découYerte de ces importantes sabstractions , il convient d'ajouter celle d'un remarquable fragment de frise architrayée (1) tronyé près de là , et qui probablement décorait soit Y atrium, soit le péristyle. — Ce fragment , dont nous avons

(1) La frise archilravée est celle qui repose directement sur les colonnes et qui fait à la fois frise et architrave. On reconnaît que la pierre dont nous parlons servait à ce double usage, par les sculptures qui se Irou vont sur la face quîservait de plafond et qui marquent, par des parties lisses, la place des colonnes.

DÉPART POUR LA CHASSE (Bas-reliefJ , 365

donné un dessin dans notre précédente publication de Y Ancien Velay, est fort curieux et mérite de fixer l'attention des archéologues. La pierre , du même grès que celui qui a servi à toutes les œuvres d'art gallo-romaines de la Vellavie , a près de deux mètres de longueur sur un de hauteur, et était encore bien plus grande dans Torigine , puisque la sculpture est en partie brisée (1).

La scène se passe dans une forêt; le sujet représente un épisode de chasse , probablement un départ. — Une biche broute au pied d'un arbre , une autre est près d'elle, conduite en lesse par un serviteur auquel on voit un hâvre-sac sur le dos. On croirait que ces deux biches apprivoisées sont destinées à servir d'appât pour prendre les cerfs de la forêt. Deux chasseurs, suivis de chiens et portant chacun une arbalète , viennent immédiatement

(1) Celte magniflque pierre servit pendant l'ère barbare de sarcophage chrétien, comme presque toutes celies qui parent être employées à cet usage. En ce temps-là on se préoccupait fort peu des ouvrages d'art ; aussi, pour la plus grande commodité de ceux qui furent chargés de creuser ce tombeau, le côté de la sculpture de chasse fut précisément celui que l'on choisit pour base, et comme la pierre se trouva trop large, on la diminua de S5 centimètres, ce qui enlev$^ toute la partie supérieure du bas-relief.

366 ANTIQUITÉS D'hISPALIS ET D*ANIGIUM.

après. A la manière dont ils disposent leur arme 5 on reconnaît qu'ils se préparent à la chasse (1).

Une préoccupation saisit naturellement Fesprit à l'aspect de ces substructions qui supposent une vaste et riche demeure ; l'on cherche avec étonnement ce que sont devenues les colonnes , les basreliefs, les inscriptions, en un mot tout cet immense système architectural qui devait décorer l'édifice évanoui. Il ne reste absolument rien sur place ; le sol , profondément fouillé , est depuis des siècles livré à la plus fertile culture , tandis qu'à quelques pas de là , une ville a été construite sur la montagne ; et dans les murs les plus anciens de cette ville 'se trouvent des colonnes , des basreliefs , des inscriptions aux origines inconnues... « Si par goût pour les antiquités et les arts, dit » M. de La Lande , un évêque a pu enlever du Puy » pour les faire transporter à neuf lieues de là dans » son parc de Monistrol, de grands blocs sculptés, » à plus forte raison on a pu faire venir d'une de- » mi-lieue et de bien moins loin eruîore des blocs

(1) On remarque, dans le motif, un chasseur armé d'une arbalète. Cette singularité, reproduite dans un monument funèbre trouvé à Solignac , est importante à signaler. M. Mérimée dit que c'est la première fois qu'il a vu une arbalète représentée dans un sarcophage antique.

ANTIQUITÉS d'hISPALIS ET D*ANICIUM. 367

» semblables lorsqu'il s'est agi d'agrandir et d'em- 9 bellir une cathédrale et de satisfaire le zèle reli- 9 gieux des contemporains (1). — Ceci vient confir- 9 mer ce qu'on a dit tant de fois et ce qu'il est bon » de répéter souvent ; que , lorsqu'on découvre » des débris antiques isolés , il ne faut pas toujours » les attribuer à un monument ou à un édifice qui » aurait existé sur le lieu même. Les plus savants » antiquaires ont eu mille occasions d'appliquer » cette vérité comme l'a fait l'abbé Lebeuf lorsqu'il » s'est prononcé sur les antiquités de Saint-Paulien » et sur celles du Puy (2). »

Avant de quitter ce petit vallon d'Espaly , nous devons signaler à l'attention des explorateurs un autre point sur lequel des fouilles seraient probablement très-fructueuses ; nous voulons parler des terrains situés au-dessus de l'établissement de Pon radds — U y a plusieurs années, on trouva dans ces terrains des substructions qui indiquaient quelque ancien édifice , peut-être un tombeau , et on y recueillit des médailles , des morceaux de stuc et de marbre , des débris de mosaïques , de petits vases en plomb, des aiguilles en os, en ivoire, et de nom-

. (1) L'évoque dont il est question est Mgr de Galiard. (2) Essais hist. page 161.

hreas, frngmPTife de potoT» roogn. — M. Aymard parle fmat jofie feuse ai tiCTTe ^Mnipimr , sor la panse de laquelle était disposée mie însGriptkm en refief dont cfaaqoe lettre atteiimt aiec une feaille de fierre. LTinscriptioo portait : a¥K uns... c On sait » que le lierre était consacré à Siodins, dit cet an* » tiqBaire,etQest(adiedesi9po6eràqadle boisson cette épigraphe fait allaaon |1). >

Enfin, pins hant dans la yallée, en remontant le eonrs de la Borne, des travaux de défono»nent eiLécntes en 1^9 dans nn diamp âtué à VArbouisset indiquèrent remplacement d^une ancienne sépoltnre remontant an siède de (UMistantin. — Près des ossements de trois sqndettes placés sur un sol bâti arec nn ciment très-dur, on trouTa des fragments de bas-reliefs ou de statues , ime moitié d'assiette en bronze dont le centre était découpé carrément , des portions de draperies , le bout d'une poignée de patère paiement en bronze, de grands clous et un crochet en fer , des morceaux de cornes de bœufs et de cerfs , deux médailles , l'une percée par le milieu , employée comme un ornement ou comme une amulette, l'autre de l'époque de Constantin, ayant pour but de rap-

(1; Congrès scient. 22* sess. T. II, p. 471.

ANTIQUITÉS DE PAHADfô ET DE l'aRBOUISSET. 369

peler la date du monument. — On trouva aussi tout autour des débris de porphyre et de marbre ayant servi probablement de revêtement intérieur au mur , dont les pierres du couronnement , enfouies là comme le reste, étaient faciles à reconnaître. C'étaient de grands blocs en grès, taillés en forme arrondie dans toute leur longueur de façon à laisser écouler facilement les eaux (1). M. Aymard, qui rappelle cette découverte, fait remarquer que ces pierres, au nombre de trois, se différencient entr'elles par leur coupe. La première offre de deux côtés une architrave (listel, talon, et deux faces obliques), la seconde ne présente l'architrave que d'un côté , la troisième n qu'un simple carré étroit et saillant ; circonstances caractéristiques qui révèlent une enceinte. quadrilatérale composant une façade plus ornée que les autres surfaces du monument (2).

(1) Ces fragments oui été traasporlés au musée du Puy.

(2) Cong. scieal. 22«8ess. t. II, p. 442.

oiiPiniE m

OEl»«C. — StfVT-nDIL. — CHAZEL

N^K â^<x» at df^ xcftskn de pailar de Ceyssac di» riXne c&fepEs? ds haUtitkMis gauloises; cefwndin: Dw>QK$ :x df^cos pts passer soos âlence la MEMLS roMLCu decoQVfcle duB Cette localité.

CHKH4;îf iï:u;ije « i:; li Xoâce da musée, ce mouumeu: es; f^vr: ^-ur^ec^L. (te t rat un bas-relief nr{<tnh§entin: on iftNxmnur ttefiant une charrae d'une main e: un fxM de Fantre; au-dessus on crvii nei\Huu£:r>f un animil qui peut être un léxard « une sui^juuuiirv ou un cnwodile. Le monument e^ iVorvHme par une larve , symbole de la douleur et de h mort . que ks anciens plaçaient 24ir leur^ lomlx^iux. l ne très-grande in-

CEYSSAG. 371

» scription se trouve sur une des faces latérales , » mais elle est tellement e£Eacée que jusqu'à ce » jour il a été impossible de la déchiffrer. » Voici les lettres qui se distinguent encore : ^

• ••••• Ir ju • • •

DIVOIVt. . .

IFRORPÂIYa ALSSAa

CAVnNVIDA aAIMM

MniMRNSI oYÂMIMIv. .

ÂNNOSOMFD AM. Mipp.

nSROESVC iiMSSV. ...

BRARlIOVd ViiDAH (1)

.SPOSSVN lARGiÀRI

..SOSSACOI

. .ORARISID OISiVNiR

MMISV

(1) Parmi les lettres qui composent cette inscription, dit M. de La Lande, il se trouve à la neuvième ligne une F contournée , lettre que, d'après l'Encyclopédie , l'empereur Claude, nouveau Cadmus, voulut mériter la gloire d'avoir inventée ; mais son usage paraît n'avoir duré que pendant les 7 dernières années du règne de ce prince ; de telle sorte qu'elle donnerait une date certaine au monument et le ferait remonter de l'an 47 à l'an 54 de notre ère.

a. J ig - ffl dt»: aLm. jkshihk iiBf9|rDn(DeL Voor jiL.. jt jummiai: Acau: -fi^ 'ffipf » îii ■ônoire f m' n^-zisrkr m: £ wl fwfgrfi àidf <t condoc- 'Enr fnut riiuimf v imsim*- gLc-ïI. c'câ par ÎK» i»i-!nDsaiii]i& iiTHiiu*^ ^ ik JunâiiE et tneer

ni m r^nr^s^uE !m$ snre^ ôf yrsnmniges duis les

'îL znrrvi ib ^nrrtwn: «fnw uw mi» |iiis fruste ^xi!nr» Qor «&ML»miis j* rrflnr 4fH pilistreà ^X'it ti^ îk fiirkf éi Jif-rhie, ih «îven du soL La

<fe g fatfhîMit %ws -sSnûiK, ifK ks dmx lettres

M Ii>^ — hâ et Jk. rti roBOB^ae sor le mur da

cûfiSieLc^r? '21 îi^iiiz fnçzzeci de catuesE qui sai de* pktà^^^al a OEe cnxx. S^îs cunehm» coDTeies «tv&t i^fZDLiàlMs à c«£^ 'ji» £âB éëpotsés aa musée ân^mz kdîunètreâ<?ai«^fceuii!iîHq»iiiomsgTaii^ — On asHire qoe dans phzâears maisons da TÎllage H a^ ladk d'aperceroir des dâiris de jarres antiqift» . Il tsiot que nos recherdies n aioit pas été iÊmei penérénmtes , car nous n'aTons rien tq de œ qui nous airait été annoncé.

liant un pilastre du portail de l'élise de SanU- Vidal, on lit rursournox suivante :

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