‹ Histoire du Velay (volume 4)Chapitre 46 sur 131 · PLAN DE CETTE PARTIE DE L*OUVRAGE · texte numérisé non relu

PLAN DE CETTE PARTIE DE L*OUVRAGE

nos plus précieuses archives , une quantité considérable de fragments antiques. — On le voit , il est peu de pays moins renseigné sur son passé par les écrivains, mais aussi nous n'en connaissons guère de plus riche en souvenirs archéologiques. Débris de temples, d'autels, de tombeaux, de bas-reliefs , de statues, couvrent le sol et fournissent par leur style, par leurs dates, par le mode d'exécution qui les distingue , des éléments très-propres à porter la lumière sur le lointain horizon de notre histoire. Donc , à vrai dire , plus encore pour l'ère gallo-romaine que pour l'ère celtique , nous ne pourrons arriver à connaître le pays que par l'étude de ses anciens monuments. Ce ne sera même qu'après avoir tracé le rapide tableau des cinq siècles de la domination impériale et après avoir suivi la marche ascensionnelle ou décroissante des arts dans les Gaules, pendant cette longue période, que nous saurons reporter utilement à leur date ce qui nous reste d'inscriptions , de bas-reliefs , de fragments antiques quelconques. A ce point de vue, notre travail est une œuvre d'antiquaire qui demande toute la patience d'un faiseur de mosaïques et qui serait plus exactement nommé , il faut en convenir, Etudes sur les antiquités vellaviemies, qa'Histoire du Velay antique. En effet, il est du devoir de l'historien de n'admettre que des faits

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scrupuleusement yérifiés ; s'il en produit quelquefois de moins positif , ce ne peut être qu'avec une extrême réserve ; les conjectures ne sont pas de son domaine. L'archéologue, au contraire, procède d'après une méthode différente. Il appelle à son aide rhistoire et la comparaison ; il cherche à résoudre, en manière de problème, Tâge, la forme, la destination d'un monument qui n'est plus , à l'aide de quelques fragments caractéristiques.

Les circonstances particulières dont l'ensemble

constitue les annales d'une province nous manquent

entièrement. Nous savons , il est vrai , que les Yé-

launes furent au nombre des quatorze peuples

qu'Auguste sépara de l'ancienne Celtique pour les

réunir à l'Aquitaine; nous savons aussi que les liens

de clientelle qui les unissaient aux peuples de l'Ar-

vemie se trouvèrent brisés dès le moment où les

uns et les autres furent proclamés libres. Là se

borne ce que nous aurions à raconter si notre

tâche ne consistait qu'à reproduire les écrivains

antérieurs; mais nous ressentons, pour tout ce

qui touche la patrie, plus d'affection jalouse que nos

devanciers et nous irons déchiffrer patiemment les

inscriptions des colonnes perdues sur la via Bolena,

nous interrogerons avec prudence les ruines de

Rue$siv/m, de Podemmacv/rn et à^Amcium, et sans

doute alors il nous restera à rempUr plus d'une page

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