‹ Histoire du VelayChapitre 103 sur 125 · POURSUITES CONTRE LE SÉNÉCHAL · texte numérisé non relu

POURSUITES CONTRE LE SÉNÉCHAL

formations faites aussi sur la plainte de Claude Polalhon, seigneur de Bouzols, le 23 mars ; > Nous te mandoas et ordonnons par ces présentes, de prendre et saisir au corps : le seigneur de Chaste, — Pierre, dit le cadet de Senajou, — le doyen Grolhxic, — un nommé LonguevUle, — Lamause, laquais de Chaste, — Roche fart, dit le Crouzet, — Laroche de Viviers, — le capitaine Mons, — Sollagre, — Gracy, — François Sisai' ron, — le sergent Etienne — et Louis Lyon/net, apothicaire au Puy. A quel endroit de notre royaume que tu les trouves, nous t'ordonnons de les conduire, sous bonne garde, dans la conciergerie de notre palais, pour illec être à droit, ou s'ils ne peuvent être appréhendés, les ajourner à comparoir en notre cour, à trois brefs jours, fin de ban ; saisissant et mettant leurs biens sous notre main jusqu'à ce qu'il en soit autrement ordonné.

» Donné à Toulouse, en notre parlement , le 23« d'avril et l'an de grâce de notre règne le

premier (1). »

(Scellé du sceau jaune à longue cire.)

(1) Le présent arrêt a été intimé aux devant nommés, par maître François Boyer, buissier d'armes du roi, le 10 de may, étant à la vue de Polignac, accompagné des soudards de la ville et d'un trompette. — Le lendemain a été crié à son de trompe par tous les carrefours à trois briefs jours. Burel.

xxvin

LE TESTAMENT DU GOUVERNEUR

Durant plus d'un quart de siëcle» Saint- Vidal ne trouva pas un jour pour remettre son glaive dans le fourreau. Sa vie n'avait été qu'un combat à outrance, sa mort fut presque un assassinat. Sur son passage les populations restaient glacées d'épouvante, car sa protection môme était sinistre et faisait partout des ruines. Porté comme sur les ailes de la tempête, Timplacable ligueur frappait, frappait toujours, sans trêve ni merci et, quand un coup mortel l'eut bmsquement arrêté dans son œuvre inflexible, son ftme, surprise au milieu des frémissements de sa colère, sembla s'arrêter sur le seuil de la tombe pour souffler encore la guerre jusqu'au sein de sa propre famille.

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