QUERELLES ENTRE LE VICOMTE DE POLIGNAC
sentait soutenue par plusieurs compagnies urbaines que commandait le gouvemeur lui-même , on se soumit sans murmurer.
A la suite d*un précédent aussi favorable , il était impossible que les espérances de tous ceux qui attendaient à leur tour une réparation ne se trou* vassent pas 8ingulière^lent surexdtées. Ce fut donc une grande joie lorsqu'on apprit que le roi, par lettres patentes du l^ avril 1562, avait évoqué le procès des habitants du Puy par-devant son conseil, et avait ordonné à Jean Bertrand de suivre la procédure à Paris , afin de fournir tous les éclaircissements propres à faciliter une solution définitive. Mais ce fut une amère déception et un violent dépit, quand le juge-mage produisit à son retour Tarrêt si impatiemment attendu. Ni le vicomte, ni le commandeur, ni Ghalancon, ni aucun des gentilshommes de ce parti n'étaient blâmés par Tarrèt. Quant au parti contraire, il lui était alloué , pour tous dommages, une somme de mille écus, à répartir entre les blessés et les parents des morts. Il est vrai que , pour plus ample satisfaction , le juge-mage apportait un édit du roi qui créait au Puy un présidial, et qu*on comptait beaucoup sur TefTet que devait produire dans le pays la concessioo de ce siège de judicature.
Le peuple était irrité , il se disait trahi et pro-