‹ Histoire du VelayChapitre 69 sur 125 · DES GUISE · texte numérisé non relu

DES GUISE

Gomme Tavait prévu Catherine, Henri III, en se déclarant chef de la ligue, put introduire dans ce parti un grand nombre de fidèles serviteurs et briser ainsi toutes les trames de cette dangereuse association. Alors, les conspirateurs ne se trouvèrent plus que ' des sujets vaincus , attachés malgré eux par un nouveau lien. Dès le moment où le roi avait été assez résolu pour pénétrer dans le camp de ses amemis , s'il avait eu l'énergie suffisante pour les

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diriger, Tanne préparée pour le perdre flW devenue entre, ses mains ^instrument gtôrîéiix ûé sa (Juiss^ce.. 11 n'en fui poiril ainsi jj.'ICatïierîne ii'ètait adroite que par perflàiel' Habile à nouer' une intpjgue, à détourner un péril menaçant, elle ne savait rien de cette politique courageuse et loyale qui ^eule peut assurer un succès durable. Contente d'une démonslrfition qu'une vanité ^loùse contre les Guise avait inspirée, elle crut avoir assez fait pour spn repos, tandis que les conjurés, bientot revenus de leur frayeur, se réunissaient de nouveau. Un conseil permanent fut établi dans Paris ; chacun des seize quartiers y envoya des délégués. Moines, curés, médecins, magistrats, étudiants, officiers vinrent y représenter plus de vingt mille mécontents. Les uns voulaient donner la couronne au duc de Guise, les autres voulaient l'offrir au roi d*Espagne j tous étaient d'accord pour Tenlever au faible Henri III. Les moins cruels pâr/âïent de le jeter dans un couvent, beaucoup' demandaient sa mort.

Cependant aucune des tentatives contre la per-

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sonne royale ne put réussir. Les seize avaient décidé son arrestation, mais le roi ne paraissait pas en public ou s'y montrait toujours suivi d'une puissante eçcorle. Le conseil était trahi parlilicolasPoullain, lieutenant de prévôt, homme enappaience très*

exallé, dont personne ne pensait à.se défier. Pressé d'en finir, Bussy-1/B-C)crc, fougueux ligueur, écrivit au duc de-GuJse pour Tappeler à P^ris et lui offrir le commandemenl de vjpgt mille bourgeois armes, te roi, informé sans doute de cette démarche, écrivit de son côté pour enaagèr son cousin h rester en Lor* raine. Dans cette alternative, celui-ci ri écoula qiie son ambition et partit. Les seize ràttendaient aux portes de la capitale. Aussitôt qu'il parut ce fut un trionjiphe. Vive, le no^ivcau Macchabée! criait- on partout, il vient nous sauver du massacre: c'est à la cffur aHérode à trembler. Guise dëscenJit, le lÛmai. 1588, à riiùiet de Soiskons, où habitait la reine-m<5re. Il accabla cette astucieuse princesse de protestations. affectueuses; mais tandis que l'un et l'autre échangeaient de bienveillantes paroles , ils cherchaient ^ se tromper tous les deux.

Le duc, suivi des acclamations delà foule, serendit au Louvre. Le roi le reçut fort sèchement ; tôutefois, instruit de la quantité de populaire qui se ruait aux portes du palais. Use contint. Deux jours après, vers les six heures du matin, on vit entrer dans Paris qnatre mille hommes de troupes suisses et françaises commandés par le maréchal de Bîron.' HehrlTlII '.'• 'I.'., * , .t, 'j*'»

' voulut sortir pour aller à leur rencontre. L alarme se répandit pr la ville; on entendait partout rè{$èter que le roi n'attendait que ce renfort pour recominén-

ccr une nouvelle Saint^<^9^^Vé^ç»lî•,^^p4}ÇjU^l^^ lit, le tocsip sonpaàloutesje^par9i^ç?f,|^pUçy^. prirent les armes, )es ^tpdi^t?}, Ie5^,fl^ftifteS)ft^^g#-^ . furent les prcai^i^rswr îa, plfiCiç,MftMi)fr|y,j^|fl^ troupes royales sorlireut des case;:(>^i^ et ^n^^^^t. à sabrer la populaire qu'elle f aillait .sp^^ Jfs {(^4^ des chevaux. Le combat était partoui^^ngij^^ Onj. tendit les chatqes ^ travers l^^ ruj^^^, pé.fc^n^^,^. barricades, les femmes t les ^uls^nts, li^içà^t;,toprojectile^ enflammés du bautde^,€xpisé^^c^^^4^^ que les bom^ws se battaient. à» ,wt|-^w;^v| ^^..f ../uor Lesinsurgéss>v.^uc^rw;iusi§i;if^»^9i#V3;i?^^,|^^ bre de cinquaiMçi mille- li^i^ai?iM.^'^*i:er]^KfKn^n . très, lorsque le duc de Guise se présenta^^l^tt^^fi* soie, sans armes, comme un médiateur pacifique, affectant dec^ilmer l^mifltitfi^a j^rdasg^^f^j^il savaitbiennft.devoirq^Ui&yiirr^^rffev^tigge^jP^f^^^ cetemp?^(litlf4(îriBje»Qrtit4^pala4S,.#ç>a94^,^^

eier et k présjçnter. au dnac Içs.pj^Qpp^ijtji^Sj^^Çj^i^V

couronner te pe^pl^s'apw^'bJ^flPJtf^i'IBS»»*'^. le lendemain, H^nri nlétait.^luei.^îP^ri^iiiJJL.fil^^.^

sauvé à Chartres,>suivi i^M^f'gm'^^lm^m^fiKHlê. ingrate, Js!/è!\jaLiiril écrié en i^iwapt^ ^/& mpT^fmmmie, je iwe, de ne rentrer dan^ t^ mf^,qmipaf^ ^^

brèche' -, ' î ' ■ .','':.' '''ij"}ij^'i 'i^i\

Dès que le 4uc,s,ut la fuitç ,du, r9i,,^fl W^^W^Fî

soin fut de. pretvdrp po^f^ipp.fle Rariflvift.-CiÇurV*.

COriSÉIL ^E& SEIZE , A PAItTS. 245

prie' à& jiTilidre SCS léttorts âtlt ' felieWè' ptiiir côritdnif ' le peupler, Yferiafé là forte 'aux lôife/ et aèrtnplÎBr f téi ' rê^: •Hè'rlayïUiflt'cétté^fcpiirh^ûèe r^bhsë :'reii' grdfidé'jMié; Morvsieut/^iimS' lè^'ôaiec éhâssé ?^' maîtfk:Au'Teéfeim6nàmé ési à Dieû.ma'fùiâ^ncm'^ rdil mon Srp^ mtrù 'dès rriainà des' niiêchànts, ilslm' fcr^tûc qu'Ole voUâVàrà. ' Wm Trié pdiiêz WàshèTh- ' hlét^ le 'i>àrmhènt; tnM (itJ^UWmàjesté dupAÀck' ' e^iHàiée'/lè 'mà^isttm^n^ëplil^d'hmHté. Otrisë *ië'' trouva pas pairiètit' ttùé^ si' BÔèliô Yésîsfâttce ;^^^^^ vërtiëuW de la 5Bàsiî!l!Ie et tiè Mijëhal ImYéïriiréAt leurtf tîëfe; et Wetitôf = tétiteè' lés ièkdèS de Pàrî^ Itti ' fttlieàft'li'fréé^:

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• Tâfedta i^të les 'H^U^uH^t^^ùaiëtlt' àhisî ààhVli capitale, ' lé "rôî p^épfeirâît fea vertgèàtttfe J 'Bë^ CHatkf es, il: tràttfej^drt^ *à bouf à Houèti 'où î! 'puélia' ùti' ^cïir d'iiniô^VBàfhs cet édit lise dfecla^aît'Uhe ôëèohcfè fdls chef'drlà aigUé,^ pàrdorihàîti le pfàsyé, iJioitontiïIb fltiô* géttèraUsSime de' toutes ised âritiééà; et^s'tetigàgëàît^à' convéqueràîBlrts'lès-étàts-générttux. -^ '- ' ' '^ ' " Ce ftit lé seize oictoWe que ces étttfes'Assettïbîèrênf; llis étaïcttt presque exclusivement composés de ligueurs. Guise s'avança de Tair le plus reàpedtuëtix iïri aeffarit'aii'roî''qut,'ie-sôurt']^è i\A le§ lèvi^éé, fenMlaft! kvôii^^tdùt' oûWîé''. Léé dèïix ennemis

246 coiiSEa des seize, a paris.

étaient en présence, ils se mesuraient des yenx ; Tun eifautre étaient venus pour étouffer un rival dan% un dernier, embrassement. Malgré la réserve qa*iltf .cherchaient à s-imposen, lem^kaine. les trahissait et perçait fc chaque niot« - )

Le roi» tous 1<^ jouivr •huiniUé .publiquement en présence d*une assemblé^ hoatiIey\ne vaulttl>pas reçulev. davantage rin^wt'^irjmpaffenuàeiit attendu. Pour frapper tso»; ennemi^. :il tpréféra' i lesjilieux léii)Qin/5^,de;^n in^lq^ei -t->On appnoobait .des fêtes de Nael;.0eQrl prétextant se6ideYoiies;i*eligMux s'enferma de longues heures sans recevoin>pcrsoi^ne. Tandis que chacun le croyait préoccupé du saiul de so^ âm^, il tenait $ecrè!eme^t. conseil arec le maréchald'Auaiont, le o^nel Àlphonse^iles deux frênes J\aiultouUlet, et .cherchai t. Ja-BCkanJière ta* plus prpippte4(3 sp défiiire du .m (i4is,ktfrificides.' . • , Im Mingtrdeux.déceiubra,.ie fion^k fal/iconvoqué 4ç inpilleure. beuPÇvj.qqà Xii^rdiTmr^4>U^ 4wc .ar-

i:iNf^.(p,4^»V^i;. A peiu,eJ«4Tili f^ivii^m'!^^ rtifemna sur luilesij|WiCt<?p,«e4wi rwqu^^^P4ii|iMAfc)iîs seu- Imi^H, plHsieuip pecr^t» i avif^ .qH'ii;ftY^iit4éé*»gjaés ^^i rjçvinrjept,cn in.c^noU'e;,.pouF:^nt ijfne^j^nip^s ^yoir ralr cmn et se ^pié^ieifil^ au^ç;on6i\il tev\isâge VJan^t.Jl jfivait à [leiiMî quelques, instants .qiji'il. tétait a5*>is , l9f:sq,ir;Ufi .scprét^irç . d'iKtot .'lerj)|?éyiiit ^ue Sa Majept^ d^siraijjlqi p^lei; df^nîî jSOft'Çabinet.

CONSEIL DES SEtZe, A PARIS. 247

liC duc se IcTaet suivit. Surrescalier un groupe de genlîlshomiiisies l'entoura tout-à-coup. Sainte-Maline lui portaiiin^eoup de poigaard à la gorge, Lognac fit un digneauxgardes'qui'tse précipitèrent sur lui et rachevèrent. Aussitôt le mallieureux duc chancela; (puis ^ilitoihba en s'écriant : Mon Dieu, je suis miyrtU nyez* pUié de^ moi ! pardonnez -moi mes péc/Mk^< Le)(roi«'souteTa la- portière de sa chambre, inuis/épduv^tité'du'iàrime qu*JI avait commandé, il »9*«aEréta.ii0e n'est que lorsqu'il fut bien sûr que saj'Vicliiim n'existeiit plus, ^qu^i osa s'approcher et qu'il (^aœina froidement le cadavre étendu à ses

'Déjà d'autres satellites s'étaient emparés ^du cardinal de Guise et de l'archevêque de Lyon , et ks avaient condiiri^s tous lèS' deux' pr5i5ofiniers dans les combles dit ctiâleau. D'au^feèt^nfin, répandus par la ville'v»ai*rêlàient'la vieille' ducîhessèl de 'Nemours, mèro'ide ftiWsel le prlnée de'JoîttviWe, sôA fils, le marquis efElhûBUf.îgori'cfdiisîtr, le Cardinal de Bourl*îir é^PtWuë'tes'pHWcffyaUi chèft dfe la ligué. < 'ApWls^te Wftp' hardi,'^Hëhï'î'^lH'^ courut triomphait '<ihez'Cathèrrndiq'tii était àW lit nialade, et lui dit t FétMlc^^x'ôvà'/ rAà *fnbi^, (fc'st mtihitènani que je suis rm lié Frûficù; puisque le Voi^ de Paris n'est plu^. A <îetle nouvelle, la reine, sans laquelle son fils n'avait encore rien osé tenter, répondit ces

mots î ^'ai peÀf p&ài- vduéj iM» 'é)êi4iefn édupé, mais tnainietiant il faut hàiêdre: '* ' ' •' •'«' " -^ '

te dardlaal et rafclle>^ë^e',' ' fetift^iiè^'' AiûbMe nièm& appàHéhiéht', pâsièiiént^à't^tiii^iSaate l^-Wmes; Comme ils étaient rèfeî^è^ à !a 'hWi*', ÏK^ confessèrent l'uii à rautrè. Le létidettiahi^ifaiâttfr, quand Oii^st, capitâïtiedci^ gsLrdës^; iéfat^à dâtofèlèléfar prison, iï lés th)uva i ge^iïi^ut^èiiënf ': ^^Mëësiedr de Lyon, dît-!!, VeuîUek rtiëti^ilvi'eVteWi^i^s attend. > LebàHïnàlcrtït'cpî^on àôndtiislàit'âèïiWtiipagnon au supplice ; 11 ^e lëVèi'iiâ'^rd' dBiiëëttKilit la main et prononça tout bas ces paroles : c Monseigneur, pensez à bièu. i t/ârcTiieyêcJùél'ii^ voyait la vérité, ajoutflj ; ^ Vous-'m^ma^ A^çi^t^* gneuT/^.p^nise^-^y* » Eu e£fet,'4imnd<leiieaFdiiKalfat seuH 9vtgêist revint ifeiivi tfe i^uMre ^Mdatsviteésiiâe pertuièanés et s'écria : <r Lé roî m*6ïdbntife^dfe^\*tte faire périr, préparez- vous. » Le prélaiÈt une.courtè prièî;e, s'inclina, puiç se couvrit la tét^ d^. s^.rQJte- « Exécutez votre epimods^iw^ dUtlL»>ji^^PiH.6 w^^* Et il tomfba mortâttxfMs de ses« beUsTOsiinru^ii^

Douze jours a^s ce derniei- tirltoe', •Si'ffiérMfede Médicis mourdt. ' Voici comment le^'JôièfeiL'DB lEtoiï^ raconte cet événement. qui p^^jpj^^jjquç inaperçu m miiie^i d*iifie.$i «aii^aqtet i^ta^t^it^bou « Le dimtadie^ imit janvier^^ijdQisestf^tffit ^lèiïtendre » au peuple la mort de la i^rife^faêfit^i'^'feRJtfeHe;

CONSEIL DES SE}l|y ^ A PARI^,, 249

. dit-il, .a ,ftiitbçaiy;oup,4e, l>ijW. .ftV4e>P?aU !?1ï.! » crois qu'il y a encqi;^ piys , 4^ ro^fl^,^,4^|^ç^. ^

• si il'Ji;8lj^,fa|)}9\i<4^i<f(,4p^,pJiier,,j)pw,ç4p,,.qHJ,,^,,

» véfliji si,w^i,«t spMtef,^.,s(^^^çnt yi\^x,iimf) ej^-r.,

» corp„gqpi su):,,fp,ffu?,el^,^(fep4,,,4ifjpfl,,jçf;):,., » nQtrft4f;0|i^,ppiop„et, 9'f>jt,fipp^(^lji 4^|a.fl(iprt.a^„

. v(W8;s(9u;tez,;9}idiqiti}ef ,:ÉÇjJ'a;vepftmp, (prf ^rifiJ,,,

» ppfjpfpptf,^ y(yisje^ la|s§e ^ yplre JWîejrJLé, (^), » ,^

(1) ^ar l|(^squel,(jues-pjfir^^.esjde B^yiF^f. ^flyen9us allons citer , on pourra se faire une jijslé idée deVopinion cleà Ifguèurs dù*Véfiyét decelle'dèteùr hfetorfeh.' " ' '; ' ' !' '

^^'l.yU'iiéfmuSioiiWl&fDa. ih€li*t'erdaa«aciCe>fil»^t»4u3^{|^-:v

» s{>nw(ifita[C«3i8ftMt6d3(^iâvr9)Ae;uo^trQrnQli^

» son frère. Des massacres faicts par le commandement et . » damnabîe volonté, voyre tyrannie, ae ce batbare et in- » ^ràf kénnrfe t^a^is^ltédiic/éntràht'dahslacihanibrè ' » roy.'W li-bûvâ' 8aièt 'dt' séj^l'îrïitiM'pé^ndàhl!!, Vditiûty A » (neartnQir9;^ejleo(or «V9ijt» 3ttélré$./4.< £ tt trna9rei!1eTr0yIh6 'A

» le sieur ^d».c., Sa .crji^ufé.esj^t de p^s fort, augmentée;,, le^ . » lendemain, il fit mas<acrer à grands coups d'hallebardes » le rôvèl'cinhsslme' cardihaT.'.'. de (iiii esi plus mêàiahtiu^ '

> èêf^4\té'fi^( Hër'o^^' l9dVêi%'1e»-)iàuVi*e9'SnAbdémsilVlf&l6;''

> s«fea«itt)i0^ièn6mde.ti{0il)(»^ar<l9s nictvitdera |soitlfputti9>(la t- » la.ttiA«^^^rruaifm4e<^<^^,..>i .}, i . ... ,. .... ,

L*assassinat des Guise avait un inslant terrifié les plus fervents ligueurs; mais la haine succéda bientôt à la crainte, et les cris de vengeance mêlés aux imprécations des ^catholiques ériatèrent à la fois sur tous les points Àt/royaarae. La Bourg^ogne, le Lyonnais, la Gascogne, l'Orléanais, d'autres provinces encore' prirent^ ayssi^ô^ |lc^'0riuc6^poiir secouer un joug odieux, pour reconnaître comme chef de la sainte union Mar/ènnè^frève proscrit des deux victimes.

Tandis que le roi, à qui il ne restait déjà plus que quelques viiles obéissantes, voyait briser presque devant ses yeux se^^rmoirics, ces portrait^^ses statues, la Sorbonne déliaitle peuple de son serment de fidélité envers r{assassin4'un,çj^r,(îlii)|a|, çt J'S$J^^.r«anathématisait. Aloijs le tri^e.$qaviçr^in»^))dP{^ODf& de tous, se ^api)^l».la|loya^^é dCf^Qn ûr^çç.de^B^î^rAft lui fit proposer mi ti^^Ué.d'^iaqcp, .. .,.,•..;, •. ; .;. r

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(CONSEIL DES DIX-HUrr, A TOULOUSE

ASSASSikAT DtJ PftfeMIËfl i'RÉSlèfinrt' trtJBANtT. '

Pendant ce temps léà bourgeois de Toulouse, qui s'étoient dédallés atâ prcrïrie!*s éirlhv^éui* de la ligue, levaient duverfertientféiwaara'^e? luWvolte, refusaient même d'ouvrir Its portés fle' h'tilté au sénéchal envoyé par le roi. Le moment semblait bien choisi pour repousser l'autorité d'unprînceaussî éloignéde leur territoire que contraire à leurs opinions; ils en profilèrent pour se constituer indépendants.

Le premier soin des conjurés, réunis en assemblée générale, fut de décider par acclamation que tous les ordres, toutes les confréries viendraient jurer un inviolable attachement à la sainte union, et que le traître Henri de Valois ne devait plus être,

232 CONSBIL DES OIX-HUIT , A TOULOUSE.

dès ce jour, regardé comme le souverain des catholiques. Us choisirent en conséquence dia^huit des plus dévoués ligueurs, six dans le parlement, âx dans le clergé, six dans la bourgeoisie , et Us leur confièrent les pouvoirs les plus absolus.

Les citoyens prirent aussitôt les arabes. Les prêtres bénissaient l'insurrection du haut de la chaire. Comme autrefois du temps des croisades, ils excitaient la multitude à de saintes fureurs. Les magistrats entraînés, refusaient de leur cOté de rendre la justice au*nom du roi. Non-seulemenI ils ne reconnurent pas la nomination du duc de Montmorency comme gouverneur du Languedoc, mais encore, pour faire acte d'une plus directe hostilité, ils refusèrent d'enregistrer Tédit de grâce promulgué en faveur des rebelles. Cette alliance compactQentre tous les ordres assurait aux Toulousains, sinon une certitude, du moins de trèsrgrandes chances de succès. Pour aider davantage encore au mouvement insurrectionnel, pour le centraliser plus utilement, ils envoyèrent dans les principales vUles de la province d*habiles agents , avec mission de rallier les peuples à leur cause.

Seul, le premier président Duranti, quoique trèssincèrement attaché à la religion de ses pères, ne se crut pas dégagé de ses serments vis-à-vis de la couronne. Rien ne put émouvoir sa fermeté ; le péril

CeNSfilL DfiS DIXHfttHYV A ÎOl^tOU&E. 253

randitaii cônlraJt^-feOfa detttu^irièritpltis ItîiiJrâèeux, San »aFaotôr6>^ti&> mâg'nifît^ë.' Il fut' ^aisï par les iarijAn^iiq}ivii^ jttbvè^l dâi^s tm' dsictiof. Cotivàincue quîl-'.ôtafit vnûeB feaieurs de' là înlsèi^e publique et impatiente «de sîôrt suj)p1ice'; ïà pôpiiflacé vint (Vappërl à<te pôrfé de' sa prfsbtl, le 'demarridârit à gttatMb ot-Î8l>Lé pt-émiet pr(?^idbnt ée présenta sur le seuH /Mrôriénét'^Mritttfe tin' MfiiW3rT^!'Sôii''ai^i'^t' ne se ;fitî pâfil longtemps- attenth-è ; * W des' fclréèiiês qlii ^«ntdui^aleni ràbatlit d'tin coup' à'^riiuebuse. TouBiteaatiitres ^"^élMçkvëni am^gitôt sù'rliii;' le pereènent de 'ttiHle' " coups;- et, cotnnïe '^i sa raôrt n'iex pôait ipas< as^z cHiéïïèitoent uri pareil crime, ils sTeniparÔrent de son cadaitre , ' le traînèrent par les pieds dafltts les égoûts de la Tille, puis s*en allèrent l6. pendre au pilori.

.Quel désespérant spectacle ! Une fbulc aveugle , eaeoce tokite souillée 4n sang du juste, court en blandiéixiffiit piller^ son hôtel. Tandis que les uns vOlentïon or,- ses bijoux, sëà meublés, ses papiers, d'a-iitres se saisis^nt dei st^l àmi, dùsèful serviteur fidèle qui lui'f 0éte, et vont'.impîtoyablement f égorger à ses côtés. Enfin pour couronner ce drame borriUeî le^portrîtil du toi, ariiaèhé de la grande saUediu partieineni, est couvert d'indignes outrages par iepeupte^ i}ui lebrûl^ surlaplacepublique.au milîBp ^e jmyeusefi farandoles. '

AD PDY

Le Puy était depuis longtemps adminislrc par six consuls et un conseil politique composé de vingt-quatre membres électifs. La milice bourgeoise, sous les ordres d'un capitaine-mage, se divisait en seize compagnies distinctes, chacune commandée par un capitaine. Cette ville, alors une des trois plus considérable du Languedoc, avait, comme nous l'avons vu, son artillerie, son arsenal, ses arquebusiers et, au besoin, prenait des troupes à sa solde.

Avec une semblable organisation , pour peu qu'il

y eût accord entre les milices urbaines et les chefs de la cité, on comprend combien il était facile de résister à un pouvoir disposé à comprimer l'opinion. Aussi , dès que les troubles furent connus au Puy, les citoyens en témoignèrent une joie si bruyante, que les magistrats, qui tenaient encore pour Henri de Valois, furent épouvantés. On dit même que le juge-mage, tremblant pour sa vie, feignit de s'en aller à la messe chez les carmes et se sauva sans prendre le temps de quitter sa robe.

Saint- Vidal, chaud partisan des Guise et qui en toute circonstance s'était montré grand admirateur de leur conduite, vit avec plaisir l'agitation de la ville. Son premier soin fut de convoquer un conseil général dans lequel un ciranoine, connu par son fanatisme, se mit, à son instigation, à haranguer les assistants. « Braves habitants , dit-il le visage 9 allumé par la colère, l'enfer est en lutte avec le 9 ciel. Pour s'assurer la victoire, l'Antéchrist est » venu s'asseoir lui -môme sur le trône de France. » Voyez et reconnaissez-le à son hypocrisie, à ses » débauches, à ses fureurs. L'infâme a pris la croix » pour nous tromper tous ; mais les saintes Ecri- » tures l'avaient prédit. Nos bons seigneurs de » Guise sont égorgés ; le sang d'un cardinal crie » vengeance. C'en est fait , l'hérétique Valois a » cessé de régner. »

256 CONSEIL DES VINCT-ttUATRE, AU POT,

Ces déclamations vébéjunentefi > prodaisireat tout reffet qu'en avait attendu Saint- Vidal. Lecfeaooioe n*avait pas enbore achevé' qon d»$0biiii«>îqmtjes.aar diteurs transportés «bmanjdèrent.vè gr^Qfte. cris à jurer la saifl4e«ni(ni;«Ojii0Fgamsa à khfttedes.registres. Oeipc qui- étaient, là s'inscrivîvent les premiers ; iensuite, par ordre du gouverneur, les capitaines îlidrp' se transportèrent à ■domicile, pour avoir des sigiiatures; Cette mesure , déeidée dans un moment d*esaltation , ne fut pas sansi doute approuvée par)*tout le monde ; cependanty comme elle était dirigée par les hommes les plus influents, il fallut céder au plus grande nombre. Quelques plaintes commençaient bien à se faire entendre, mais une députatiop, arrivée fort à propos de Toulouse> fit tout rentrer dans le silence.

C'était le 3 avril ; les citoyens furent convoqués extraordinairement eti conseil général pour entendre une seconde harangue. Celle-ci ne fut pas prononcée par un énergumène ; ce fut un gi-ave magistrat qui vint, au nom de Thonneur et des lois indignement outragés, tracer de nouveaux devoirs aux populations de la province. Les envoyés toulousains étaient au nombre de huit : l'évêque de Castres pour le clergé, un président et deux conseillers pour le parlement, deux capii-

touls pour la bourgeoisie, deux marchands pour le commerce.'

' Jamaî9> assemblée poputaipe'ne s'était montrée plus réspmtueuse, pMs aftentl?Bi quoique deux mille personnes' y assistassent;' Mesure Yinhals, président au parlemesIf.icoiiimeDfa /par faire un dramatique tableau des tnaiheuirs qui depuis si longtemps dédiiraient la patriej 11 > déplora Tégarement du roi, les trahisons de la cour, raudace desreligionnaires, b,C4!Mipab)e indifférence des politiques. Nofî'Seulement il «entreprit de démontrer la nécessité d'une coalition, mais îlla représenta comme tellement juste ^ que tout horinéte homme ne pouvait lui refuser son cconeburs. « L'exemple de Paris » avait décidé Toulouse^ LeFuy» la ville de Notre- » Dame, la fille des princes chrétiens et des i)apes , » le Puy, qui de tout temps s'était fièrement pro- » damé république, serait-il moins ardent que les » autres pour défendre son culte et ses libertés ?. . . » Non.., Non.*^, s'écrièrent tous ces braves Aniciens, chaimés des éloges qu'on leur adressait , Vive la ligue f Vive la ligue ! Et Févèque ^ Saint- Vidal, les consuls, les officiers de la sénéehaussée, ceux du bailliage, ceux de la cour commune, le clergé, les nobles, les bourgeois , les marchands, les artisans jurèrent de demeurer éternellement attachés à la sainte union.

Immédiatement aprjès cette solennelle protestation, Messieurs 4u. parlement envoyèrent des agents dans le Yelayi pow obtenir l'adhésion de chaqne mandem^ntr; ma^ ài*je%ception du Honastier, qui donna quelques signatures grâce à Finfluence de Senecterre qui en i était abbé, les autres refusèrent obstinément de participer à cet acte de rébellion. Loin de fléchir deviAt les ordres qui leur étaient intimés, ils se disposèrent à soutenir la cause royale contre l'évéque, la sénéchaussée, contre le gouverneur lui-même dont ils cessèrent, dés cet instant, de reconnaître le pouvoir.

Cette complication nouvelle, vint porter le dernier coup à ce malheureux pays. Jusque-là , du moins, catholiques et huguenots n'avaient pas dans leurs luttes fratricides attaqué Tantique constitution de TEtat; jusque-là le peuple n*avait pas été directement appelé à émettre un avjs,,à s'organiser en comices. 11 avait toujours suivi la voix de ses magistrats et n'avait cessé d'invoquer le nom du roi môme en s'armant contre lui. Jadis, quand l'émeute levait sa tète sanglante, l'insurrection était soudaine. Inspirée par un acte qui ne devait avoir de retentissement que dans la localité, elle était apaisée avec la cause qui l'avait fait naître. Désormais la haine entre les partis allait devenir plus persistante ; la politique ajoutait un aliment de plus aux

discordes civiles. 'La race des Valois repoussée, on présentait au peuple un fantôme de roi, en attendant que PEspagfe^r du 'le" dernier Lorrain pût faire trîbmpHèr'sès âihftîtiettées prétentions.

La ville du Puy se trouvait! éans une'pbsition difficile. Environnée dé rellgionnaires et de politiques coalisés contre elle, elle avait tout à craindre. Cependant le danger ne Fintimida pafsi^ Les citoyens venaient de nommer un conseil extraordinaire composé de six prêtres, de six magistrats* et de douze bourgeois; Ce conseil, presque di<îtatorial , commença par décréter un emprunt sur* les personnes riches, et par faire vendre judiciairement les biens confisqués sur tous ceux qui avaient refusé le ser* ment. Ensuite il leva des troupes, nomma des capitaines, renforça les garnisons ; en un mot, il poursuivit avec énergie et par leâ moyens les plus actifs, le triomphe de la sainte union.

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