‹ Histoire du XVIe arrondissement de Paris (volume 2)Chapitre 115 sur 329 · LA VISITATION DE SAINTE-MARIE · texte numérisé non relu

LA VISITATION DE SAINTE-MARIE

Chose étrange, Evelyn, qui avait des sympathies pour Charles I*', qui vit souvent Henriette de France, ne dit rien sur le séjour que fit cette reine à Chaillot, ni sur le couvent qu’elle y fonda, et où vint faire des retraites, plus tard, cette autre reine d'Angleterre exilée, Marie de Modène, la femme de Jacques IL. Elle légua au monastère, en souvenir d'elle et de son mari, une verge ou discipline dont Macaulay (Hist., chap. vi) raconte ainsi l'histoire :

A son avènement au trône, Le roi, déjà remarié, mais resté fidèle à sa maitresse Catherine Sedley, forma de bonnes résolutions, parla en public contre la licence du temps, annonça à la reine qu'il ne verrait plus jamais Mrs Sedley. Il manqua à ses promesses et alors eurent lieu des scènes curieuses. La reine pleura, et les courtisans, qui assistaient à ses repas, virent remporter les plats sans qu’elle y eût touché. Les larmes ruisselaient sur ses joues en présence des ministres et des ambassadeurs. Evelyn fut à deux de ces diners. « Laissez-moi me cacher dans un couvent, ditelle au roi. Vous êtes prêt à hasarder votre royaume pour l'amour de votre salut, et pourtant vous perdez votre salut pour l'amour de cette créature. » La reine, raconte Burnet, assembla dans son appartement tous les prètres qui avaient l'oreille de Jacques. Le roi fut appelé, et tous les Pèresse jetèrent à ses pieds pendant que la reine éclatait en plaintes (1). Jacques IT pendant quelque

(1) D'après Macaulay, le Père Pètre, jésuite se jeta seul aux genoux du roi.

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