ORAISON FUNÈBRE
Dans un article nécrologique qui eût pu attendre quelques années, celui qu'on nomme souvent le bon Jules Janin appelle Mme de Genlis : femme errante, muse à pied, amphibie, tricoteuse de romans,qu'on croyait morte depuis cent ans, mais qui râlait encore dans la boutique de Ladvocat. Il la nomme aussi : paradoxe en jupons, vieille femme prolixe, sempiternelle, vieille barbouillée de tabac, fantôme en robe feuille morte, pédante au doigt taché d'encre, etc.; et, dans un élan : « Fi! s’écria-t-il, l’abominable odeur de vieilleencre etde musc… Elle rendit dans un asthme suprême une âme éventée et un esprit de bois blane, »