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Ancien hôtel de la Fol
lorsqu'Antoine-Is l'Empire. Celui ham-Jacques Silvestr!
au Châtelet, mort en 1 le nom paternel sans y rien ajouter; la troisième s'appela Silvestre de Chanteloup, mme la deuxième branche était devenue Silvestre de Sacy. 11 paraît établi que celle-ci n'a jamais habité Passy.
ble fut acquis pour une cinquantaine de mille francs. Dans ses Chroniques de Passy, Quillet dit qu'on voyait encore en 1836, dans l'habitation, le mobilier qui avait servi à Mile de Romans, et que le riche propriétaire d'alors, M. Nicolas Deyeux, ancien pharmacien de l'Empereur, membre de l'Académie des Sciences (section de chimie), se
faisait un plaisir d'entendre et de conserver. Les jardins, déjà fort beaux du temps de Mlle de Romans avaient été bien agrandis et embellis depuis, grâce à l'acquisition d'un terrain voisin, ayant servi de carrière. Nicolas Deyeux avait su très heureusement tirer parti des accidents de terrain de cette ancienne carrière, qu'il avait fait recouvrir de terre végétale, et était arrivé à en faire une vallée en miniature. Il mourut estimé de tous, le 24 mai 1837, en son hôtel de Passy, qu’il habitait régulièrement depuis longtemps, dans la belle saison.
A partir de cette époque, l'hôtel eut des destinées diverses, et le fils de M. Deyeux, qui en avait hérité, ne le garda pas longtemps. Qui le croirait? Ce fut Jules Janin, le prince des critiques, qui en devint acquéreur, au prix de 80.000 ou 90.000 francs; mais comme cette acquisition était un peu lourde pour lui, ce fut son beau-père, M. Huet, qui en devint le propriétaire définitif. Jules Janin se plaisait beaucoup dans cette demeure, et, des maisons voisines, on le voyait souvent se promener dans son jardin, emmitouflé d’une large robe de chambre en molleton blanc, coiffé d’un simili bonnet de coton,ettoujours accompagné d’un gros mouton, blanc comme son maitre, qui ne le quittait jamais. Vers 1845, M. Huet loual’hôtel,qui devint alors établissement orthopédique sous la direction du docteur Tavernier. Ce dernier mourut en 1855. Vers 1868, la propriété fut acquise par le prince Paul de Démidoff, qui se proposait de la restaurer entièrement et rêvait d’en faire un séjour, disons plutôt un nid enchanteur, garni d'objets d’art de toute sorte, quand la mort de sa jeune femme bien-aimée vint arrêter tous ces beaux projets. Les pauvres de Passyse souviennent encore avec reconnaissance de l'immense calorifère que le prince avait fait établir à leur intention, à l'entrée de son hôtel, et où, librement, à toute heure, ils pouvaient venir se chauffer l'hiver, quand les froids étaient trop rigoureux. Enfin, peu de temps après, l'hôtel redevint maison de santé, puis fut pension de jeunes gens, dirigée en dernier lieu par des prêtres, sous le vocable de Saint-Charles. Il disparut défimtivement pour faire place à des maisons de rapport et, tout récemment, à une nouvelle petite rue qui a pris le nom de Claude Chahu, époux de Christine de Heurles, fondateurs tous deux de la paroisse de Passy et bienfaiteurs de l'Hôtel-Dieu de Paris.
Qu'il me soit permis, eu terminant, de remercier les personnes qui m'ont fourni de nouveaux détails sur l’histoire de cet hôtel: Mme Tavernier ; M. Talamon, son dernier propriétaire, qui a bien voulu me confier la seule photographie qui existe, pour en faire un dessin, ainsi que M. Château, membre de notre Société, qui m'a communiqué les notes qu'il avait sur la famille Silvestre.