DERNIERS JOURS ET MORT DE MADAME DE GEMUS
Miss Opie, qui passe à Paris, nous donne quelques détails sur les derniers jours de Mme de Genlis (\\ : < Nous allâmes voir la comtesse de Genlis; elle nous reçut amicalement. C'est vraiment une jolie vieille femme de 87 ans (2), très simple. Pas de smartness ni d'affectation. Elle reçoit beaucoup de monde... »
Quelques semaines après, le journal de Miss Opie porte (34 décembre) : « M. Moreau vint m'annoncer que la pauvre Mme de Genlis fut le matin trouvée morte dans son lit. » — 2 janvier : € J'allai voir la pauvre Mme de Genlis dans son oercueil, par bonheur j'arrivai trop Urd. Je fns présentée à quelques-uns de ses amis... Je promis d'aller à son enterrement. » Il eut lieu le 4 janvier. * J'allai avec les personnes en deuil assemblées
{lour les funérailles de la pauvre Mme de Genlis- ^ maréchal («érard me fut présenté. Le soir j'allai chez La Fayette comme d'habitude et fus présentée à beaucoup de monde. »
(1) P. 333 et siiiv. Mém,, Ollendorff, 1898,
ORAISON rCNÈBRE
Dans un article nécrologique qui eût pu attendre quelques années, celui qu*on nomme souvent le bon Jules Janin appelle Mme de Genlis : femme errante, muse à pied, amphibie, tricoteuse de romans,qu*on croyait morte depuis cent ans, mais qui râlait encore dans la boutique de Ladrocat. Il la nomme aussi : paradoxe en jupons, vieille femme prolixe, sempiternelle, vieille barbouillée de tabac, fantôme en robe feuille morte, pédante au doigt taché d'encre, etc. ; et, dans un élan : « Fi ! s'écria-t-il, Tabominable odeur de vieille encre etde musc... Elle rendit dans un asthme suprême une Ame éventée et un esprit de bois blani*. »