Tome IV. — Deux vues de Sainl-Cloud prises du pont
Dans le lexle, peu de choses nous intéressent ^ la longueur du Cours la Reyne, de la porte dacôte d(>s Tuileries à celle du cùt'é de Chanlot, était d& (Î7', toises ^i.3i3 mètres). I^ rond ou cercle qoisV rencontrait n'était pas au milieu, mais plus ran — proche de Chailiot. Devant Auteuil, la larçeor»!^ la Seine avait i5o toises (^92 mètres), celle du pel»*hras de la Seine entre la rive {^uche et l'exlï* mité orientale de l'Ile des Cygnes, ii4 P'^^^ ^ mètres). Entln la faîtière de fa chapelle deaBaoas Hommes mesurait a6 toises (5o mètres).
(Note de M. Chandebois).
ANNEXES 239
bnieiieat ao peu. Dans l'axe da porche, le mo- Un portail du xii*' siècle (4) araît été caché
PORTE DEHmEE EditlIedcQOIS^P Mitre
lot da chincelier d'Aeoesseaa rappelùt seul
meliëra d'autrefois {i).
droile de l'éclise et faisant pour ainsi dire
I >Tee «Ile u dressail le preshytère et à gauche
iasiM miirie (2).
ir u fond de rerdure se détachait le clocher
•, à couronne jtyramida le, qai était l'orgudl
Mrs vieille éflue (3).
(1) Ce m
rooȎ pai . . , . ... . . . .
laure, IlUloirt dai environ» de ParJji) conlenail lui
iiroaié par le roi, i|ui donoi
17S3. En 1703. ces lomiwii la cercueils de pliinili Furent
ouvert!!. LcB , ,„ „
du maire Benoit, furent reiiij<i dan<( u» cercueil ilo bois MUS le mODumeot que le gouverncmenl COD- Milaire fil réparer en Ion IX. Le* lieux inscrlp-
ILS s'^i.irt::rr, BniLLEnT. i>i.tp*FiAiH!'K>T: lil'bi^xgsi-
I! y H une autre Irncc du cimetière; c'est l'nppellotion de rue d« Prrcbampi purléu eticure Muiourd'hui par une des voies qui conduisent à l'église. Le chemin ou ruelle des Pcrobamps
au! eiisle avec ce nom sur les plus anciens plunH Auleiiil se nommait ainsi du lalln : Para Catnui (champs de l'égalité. — où tout le monde ustégol]. Ainsi, i Arles, cette promenade unique doa Xlyii- <Niniiu (JeivBelCampi); ainsi. dans plu sieum villes, le Cnainpde repos ou même simplement lo (%amp; ainsi, a Boulogne-sur Seine, la place du réalise a'aMielant, il y u un siècle, place du l'srebampuu
"(a) En i»;7, l'ancien presbytère ilail devenu In maifon dm pnuertt où fiaient logés Kmluilemi'nt quelques indigents ; et In mnirlu, lran»rén';e mu Boileau josquen 1860, avait été truiisrnrméu vu on poste de pompiers. Mais, en itku, la plui-c avait l'air de la grande place d'un véritable vil-
|3> Lors de la démolition, en 1877. df ni cloche- (4) Le cloclivr était un peu ulus «
tons. le baptistère et la statue de in Vieruc qui muntail à lu ^seconde moitié ilu ir
éult dans la laçade. furent Iransponég dans lu doule ù celte épaqu '- '
propriété CbardOD-Lagacbe. qui suivit l'an mille
noe fabrique de salpêtre et en6o no grenier à foorrage.
Quant aux travaux entrepris depuis le commencement de ce siècle, ils n*ont eu qu'un caractère d*utiiité pratique et ils ont été tellement éphémères qu'il est inutile d*en parler.
1^ l'** juillet 1877, la première pierre de la nouvelle église était posée (4).
On trouva dans les fouilles, jusque sous les fondations de Tancien clocher, des squelettes superposés qui prouvaient qu'avant le xi* siècle il y avait eu déjà un cimetière et par conséquent une chapelle en cet endroit.
Notre illustre confrère, M. Vaudremer, qui a construit la nouvelle église, me disait ce matin qu'il avait songé k conserver hors œuvre notre vieux clocher. Des différences de niveau et le mauvais état des constructions l'obligèrent k renoncer à ce projet ; mais il voulut, du moins, en garder comme un souvenir, et c'est ainsi que la nouvelle flèche, dans quelques-uns des détails de sa partie inférieure, rappelle notre vieille tour d'autrefois.
Au XVII* siècle, le voisin le plus rapproché de l'église, c'est Molière. Son passage k Âuteuil est resté légendaire parmi nous.
Quand il mourut, le 17 février 1673. à dix heures du soir, le curé de Saint- Eustache. sa paroisse de l^ris, refusa à ses restes mortels la sq»ulture ecclésiastioue. I«e '2(> lévrier, la veuve du grand comique adressait une requôle inutile à Tarchevèque de Paris. (Vest alors qu'accompagnée du ciré d'Auleuil. M. Ixiyseau, qui comptait pe«t-4^rf sur son titre d'aumùnier du roi, elle oMrvt à Versailles se jeter aux pieds de Louis XIV. MiIiieQmisemeot, le bon curé saisit l'occasion p>.)ur se jQStitier lui-même du soupçon de jansénîsae. Le roi le 6t tain^. pois il congédia brusquement les deux solliciteurs ; il écrivit toutefois à ranrheTèque. M^r deHarlay de ( hampvalloii. fiMiT le prier de tr\Ki\er un moyen terme. On se dectda a actxvMer aux irstes de Molière tin /ifii é^ irrrr^ nais le corps ne put passer par l'église. le^t février, an s*nr. le cenrueil, aocompjgne de deux eocWisiastiques. fut porte au cimetière Saint- JhMi^. rve Montmartre, ou deux cents personnes le >uivirvnt. chacun tenant à la main un flamt^vtc lî n*x eut aucun chant.
V K : ...... » li » r i '.;.:■ «*: •, o< ;.
1^ jour même, un aUroapement, animé rétentions hostiles, s'était formé sons les fenêtres k Molière et, pour le dissiper, il fallut jeter à h foule des pièces de monnaie.
Boilean, dans son épitre à Racine, a reiii immortelle l'intervention du earé d'Auteuil:
Avnnt qu'un peu de terre obleoue par Drière Pour jnmnis sous la tombe eût cnrenné Blolirre..
Le curé Loyseau, tout janséniste qu'il pennit être, n'en était pas moins adoré de la popabtiii et lorsque, en 1698, la Champmeslé, qai étal venue prendre l'air à .\ateail, dans la mim d'un maître à danser, s'y trouva subiteoMat «t gravement malade, ce fîit encore lui, bien vim, qui l'assista à ses derniers numients. Longteapi. elle avait refusé sa visite; enfin, elle renonça àh comédie et se montra très repentante de sa ik passée. Tous ces détails, Boilean les tenait du c«i d'Auteuil et il les transmettait à Racine qoi, toit entier alors aux doctrines de Port-Royal, ne s'ci montrait pas autrement touché, ni affecté.
Un autre voisin de l'église, le chancelier d'.^garsseau, se signalait k pen près à la même époqaepar son attitude dans la lutte religieuse qui neMcait de diviser la France. En 1713, ce fut d'Aoteail qu'il partit pour aller s'opposer, à VersaillM, à 1 enrc^trement de la bulle Vnigeniitu, Mme d'Aguessean lui avait dit: Mon ami, allex: oabliei devant le roi femme et enfants; ptfdex loat, hors l'honneur. » Et comme, en arrivant à li cour, le nonce Quirini lui disait: € Cest aiasi qu'on forge des armes contre Rome. — Noa, Monsieur, répondait d'Agnessean ; ce ne soatpas des armes, mais des boucliers. »
C'était l'époque aussi où le P. BoordaloQe venait souvent à Auteuil, cbex Boilean, avecieqnel. Migré une vieille amitié, il était sonveot en déiac-
COfJ(l).
Dans la seconde moitié du siècle dernier, relise d'Auteuil se restsentit de Tinfluence iiTélH gieuse des temps. Sans parler de Louis XV. qii. enfant, avait assisté plusieurs fuis aux offices de la paroisse et qui. presque vieillard, y était reveoa passer une partie de Tété de 1 764 . un souveair plus profane encore se rattache aox murs de la vieille église : le poète Colardeau. héte habitael des demoiselles de Verrières, a raconté quelles étaient ses distractions quand il les accompagnait à l'office:
Jo s.)i^ tK'« à pn>p«»$ porter une bougie. l*n-«><-nter un«- maio uu Men «tonner un tiras; J ,>«-oo'i:j*.ttnf .^ la mt'sse ei j'y rime tout l»as U't «'.tint ilu j'^nr le nmian uu la fie.
i>> ver>, faits i restise. existent encore et se
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Il farxSI Atoir êlii* aneenliv jAns^i^^f-
IUoin< . l.i^vTi^Aii, d'AiraesseAii. If* 0^
Mjiï* il ràebvle soo jansénisme par
* > y-^K ri à toutes no« gloires lîllêniirr«.
r> -u< |».«rti^kns«lrttiî>rs. t|u'il ne M^t^r-
rç^ irr ^n à lenùv^delacrvpledeSaint-
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HISTOIRE DU XVi* ARRONDISSEMENT
nachs royaux, impériaux et nationaux, et les renseignements donnés par M. l'abbé Caron, vicaire-général de rarchevéché, à M. Fernand de TË^lise, membre de la Société historique d*Attteoil-Passsy.)
Simon était curé vers 4^50.
LoisRAu (François), conseiller et aumônier du Roi. Curé en 1667, Tétait encore en i698.
Caruonnier (Pierre) tut curé jusqu'à 4723. Mourut en 1725.
PiOUKT (Jacques-Georges), de 4723 à 1761, date de sa mort.
Barré (Joseph), de 1761 à 1785.
Vaschaldk (Jean-André), de 1785 au 16 novembre 1793. Revint le 18 mai 1795.
Lkfkkvre-Laroche, sous le seul nom de Lefebvre, curé constitutionnel, du 46 novembre 4793 au 48 mai 4795.
Vaschalde (Jean-André), du 48 mai 4795 à
Lacr6le(K.-G.), de 4809 à 4832, époque oU il mourut du choléra, victime de son dévouement. Fut inhumé au cimetière dWuteuil.
De Fisii'at, de 4832 à 4835.
PuEx, de 4835 à 4845.
Le Gonidkc de Keruaniel (Pierre-Xavier), de 4845 au 44 février 4858, date de sa mort.
EiDKs, de 4858 à 4867.
C\TREUN, de 4867 à 4870. Devint curé de Saint- Philippe-du-Roule.
JoiRON, du 13 juin 4870 k mai 4872. Devint curé de Saint-Ferdinand-des-Temes.
Huco.^\\de mai 4872 à 4874.
LANAzoi\de 4874 i 4881 . Fit construire Téglise actuelle. Devint évèque de Limoges. Mort en 4883.
QrncARD. du 30 juin 4884 au 27 mai 4886, date de sa mort.
Depoutaillier (l^on), curé depuis le 14 août 18S6 (I).