‹ Histoire ecclésiastique [microform]Chapitre 1006 sur 2407 · XXXVII. Concile de Trêves · texte numérisé non relu

XXXVII. Concile de Trêves

L'archevêque Artaud se rendit à Trêves pour le con<:ile avec Guy, évêque de Soissons, Raoul de Laon et Yicfred de Térouanne. Ils trouvèrent le légat Marin qui les y attendoit avec Robert, archevtkjue de Trêves ; mais point d'èvêques de Lorraine ni de Germanie (1). Quand ils furent assemblés, le légat demanda aux évéques de France comment, depuis le concile d'Ingelheim, le comte de Paris s'étoit conduit à leur égard et à l'égard du roi Louis. Ils répondirent qu'il leur avoit encore fait beaucoup de maux et à leurs églises. Le légat demanda si on avoit rendu au comte ses lettres de citation. Artaud répondit qu'encore qu'il y en eût eu d'interceptées, il avoit été suffisamment appelé tant par lettres que de vive voix. On demanda s'il y avoit quelque député de sa part ; et comme il ne s'en trouva point, on ordonna d'attendre jusqu'au lendemain.

Le lendemain, il ne se trouva personne pour lui , et tous, tant les clercs que les seigneurs laïques , crioient qu'il le falloit excommunier ; mais les évéques donnèrent encore un délai de trois jours. On parla des évéques qui , étant appelés , n'étoient pas encore venus , et de ceux qui avoient eu part à l'ordination de l'archevêque Hugues. Guy de Soissons se prosterna devant le légat Marin et l'archevtKiue Artaud, se déclarant coupable ; mais les deux archevêques Robert et Artaud intercédèrent pour lui auprès du légat, et il fut absous. On trouva que Vicfred de Térouanne n'a voit point eu de part à cette ordination. Un prêtre député de Transmar, évêque de Noyon déclara qu'il n avoit pu venir à ce concile, parce qu'il étoit grièvement malade; et lesévtHjues de France qui étoient présents , en rendirent témoignage. Enfin , le troisième jour, sur les pressantes instances de Ludolfe, chapelain et député du roi Othon , Hugues , comte de Paris , fut excommunié (2), mais seulement jusqu'à ce qu'il vînt à résipiscence et quil fît satisfaction en présence du légat ou des évéques qu'il avoit offensés ; sinon il devoit aller à Rome demander son absolution. On excommunia aussi deux prétendus évéques ordonnés par l'archevêque Hugues, savoir, Tetbauld d'Amiens et Yves de Senlis. On excommunia un clerc de Ijïon accusé par son évêque d'avoir fait entrer dans l'église Tetbaud, excommunié. Le légat 3Iarin fit expédier des

Au de J.-C. yto. ]

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