‹ Histoire ecclésiastique [microform]Chapitre 1375 sur 2407 · XLIII. Concile de Gaule · texte numérisé non relu

XLIII. Concile de Gaule

La m^me année mil soixante , le pape Nicolas fit tenir deux conciles dans les Gaules par son légat Etienne, prêtre cardinal , le premier à Vienne , le lundi , dernier jour de janvier ; le second à Tours, le mercredi, premier de mars. Ce qui nous reste de ces conciles est mot pour mot la même chose , excepté la date et le nom de la ville et de l'église. Ce qui fait juger que les canons qui leur sont attribués n'étoient pas formés par délibération des évéques , mais que le légat les apportoit de Rome tout dressés (2). Il est dit qu'ils sont fiiits pour affermir l'état des églises ébranlées et presque ruinées par tout le monde , parliculièremcLt dans les Gaules.

Ces canons sont au nombre de dix, dont il ne reste que les trois premiers, sous le titre du concile de Vienne. Ils regardent principalement la simonie et l'incontinence des clercs, et ne font que renouveler ce qui a voit été tant de fois ordonné sur ce sujet et sur quelques autres points de discipline. Si un évéque confère par simonie quelque ministère ecclésiastique, ou la prébende , c'est-à-dire la pension qui y est attachée , il est permis au clergé de s'y opposer et d avoir recours aux évéques voisins, même, s'il est besoin, au saint-siége (3). Défense aux évéques d'aliéner les biens d'église à titre de bénéfice, c'est-à-dire de fief. A la fin du concile de Tours il est marqué que dix prélats , tant archevêques qu'évêques , y assistèrent, mais il ne paroît pas que Johon, prétendu archevêque de Dol, s'y soit trouvé, quoique le légat Etienne fy eût cité nommément.

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