Sup. I. LX, n. 6 ^5^ Sup. liv. LXll, ii
2) C. l,al. 0. iMalmesb. Derr. Urb to. x, Goiic. p.
c. 14., 2y, 30. 517. Marca de Priiu. n-
^3 Ikilhold. 5U, 60.
An de J.-C. 1095.]
Les suffragants de la métropole de Sens , qui étoient présents, déclarèrent qu'ils obéiroient au décret du concile , qui prononça de même touchant l'église de Rouen. Pour celle de Tours , il n'en étoit point question , parce que l'archevêque Raoul s'étoit déjà soumis. Le huitième jour du concile , l'archevêque de Lyon se plaignit que l'archevêque de Sens n'avoit pomt encore voulu reconnoître sa primatie, quoiqu'il l'en eût fait sommer par se« députés , Aganon, èvêque d'Autun, et Lambert d'Arras. C'est pourquoi le pape, du consentement de tout le concile, in terait à l'archevêque de Sens l'usage du pallium et l'obéissance de ses suffragants, jusau'à ce qu'il obéît luimême. 11 prononça de même contre l'archevêque de Rouen, qui étoit absent, s'il ne se soumetLoit dans trois mois. Quant à ses suffragants , qui étoient présents, Odon de Bayeux , Gilbert d'flvreux et Serlon de Sées , ils reçurent avec soumission le jugement du concile.
Le pape en Ut donc expédier une bulle adressée à Hugues , arclu^vêque de Lyon , où il lui confirme, à lui et à ses successeurs, la primatie sur quatre provinces, suivant le privilège dounèà Gébuin par Grégoire VII. Les quatre provinces sont celles de Lyon , de Rouen , de Tours et de Sens , et les contrevenants sont menacés d'excommunication. A ce jugement assistèrent douze archevêques, c'est-à-dire tous ceux qui étoient au concile, hors celui de Sens, quatre-vingts évêquesel plus de quatre-vingtdix abbés. La date est du premier de décembre mil quatre-vingt-quinze. La résistance particulière de l'archevêque de Sens pou voit être fondée sur ce qu'il se prètendoit lui-même primat , en vertu du privilège accordé à Ansgise, son prédécesseur, par le pape JeanVIlI (1 ), outre qu'il se trouvoit alors sous une autre domination que l'archevêque de Lyon , soumis à l'empire à cause du royaume de Bourgogne. Et cette raison lui étoit commune avec l'archevêque de Rouen, sujet du roi d'Angleterre. L'archevêque de Tours fut plus facile, peutêtre dans l'espérance de recouvrer sa juridiction sur les évéques de Bretagne. En effet, il 1 obtint au concile de Clermont ; et Guillaume, èvêque de Poitiers, qui y assistoit, en donna depuis une attestation, où il dit (2) : Que Raoul , archevêque de Tours, a voit proposé sa demande contre larchevêque de Dol , et que le pape, ayant attentivement considéré la denianae elles réponses, avoit condamné l'archevêque de Dol a être soumis à l'archevêque de Tours , et lui faire satisfaction pour la désobéissance passée.
Vers la fin du concile, c'est-à-dire le vingthuitième de novembre mil quatre-vingt-quinze, le pape fit lire publiquement la bulle du rétablisstîment de l'église d'Arras ; et à cette séance assistoient quatorze archevêques, deux cent