‹ Histoire ecclésiastique [microform]Chapitre 19 sur 2407 · XXI. Douzième session · texte numérisé non relu

XXI. Douzième session

La douzième session fut tenue deux jours après, savoir, le vingt-deuxième de mars. Quoique l'empereur fut absent, son siège y étoit, et des deux côtés les quatre magistrats qu'il avoit nommés. Il y avoit environ quatrevingts évêques , car le nombre en croissoit toujours ; mais il n'y avoit personne au nom du siège d'Antioche. Constantin, primicier des notaires du patriarche de Constantinople , dit :

AndeJ.-C.G81.]

Vous savez qu'à la dernière session l'empereur dit que Macaire lui avoit donné des papiers qu'il n'avoit pas encore lus, et qu'il vous envoyeroit; Jean, patric6 et quêteur, est à la porte chargé de quelques papiers (1). Mais avant que de le faire entrer, on fit lire à l'ordinaire les actes de la session précédente. Le quêteur Jean présenta deux papiers et deux livres , le tout scellé de cire , d'un sceau contenant le monogramme de l'empereur. Après quoi le concile le fit retirer, et ordonna la lecture de ces pièces (2).

On y trouva une copie de la lettre de Sergius , patriarche de Constantinople , à Cyrus, alors évêque de Phasis, que j'ai rapportée en son lieu (3). Les prétendus discours de Menas à Vigile, et de Vigile à Justinien et à Théodora , qui furent de nouveau rejetés. On lut ensuite la lettre de Sergius au pape Honorius, et la réponse d'Honorius (4). Pour vérifier ces copies le concile ordonna à George, gardechartes , d'aller quérir les registres et les autres pièces originales gardées dans le trésor des chartes patriarcales de Constantinople (5). Cependant le concile envoya à IMacaire les notaires qui écrivoient les actes avec trois évêques, savoir, Jean de Rége, Cxcorge de Cizique et Domitius de Prusiade , pour lui faire reconnoltrc ses écrits. Les trois évêques y allèrent accompagnés de Paul et Jean, secrétaires de l'empereur, et d' Agathon, lecteur et notaire du patriarche de Constantinople. Et, étant de retour, ils dirent : Suivant les ordres de votre grandeur et du concile , nous sommes allés à la maison patriarcale, et, étant entrés dans une chambre où est Macaire, nous lui avons demandé si ce soht ses ouvrages (6). Les ayant pris, ouverts et vérifiés, il a dit : Oui, assurément, ce sont mes ouvrages , je les reconnois. Nous lui avons montré de même les trois volumes , et le papier qui ont été lus aujourd'hui ; et , les ayant vérifiés , il a dit : Oui , je les reconnois ; je les présentai à l'empereur Tannée passée.

George le garde- chartes revint aussi apportant les livres et les registres (ju'il avoit pu trouver dans le trésor. Le lecteur Antiochus prit avec lui un registre de diverses lettres, et y vérifia celle de Sergius à Cyrus, qui se trouva conforme avec le livre de Macaire. On vérifia de même la lettre de Sergius au pape Uonorius. Puis George représenta l'original latin de la répcmse d'Honorius avec la traduction grecque. L'oriffinal fut vérifié par Jean, évckjue de Porto , l'un des légats romains , et tout se trouva conforme (7). Les magistrats demandèrent l'avis du concile sur ces lettres ; mais le concile remit à s'en expliquer dans la prochaine session.

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