‹ Histoire ecclésiastique [microform]Chapitre 1999 sur 2407 · LIVRE SOIXANTE-NEUVIÈME · texte numérisé non relu

LIVRE SOIXANTE-NEUVIÈME

(t) Otto. 1. Frid. c. 40, Monte. tU7.

42, H y 45. Helm. Chr. (2) Vite S. Guill. Rosch.

Slau. lib. I, c. 60,62. Chr. 6 april. Boll. tom. «, p.

Saxo. ann. 1148. Robe de 626.

neviève , et quand il y fut arrivé les officiers de l'église étendirent devant Tautel un drap de soie , oîi il se prosterna pour faire son oraison. Ensuite il entra dans la sacristie, et se revêtit pour la messe. Cependant les ofTiciers du pape prirent le drap du pied , disant qu'il leur appartenoit selon la coutume, de quoi les serviteurs des chanoines étant irrités, ils voulurent le leur arracher , et en tirant de part et d'autre ils le mirent en pièces , puis ils en vinrent aux coups de poing et de bâton. Le roi même , voulant apaiser le tumulte, fut frappé dans la foule.

Les officiers du pape vinrent se plaindre , lui montrant leurs habits déchirés et leiirs visages ensanglantés ; le pape en demanda justice au roi, et, comme d'ailleurs la vie de ces chanoines étoit peu régulière, le pape et le roi convinrent de donner la maiscm de Sainte-Geneviève à des moines noirs , c'est-à-dire de Clugny , laissant toutefois les prébendes aux anciens chanoines leur vie durant. Le roi, partant pour la croisade, laissa l'exécution de ce projet au pape et à l'abbé Suger , et on étoit prêta recevoir à Sainte-Geneviève huit moines de Saint- Martin-des-Champs, quand, à la prière des anciens chanoines , le pape changea d'avis, et leur permit d'y mettre des chanoines réguliers tirés de Saint-Victor : ce (lui fut exécuté par l'abbé Suger CI )• Odon , prieur de Saint- Victor, fut le premier abbé de Sainte-Geneviève depuis cette réforme.

Le roi Louis le jeune, avant que de partir pour la terre sainte, alla à Saint-Denis, selon la coutume, prendre congé des saints martyrs, et recevoir le bourdon de pèlerin , et 1 oriflamme (-2). 11 partit le samedi d après la Pentecôte, quatorzième de juin mil ( eut quarantesept , et prit la même roule que le roi Conrad, par l'Allemagne et la Hongrie ; mais ils ne marchoient pas ensemble , à cause de la grandeur de leurs armées, et de la diversité des nations dont elles étoient composées, qui pouvoit causer de la division. Ils avoienl chacun un légat du pape, avec le roi des Romains étoit i ht'otin. Allemand de nation , évêque de Porto; et, avec le roi de France, Guy de Florence, prêtre-cardinal du litre de Saint-Chrysogone.

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