XLVI. Guerre civile en Angleterre
Dès la mi-caréme , le jeune roi Henri III , soutenu par le roi de France , s'éloit élevé contre le roi , son père , avec ses deux frères , Richard et Geoffroy ; et la reine Aliénor, leur mère, étoit de la partie. Guillaume, roi d'Ecosse, le comte de Flandre, Philippe, son frère , Matthieu , comte de Boulogne , et Thibaud , comte de Champagne , entrèrent dans les intérêts du jeune Henri; et cette guerre civile , des enfants contre le père , fut regardée comme une punition divine du meurtre de saint Thomas de Cantorbéry. Elle dura jusqu'à l'automne de l'année suivante; et le roi Henri II, ainsi attaqué par ses enfants, écrivit une lettre au pape Alexandre' , où il dit : Je me jette à vos genoux pour vous de- BQander conseil. Le royaume d'Angleterre est de votre juridicti(m, et, quant au droit féodal, je ne relève que de >ous (1). Que l'Angleterre éprouve maintenant ce que peut le souvtTain pontife , et, puisqu'il n use point des armes matérielles , qu'il défende le patrimoine de saint Pierre par le glaive spirituel. C'est ainsi que Pierre de Èlois faisoit parler ce prince, pour lequel il comp^)sa cette h^llre.