V. Gloss. Cang
(3) Chr. Mois. Petavan.
(l) Ann. Loisel.
(i) Chr. Mois. an. 780.
(3) Ef2;inh. Sup. I. XLir, n. 43 Vita. S. Sturm.lo. 4.
Acta Ben. p. 370.
du pays sous la conduite de saint Sturme, qui s'appliqua à gagner ce peuple à Dieu; prenant son temps pour les exhorter à quitter leurs idoles , abattre leurs temples , et bâtir des églises.
Après qu'il en eut élevé en chaque pays , et qu'il eut instruit et baptisé plusieurs Saxons , travaillant pendant long-temps à leur conversion avec ses prêtres , arriva leur révolte de l'an sept cent soixante-dix-huit, où ils résolurent d'envoyer de leur armée un détachement d'hommes choisis pour brûler le monastère de Fulde, et tuer les moines (1). Le saint abbé , l'ayant appris , les en avertit , et leur conseilla d'emporter le corps de saint Boniface , et de se retirer à Hamelanbourg ; pour lui , il se sauva d'un autre côté. Les moines campoienl déjà hors du monastère depuis quatre jours autour des saintes reliques , quand ils apprirent que les Saxons , repousses par les François, s'étoient retirés chez eux. Ainsi ils retournèrent avec joie au monastère.
Le roi Charles , voulant affermir la foi dans le pays, obligea saint Sturme à demeurer quelque temps à Eresbourg , quoique infirme et cassé de vieillesse. Il revint au monastère accompagné d'un médecin du roi pour le soulager. Mais un breuvage qu'il lui donna augmenta tellement son mal, qu'il se vit à l'extrémité. Il fit sonner toutes les cloches et assembler toute la communauté , afin de prier pour lui ; et , après les avoir exhortés à persévérer dans l'observance régulière, il mourut l'an sept cent soixante-dix-neuf, le dix-septième de décembre et eut Baugulfe pour successeur (2). Sa vie fut écrite par saint Eigile, quatrième abbé du même monastère.