LIVRE QUARANTE-SIXIÈME
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Natolie, nonobstant la rigueur excessive de l'hiver, ot le fit enfermer dans le château nommé Massaléon.
L'abbé Thôophane étoit malade de la pierre, et ne vint apparemment à Constantinople qu'en huit cent seize (1). Macaire, abbé de Pélécile, étoit né à Constantinople, et senommi)it dans le monde Chrystophle. Il fit tant de miracles qu'on le nomma thaumaturge , et il guérit entre autres le palrice Paul et sa femme de maladies désespérées. Il fut diversement tourmenté par Léon l'Arménien pour la cause des images, et demeura en prison pendant le reste de son règne. On a une lettre à lui de saint Ttiéodore Sludite (2). Jean, abbé du monastère de Cathares, étoit de Décapote en Isaurie. Il vint au second concile de JNicée, avec celui qui l'instruisit dans les lettres, et qui, étant venu ensuite à Constantinople, fut abbé de Sainl-Dalmace. Jean fut ordonné prêtre et envoyé par l'empereur Nicéphore au monastère de Cathares, dont il fut abbé, et le gouverna pendant plus de dix ans. Il prédit à ses frères la persécution de Léon l'Arménien, les exhortant à demearer fermes dans la vénération des saintes images. En effet , l'empereur envoya des gens qui dispersèrent la communaut » , pillèrent le monastère , et emmenèrent l'abbé Jean à Constantinople chargé de chaînes. Etant présenté à l'empereur, il lui reprocha hardiment son impiété; TempfTeur le fit frapper de nerfs de bœuf sur les yeux et sur le visage, et trois mois après l'envoya au château de Pentadactylion, au pays de Lampe en Natolie, où il demeura un an et demi les fers aux pieds et dans une obscure prison.
Entre les laïques, on remarque le patrice Nicètas, parent de l'impératrice Irène, qui l'envoya au concile de Nicée pour y assister de sa part, et toutefois je ne trouve point son nom dans les actes. Il fut ensuite gouverneur de Sicile, où il prit grand soin des veuves et des orphelins (3). Etant revenu à Constantino pie, et, voyant lempereur Léon l'Arménien déclaré contre les images, il renonça à sa dignité et embrassa la vie monastique. L'empereur lai envoya dire qu'il brùlàt limage du sauveur, ou qu'il la lui envoyât, et, comme il le refusa, il l'envoya en exil, où il mourut après beaucoup de souffrances, i /église grecque honore sa mémoire le sixième d'octobre; et les louanges que lui donne saint Théodore Sludite, dans une lettre qu il lui écrit, sont un illustre témoignage de son mérite (4).