‹ Histoire ecclésiastique [microform]Chapitre 418 sur 2407 · XXV. Concile de Celchyr · texte numérisé non relu

XXV. Concile de Celchyr

En Angleterre , on tint un concile le vingtseptième de juillet de la même année huit cent seize, indiction neuvième, en un lieu nommé Celchyt (3). Vulfrède, archevêque de Cantorbéry, y présidoit, assisté de douze évéques de différentes provinces. Quénulfe , qui régnoit sur les Merciens depuis vingt ans , y étoit en personne avec plusieurs seigneurs , et il y avoit des abbés, des prêtres et des diacres. On y fit onze canons, et on ordonna entre autres choses que les églises seroient dédiées par l'évêque diocésain , avec aspersion de l'eau bénite et les autres cérémonies marquées dans le rituel ; ensuite l'eucharistie consacrée par l'évêque sera enfermée dans une boîte avec les reliques, et gardée dans la nouvelle église : s'il n'y a point de reliques, l'eucharistie suffira, comme étant le corps et le sang de Notre Seigneur Jésus-Christ. Il y aura quelque peinture , pour montrer à quel saint est dédiée l'église ou l'autel. L'évêque choisira les abbés et les abbesses du consentement de la communauté. On ne permettra aux Ecossois de faire aucune fonction ecclésiastique, parce que leur ordination est incertaine. Tout jugement , ou autre acte confirmé par le signe de la croix , sera inviolablement observé (4). On voit dans ce tempslà le même respect en Orient pour le signe de la croix dans les souscriptions : il étoit regardé comme une espèce de serment (5). Les abbés et

Cl) C. 9, 21, 10, 11, 20, (3) To. 7, Conc. p. 1484.

(2 j To. 7, Conc. p. 1437. (5) Eph. Steph. V. ad

Coinl. an 817, n. 139. Slyl. to. 8, Conc. p. 15:7.

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HISTOIRE DU CHRISTIANISME

les abbesses ne pourront aliéner aucun fonds que pour la vie d'un homme, et du consentement de la communauté; et les titres en demeureront au monastère. Quand un évèque sera mort, on donnera aux pauvres la dixième partie de son bien, soit en bétail, soit en autres espèces, et on affranchira tousses serfs, Anglois de nation. En chaque église on dira trente psaumes, chaque évèque et chaque abbé fera diresix cents psaumes et six-vingts messes, et affranchira trois serfs; et chaque moine ou clerc jeûnera un jour. Ainsi on joignoit l'aumône et le jeûne aux prières pour les morts. Quand les prêtres baptisent , ils ne répandront pas seulement l'eau sainte sur la tète des enfants (1 ) , mais ils les plongeront toujours dans le lavoir, suivant l'exemple du fils de Dieu, qui fut trois fois plongé dans le Jourdain. Ce canon fait voir que l'on commenroit dans les pays froids à introduire le baptême par infusion.

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