X. Ses autres écrits
(1) Sup. I. xin, n. 8.
\V Jbucho). p. loi)
(3) Viian ui.Combef.
»0. a,Auct.Bibl.p.855.
ToM« m.
(4) AJarl. II. 11 nov.
Menol. 11 iiov.
(.'>) Sup. liv. xfAF, n. 8.
Qper. iflit. p. 80, c. 7.
Les autres ouvrages de saint Théodore, suivant le dénombrement de Michel Studite etoient la petite et la grande catéchèse , un volume de panégyrique sur les principales fêtes de JNotre i^eigneur, sur la vierge et saint Jean-Baptiste, Ihistoire des premiers hommes jusqu a JNoe et ses enfants, en vers iambiques ; cinq livres de lettres, un traité dogmatique contre les iconoclastes , et des instructions à ses moines, en vers iambiques. Aous avons la petite catéchèse, qui est un recueil de cent trente-quatre conrérenccs faites à ses moines sur les têtes de toute l'année, et sur divers autres sujets de piélé (2). La grande catéchèse est
(1) n,Ep. 19. PP. Paris, to. 2 n 1280
(^- IN. 33, Auct. Clbl. KIcnch. oper ' ^' '
une instruction plus ample sur les devoirs de la vie monastique, qui n'est encore ni traduite ni imprimée. Mais ou a donné au public jusqu'à deux cent soixante-quinze de ses lettres , divisées en deux livres ; et il paroit que le recueil entier étoit de mille ou environ. Nous avons aussi plusieurs ouvrages contre les iconoclastes, et cent vingt-quatre épigrammes en vers iambiques. Les Grecs lui attribuent plusieurs de leurs chants ecclésiastiques.
Il parle toujours avec grand respect du concile de TruUe, le comptant pour partie du sixième concile général ce qui lui est commun avec tous les Grecs (1). Mais à l'égard du second concile de Nicée, il dit, dans la lettre à Arsène : Rome ne l'a pas reçu comme œcuménique , mais comme local , servant de remède au mal particulier qui régnoit ici. Car il n'y avoit point de légats des autres patriarches , ceux de Rome étoient venus pour un autre sujet que pour le concile ; c'est pourquoi Ton dit qu'ils furent déposés à leur retour , quoiqu'ils alléguassent qu'on leur avoit fait -violence. Les autres étoient bien venus d'Orient , mais attirés par les nôtres, non pas envoyés par les patriarches, qui n'en ont rien su , ou ne l'ont su qu'après, et n'eussent osé les envoyer de peur des Arabes. Les nôtres en usoient ainsi pour ramener plus facilement le peuple hérétique , en lui persuadant que c'étoit un concile œcuménique. Si Théodore parloit ainsi à Constantinople , on ne doit pas s'étonner que l'on eût peine en France à reconnoître l'autorité du second concile de JNicée : toutefois Théodore, lui-même le reconnut depuis pour œcuménique ; il lui en donne le titre en plusieurs de ses lettres, et dit qu il a été reçu par les cmq patriarches (2). Entin, racontant à Pierre, évéque de Nicée, sa réconciliation avec le patriarche JNicéphore, il dit : On avoit dit que je ne recevois pas Taraise , et que je nommois local le saint concile second de JNicée ; mais j'ai prouvé que je complois Taraise entre les saints pères, et que je reconnoissois le concile pour œcuménique , par écrit et de vive voix , quoique je puisse en avoir autrefois parlé autrement en quelque réponse ; ce qu'il ne faut plus maintenant rechercher ni rappeler, non plus que ce qui s'est alors passé, qui ne peut causer que du trouble sans aucune utilité.
XL Concile de Rome.
A Rome , le pape Eugène tint un concile dont le décret est daté du quinzième de novembre , la treizième année de Tempereur Louis (3), la dixieu.e de Lothaire, indiction quatrième , c'est-à-dire l an huit cent vingtsix. Soixante-deux évèques y assistèrent avec le pape, tous d'Italie et des provinces sou-
HISTOIRE DU CHRISTIANISME
t An de J. 'G. 820
(1; Aniirr. u , ti. 38, I.
Epist. 27.l,Ep.38.
(2) II, Ep. 163, 166, 172.
II, Ep. 127. Vita II. 120.
(3) To. 8, p. 103.
mises aux François. Le premier étoit Pétronax de Ravenne; il y avoit dix-huit pri^ très, six diacres et plusieurs autres clercs. Le diacre Théodore lut au nom du pape un jx'tit discx)urs pour servir de préface aux canons , encore étoit-il copié du concile de Grégoire II (i) : ce qui fait conjecturer qu'ils ne savoient plus ni parler sur-kM'hamp, ni rien c<)mposer d'original. On publia ensuite trentehuit canons, la pluprt pour la rélbrmation du clergé. Les prêtres ignorants seront avertis par l'évéque, et suspendus pour leur donner le temps de s'instruire, et, s'ils n'en profitent , ils pourront être déposés , le métropolitain en usera de même à proportion sur sessuffragants. Il falloitque l'ignorance fut grande en Italie; aussi ce même concile ordonne d'établir des écoles dans les évêchés, les paroisses et les autres lieux où elU^ sont nécessaires. On établira des cloîtres près l'église cathédrale, où les clercs vivront en comnum sous la conduite de supérieurs capables et dépendants de l'évéque (2). C'est l'exécution du concile d'Aix-la- Chapelle, touchant les chanoines. Les évêques ne mettront les curés que du consentement des habitants, et n'ordonneront des prêtres que pour un certain titre, afin qu'ils ne soient point obligés à demeurer dans des maisons séculières.
Les prêtres ne seront ni usuriers , ni chasseurs, ni oc upés au travail de la campagne, et ne paroitronl hors de leurs maisons qu'en habit sacerdotal, |)Our être toujours prêts aux fonctions ecclésiastiques , et n être pas exposés aux insultes des séculiers. La bonne antiquité ne défendoit point aux prêtres de travailler à la terre, comme on voit par saint Félix de Noie, tant Umé par saintPaulin(3). Peut-être que la domination des barbares avoit déjà avili ce travail dans l'opinion des hommes. Les évc'ques et les clercs auront des avocats qui poursuivront en justice leurs causes et celles de leurs églises, afin de n'être point détournés de leurs fonctions. Mais, pour le criminel , ils se défendront en personne. Les prêtres ne seront point obliges d'être témoins en justice s'ils ne sont témoins nécessaires. Les évêques ne pourront tourner à leur usage partie ulier les biens des paroisses et des autres lieux de piété , ni les charger d'exactions au delà des anciennes coutumes. Les prêtres ne refuseront les offrandes de personnT^. Apparemment qu ils le faisoient par animositè partie ulière (4)
Les fondateurs ont droit d'établir des prêtres dans les monastères ou les oratoires de leur fondation, mais du consentement de levêque, et ils demeureront en sa dépendance. Les abbés seront prêtres pour avoir plusd'autorilé ; les évtHiues corrigeront les moines qui n'en ont que l'habit , et leur feront observer
An dr, J.-C. 8ÎT.Î
leur règle (f); maison ne tiendra point dans les monastères ceux qui y ont été mis mr force sans l'avoir mérité par leurs crimes Quelques p(»rsonnes , principalement les femmes, passoi(»nt les jours de fête à se baigner chanter des chanscms déshonnêtes et dansi^r' On recommande aux prêtres d'empêcher œs abus.
XU. Mort d'Eugène II. Valentin, pape.
Le pape Eugène mourut l'année suivante liuil cent vingt-sept, le vingt-septième d'août! Apres quatre jours de vacance , on élut pape Valentin, et on l'ordonna le dimanche, premier de septembre (2). 11 étoit Romain, Ois de I lerre, et ayant été élevé dans le palais de J.Jilran , il lut ordonné sous-diacre par le pape Past'al , qui^ le prit a son service; ensuite il 1 ordonna diacre , et le pape Euçéne l'aima comme son lils, et l'avoit toujours auprès de lin. II eloit archidiacre quand il fut élu pape • mais II mourut le dixième d'octobre, n'avant rempli que pendant six semaines le saint-siéffe qui vaqua le reste de cette année. '