LIVRE QUARANTE-SEPTIÈME
Pépin, roi d'Aquitaine, et y avoit inséré cinq ehapilres de son traité de l'institution des laïques.
Le troisième livre commence par une lettre des évéques aux empereurs Louis et Lothaire, c^ron lesmeltuit toujours ens(»mble, où ils leur rendent (oniple de ce qu'ils on fait dans le concile , en exécution de leurs ordres. Nous avons, dis<'nt-ils, marqué par articles ce qui concerne la religion chrélienne, nos devoirs et notre correction , et ce dont les peuples doivent être avertis , et nous vous l'envoyons pour le lire et l'examiner.Dans le second livre, nous avons mis quelques articles nécessaires touchant vos devoirs, que nous avons résolu de vous présenter familièrement, comme des avertissements. Ensuite sont quelques articles extraits de ceux que nous avons dressés dans notre assemblée, et d'autres dont nous vous, demandons l'exécution. En effet, les vingt-S(n)t articles qui composent le troisième livre sont repétés du premier pour la plupart. Les sept
preraierssont ceux que les évêquesjugeoient les plus nécessaires, les dix autres, ceux dont ils demandent l'exécution à l'empereur. Ils y font mention de plusieurs superslitionsqui restoient du paganisme, magie, sortilèges, enchantements, devinations, explications de songes , maletices pour troubler l'air, envoyer de la grêle, ôter les fruits et le lait : ce qu'ils semblent croire possible (I).
Ils insistent sur la suppression des chapelles domestiques, même de celles du palais; la tenue des conciles, l'établissement des écoles publiques au moins en trois lieux de l'empire, la recherche des clercs fugitifs (2). Ils demandent le rélabliss(;menl de quelqu(»s évêchès anéantis par la soustraction de leurs biens , que l'on conserve les monastères donnés à des laïqu(»s, et qu'ils ne les laissent pas dépérir ; que les meurtres et les vengeances particulières soient réprimés. Enfin l'article le plus imporii\t\i est sur lesenln^prises des deux puissances. Le plus grand obstacle au bon ordre , disent les éyêques, est que depuis long-temps les princes s'ingèrent dans les affaires ecclésiastiques ; et que les évéques, partie par ignorance, partie par cupidité, s'occupent plus qu'ils ne devroienl des affaires temporelles.