TOMB
Ben. p. 406.
(3) Ann. Met. 829. Astron. Ann. Berlin. 830.
(4) Vita Valœ. c.j 10.
Asiroû.
témoignant être content de ce qui s'étoit passé et promettant de ne rien faire à l'avenir cme par leur conseil. Il conserva donc pendant tout cet ete le nom d'empereur, quoique Lothaire eut tout le pouvoir effectif. Mais , au mois d octobre de la même année huit cent trente on tint à Nimégue un parlement, où l'empe^ reur Louis , soutenu par les seigneurs de Gerî^i"u^ ' ^^^^^^ ^^" autorité. D'abord il exila 1 abbe Hilduin , qui étoit venu à l'assemblée accompagné de gens armés , contre sa délense. Il l'envoya en Saxe , où il demeura quelque temps dans la nouvelle Corbie. Vala , abbé de 1 ancienne Corbie, fut aussi exilé, car il etoit entré dans le parti des rebelles , persuade de tous les crimes que l'on imputoit à Judith et a Bernard , et que ce dernier en vouloit à la vie de l'empereur Louis. Il fut relègue prés du lac de Genève , et renfermé dans une caverne inaccessible. Là on lui envoya le moine Pascase, son confiaent, pour lui faire avouer qu'il étoit coupable ; mais Vala ne put jamais se résoudre à parler contre sa conscience. Car il n'a voit eu que des intentions droites, et avoit cru nécessaire, pour le bien de l'état, de s'opposer à la tyrannie de Bernard. 11 fut ensuite transféré à Noirmoutiers dans l'île Héro, et enfin renvoyé à son monastère de Corbie.
Jessé, évêque d'Amiens, qui s'étoit déclaré entre les chefs de la révolte, fut déposé à Nimègue par les évêques (1). Le jugement des autres coupables fut remis à un parlement qui se tiendroit au mois de février suivant. Ge^ pendant on jugea en celui-ci que Timpératrice Judith, injustement séparée de l'empereur Louis, lui seroit rendue suivant les canons et par l'autorité du pape Grégoire , qui apparemment avoit été consulté. Judith fut aussitôt mandée et revint auprès de Louis , à la charge de se présenter au prochain parlement pour se défendre des crimes dont on l'accuseroit; et jusque-là l'empereur ne lui rendit point les honneurs dus à sa dignité. Le parlement fut tenu à Aix-la-Chapelle, au mois de février huit cent trente-un , comme il avoit été convenu. Judith s'y présenta devant l'empereur et ses fils. Le peuple demanda si quelqu'un la voudroit accuser : personne ne parut, et elle se purgea par serment, suivant la loi des François de tout ce qu'on lui avoit imposé. On jiîgea'les coupables qui avoient été arrêtés à IN imègue et ils furent trouvés dignes de mort ; mais l'empereur leur donna la vie, et se contenta de les faire garder en divers lieux , les clercs dans les monastères : encore en rappela-t-il plusieurs dés la même année.