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alla donc lui-même tirer son corps de l'églisr de Saint-Théodore , et le rapporta à Constanlinople, dans l'église des Ap(>tres, où il l'ensevelit de ses propres mains le jour même de son exil, qui étoit le treizième de mars, quatre ans après le rétablissement des images, c'està-dire en huit cent quarante -six
Cependant il s'émeut un nouveau trouble à Constanlinople, qui pensa produire un schisme entre les catholiques (2). Le zèle ardent du patriarche Mèthodius pour éteindre l'hérésie des iconoclastes l'engageoit à ordonner quantité d évêques, afin de rétablir les églises ; il sembloit même être obligé à ceux qui rerevoient l'ordination , pourvu qu'il connût qu ils étoient auparavant catholiques. Quelques-uns le trompoient par le désir de l'épiscopat , car il s'en rapportoit à leur déclaration. 11 y eut des évêques et des abbés qui s'en plaignirent , et qui accusèrent le patriarche de ne pas assez examiner ceux à qui il imposoit les mains, principalement quand ilsavoient fait pénitence publique. Ils vouloient que l'on rejetât surtout ceux qui avoient été ordonnés par les iconoclastes ; et le patriarche vouloit les conserver , comme ayant plutôt erré sur la dis( ipline que sur le dogme. Saint Joannice appuya le sentiment du patriarche, et lui écrivit de ne rejeter que ceux qui avoient manifestement des opinions erronées. Oi avis l'emporta, soutenu de l'autorité de l'empiTeur; on déposa et on bannit les évêques et les abbés qui s'y opposèrent le plus, ce qui augmenta le schisme. En cette occasion, saint Joannice travailla puissamment à réunir les esprits, tant par ses discours que par ses lettres.